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Expositions : Rodin, la chair, le marbre, Gerhard Richter et Ellsworth Kelly

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir sur France Culture, La Dispute portera sur l’actualité des arts plastiques avec les critiques :

- Antoine Guillot

- Corinne Rondeau

- Sabine Gignoux de La Croix

A propos des expositions :

Panorama , de Gerhard Richter, au Centre Georges Pompidou jusqu'au 24 septembre.

Two Couples, 1966
Two Couples, 1966 Crédits : Gerhard Richter

Antoine Guillot : "J'ai eu des problèmes avec l'accrochage qui renvoie la peinture abstraite de Richter à quelque chose de décoratif. Après je suis extrêmement sensible à ces photos-peintures, ce travail sur le flou, sur le sfumato m'émeut beaucoup."

Arnaud Laporte : "A mon sens, l'exposition conserve les défauts du Centre Pompidou lui-même, à savoir une certaine froideur dans la mostration,et l'exiguité des espaces. Il y a des oeuvres que je trouve sublimes, d'autres affreuses, mais avant tout l'exposition montre bien à quel point Gerhard Richter est un chercheur inlassable de formes."

Corinne Rondeau : "Tout chez Richter vient avec le temps d'après, c'est toujours le travail sur une image ou sur l'histoire de l'art elle-même. Richter pose la quesiton : comment aujourd'hui faire de la peinture à travers les images qui font notre histoire de l'art ?"

Sabine Gignoux : "Je suis assez partagée. J'aime tout chez Richter donc je suis contente de pouvoir retrouver cette peinture dans toute sa diversité époustouflante. Mais cela n'aurait dû avoir lieu à Beaubourg, ces grands formats ont besoin d'espace et de lumière."

Rodin, la chair, le marbre , au Musée Rodin jusqu'au 3 mars 2013.

Rodin, la chair, le marbre.
Rodin, la chair, le marbre. Crédits : Rodin

Antoine Guillot : "Ca a été un moment de très grande émotion. C'est très beau, bien sûr. Il y a ce phénomène de surgissement du bloc de marbre, ce principe de ne donner qu'un aperçu qui donne des émotions très contrastées. La matière même du marbre est extrêmement troublante."

Arnaud Laporte : "C'est un vrai panorama."

Corinne Rondeau : "C'est vraiment une très très belle exposition. C'est très stimulant par rapport aux formes proposées et pose clairement la question du tailleur, puisque Rodin ne taillait jamais le marbre lui-même."

Sabine Gignoux : "La scénographie est très belle et l'évolution de Rodin très bien rendue, d'abord illusioniste puis beaucoup plus symboliste. A partir de 1900 on a vraiment l'impression que la forme s'auto-engendre."

Ellsworth Kelly, à la galerie Marian Goodman jusqu'au 13 juillet.

Curves on White, 2012
Curves on White, 2012 Crédits : Ellsworth Kelly

Antoine Guillot : "Je trouve ça assez beau, indubitablement. Mais cela ne me provoque absolument rien."

Corinne Rondeau : "C'est une grande exposition : quatre tableaux, quatre couleurs, quatre formes dont deux identiques. Ces quatre tableaux ensemble ont une puissance, une présence qui est... sidérante."

Sabine Gignoux : "Ce qui me fascine, c'est le sentiment de plénitude qui se dégage. Je pense que c'est parce qu'il travaille beaucoup sur la concentration de la forme."

Bien sûr la revue de presse arts plastiques du jour, par Antoine Guillot : "L'art en procès."

Et le coup de fil à Patrick Gyger à l'occasion de l'exposition Playgrounds au Lieu Unique de Nantes.

Coups de coeur :

Sabine Gignoux vous recommande l'ouvrage Dans Septembre, une peinture d'histoire de Gerhard Richter de Robert Storr (édition La difference)

Corinne Rondeau vous recommande l'exposition de Vera Lutter au carré d'Art de Nîmes.

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