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De gauche à droite : Catherine Millet, Yves Ravey, Jonathan Safran Foer

Littérature : "J'ai eu l'impression de lire un scénario"

56 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la littérature s'empare de la famille avec une histoire d'héritage d'Yves Ravey, un roman familial par Jonathan Safran Foer. Enfin, de la féminité avec l'essai "Aimer Lawrence" de Catherine Millet consacré à l'écrivain D. H. Lawrence.

De gauche à droite : Catherine Millet, Yves Ravey, Jonathan Safran Foer
De gauche à droite : Catherine Millet, Yves Ravey, Jonathan Safran Foer Crédits : Creative Commons

En raison d'un mouvement de grève, cette émission n'est pas disponible en podcast ou à la réécoute. Merci de bien vouloir nous en excuser.

Trois jours chez ma tante, Yves Ravey (Minuit)

Présentation de l'éditeur : Après vingt ans d’absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête. 

Elle lui fait savoir qu’elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter.
Une discussion s’engage entre eux et ça démarre très fort.

L'histoire n'est qu'un prétexte pour développer des personnages et leur rapport au temps, marqué par le passé. Jean-Christophe Brianchon

C'est un livre étouffant, d'autant plus que le personnage est antipathique. Elisabeth Franck-Dumas

Quand je lis Ravey, je pense à Chabrol et sa bourgeoisie turpide. Mais il y a un côté potache dans le déferlement des péripéties. 

Si j'avais été son éditeur, je lui aurais dit de travailler son texte six mois de plus. Florent Georgesco

Couverture du roman
Couverture du roman Crédits : Les éditions de Minuit

Me voici, Jonathan Safran Foer (L'Olivier)

Présentation de l'éditeur : « Sam sentit que tout allait exploser, mais il ignorait précisément quand et comment. »

À la veille de sa bar-mitsva, le fils de Jacob et Julia Bloch est soupçonné d’être l’auteur d’injures racistes, ce qui lui vaut son renvoi du lycée. Pendant ce temps, Julia trouve sur le téléphone de son mari une série de textos pornographiques.

On pense aux Scènes de la vie conjugale de Bergman revues par Philip Roth. À une fable délirante à la Mel Brooks. Ou aux deux à la fois. Car dans le monde de Jonathan Safran Foer, tout peut arriver, le meilleur comme le pire. Dans ce roman dont les dialogues crépitent comme des balles, on découvre que la grande et la petite histoire ne font qu’un. On passe ainsi sans crier gare du sacrifice d’Abraham à une théorie de la masturbation, d’un portrait d’Oliver Sacks à une analyse de la situation au Proche-Orient, de l’éloge du désir à la nostalgie du bonheur familial.

Brillant, féroce, déchirant, désopilant, Me voici est l’œuvre la plus aboutie d’un écrivain dont le talent ne connaît plus de limites.

Les dialogues m'ont gêné ; j'ai eu l'impression de lire un scénario. Arnaud Laporte

C'est un roman ambitieux et extrêmement drôle qui aborde de nombreux thèmes à travers une tragi-comédie familiale. Les scènes dialoguées sont hilarantes. Elisabeth Franck-Dumas

C'est un auteur dans la plénitude de ses moyens : il n'y a pas une page où il ne fait pas ce qu'il veut. 

Il n'a pas besoin de jouer l'énigmatique pour être profond. Florent Georgesco

Couverture du roman
Couverture du roman Crédits : L'Olivier

Aimer Lawrence, Catherine Millet (Flammarion)

Présentation de l'éditeur : « Il fallait bien qu'un jour je croise la route de Lady Chatterley. J'ai fait mieux, je suis tombée amoureuse de celui qui l'imagina, D. H. Lawrence, à cause de sa figure de mauvais coucheur, à cause de l'extraordinaire sensibilité de son "écriture androgyne" dont parlait Anaïs Nin. 

Pendant deux ans, je n'ai pas quitté cet amateur des grands espaces qui, lorsqu'il écrivait, ne s'est jamais encombré des barrières du surmoi. J'ai voulu faire redécouvrir cet auteur célèbre qui n'est plus assez lu, contemporain des suffragettes, et qui vécut entouré de femmes libres. Il avait compris qu'au vortex de leur émancipation et de leurs revendications se trouvait le plein accomplissement de leur jouissance sexuelle. »
- Catherine Millet

Elle raconte la découverte de la sexualité comme la découverte de la mer, de l'inconnu et l'émerveillement que cela pouvait susciter autrefois. Florent Georgesco

Quand elle tente de généraliser son propos à la société, elle échoue. Jean-Christophe Brianchon

Quand elle raconte la façon dont les corps éprouvent l'espace, c'est génial. Les deux auteurs se rejoignent dans leur course salutaire vers la liberté. Elisabeth Franck-Dumas

Couverture
Couverture Crédits : Flammarion

Interludes musicaux

  • L’héritage, Félix Leclerc
  • Statue of Liberty, Teddy Lasry
  • Lady Chatterley,  Jean-Claude Petit

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