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"Comme une version arty de la réunion de couture" © Finitude, "East Village Blues" ©Seuil, "Koba" © Baker Street

Littérature : Comme une version arty de la réunion de couture, "un guide de la routarde punk"

56 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute littéraire : "Comme une version arty de la réunion de couture" de Cookie Mueller (Finitude), "East Village Blues" de Chantal Thomas (Seuil) et "Koba" de Robert Litttell (Baker Street). Enfin, un coup de coeur de Lucile Commeaux pour "Glory Hole" de Frédéric Jaccaud.

"Comme une version arty de la réunion de couture" © Finitude, "East Village Blues" ©Seuil, "Koba" © Baker Street
"Comme une version arty de la réunion de couture" © Finitude, "East Village Blues" ©Seuil, "Koba" © Baker Street

"Comme une version arty de la réunion de couture" de Cookie Mueller (Finitude) 

"Comme une version arty de la réunion de couture" de Cookie Mueller © Finitude
"Comme une version arty de la réunion de couture" de Cookie Mueller © Finitude

Présentation de la maison d'édition : De la fin des années 60 à celle des années 80, cette déesse a mêlé son existence à celle de quelques simples mortels, quelques élus qui ont pour noms Nan Goldin, Jean-Michel Basquiat, Robert Mapplethorpe ou l’extraordinaire Divine.
Une déesse, ça sait tout faire, ça sait écrire. Conteuse géniale, elle nous a laissé en guise d’évangile une poignée de textes touchants et décalés. Plus que de simples souvenirs, ses récits sont avant tout de beaux morceaux de littérature, au style vivant et impeccable. Cookie écrivait comme elle a vécu, avec une liberté et une insouciance qui sont la marque d’une époque révolue, celle de la génération fauchée par le sida.

L'avis des critiques : 

Ce livre est un voyage qui est à la fois un manuel de style de vie et de style d'écriture. Il y a une liberté folle. Elle ne s'appesantit pas en littérature comme elle ne s'appesantit pas dans sa vie. Jean-Christophe Brianchon 

Ce livre est un voyage extrêmement savoureux et agréable. Il n'y a jamais ce côté plombé et plombant mais toujours une forme de légèreté. C'est une personnalité extrêmement attachante et une lecture tout à fait singulière. Elisabeth Philippe 

Un livre passionnant. Son style ressemble à sa vie. Cookie Mueller s'interdit l’appesantissement. François Angelier

"East Village Blues" de Chantal Thomas (Seuil) 

"East Village Blues" de Chantal Thomas © Seuil
"East Village Blues" de Chantal Thomas © Seuil

Présentation de la maison d'édition : Au milieu des années 1970, Chantal Thomas, qui vient juste de soutenir sa thèse, décide de partir. Loin. À New York, alors cité de tous les dangers. Elle s’installe chez une amie d’amie. Le désir circule, les fêtes s’enchaînent. Un puissant souffle d’aventure anime la ville.

Aujourd’hui, amenée à séjourner dans l’East Village pour un été, elle retrouve un quartier totalement changé. Seules quelques traces demeurent de la marginalité d’autrefois, des graffitis sur les rares immeubles non encore « réhabilités » et dont Allen S. Weiss, partenaire de ce livre, va extraire des images photographiques qui rappellent un temps révolu.

Car l’East Village était un lieu d’immigration et de bohème pauvre, inventive, où tout le monde se rêvait poète, où se rencontraient Allen Ginsberg, William Burroughs, Herbert Huncke, et les fantômes bien vivants d’Andy Warhol, de Lou Reed et du Velvet Underground.

L'avis des critiques : 

Chantal Thomas s'est rarement mise autant en avant. Il y a une grande sensualité, un rapport au corps inédit et qui rend la lecture très agréable. (...) Par ailleurs, New York est la ville dans laquelle s'épanouit sont désir d'écrire. Ce livre est la matrice de l'œuvre à venir de Chantal Thomas. Elisabeth Philippe

Je suis un peu mitigé. Le New York des années 1970 a déjà été largement documenté. C'est un livre charmant mais sur le sujet même, nous avons vu autre chose et peut-être mieux. François Angelier

C'est une auteure que j'aime beaucoup mais c'est ici une déception politique et intellectuelle. Dans son verbe, rien n'apparaît du scandale qu'est devenue cette ville, je trouve cela dommage. Cet aspect flâneur sur une ville aussi scandaleuse est dérangeant. Jean-Christophe Brianchon 

"Koba" de Robert Littell (Baker Street)

"Koba" de Robert Littell © Baker Street
"Koba" de Robert Littell © Baker Street

Résumé : Dans un immeuble de Moscou résident des fonctionnaires soviétiques mais aussi des orphelins qui se cachent du Commissariat du peuple aux affaires intérieures dans les couloirs et pièces dérobées des différents appartements. Un jour, Léon Rozental, un garçon de 12 ans, rencontre Koba, un officier important qui semble étrangement bien connaître les pensées et les actes de Staline.

L'avis des critiques :

Bien que nous ne soyons pas dans la grande finesse littéraire aussi bien dans la construction dramatique que dans l'écriture, j'ai aimé la tentative de Robert Littell de sentimentaliser cette guerre froide à travers Koba, ce personnage de vieillard. J'ai quand même eu un plaisir certain à lire ce livre. Jean-Christophe Brianchon 

Ce livre est totalement magnétisant, à la fois dans la manière de rendre le regard futé et acéré de l'enfant et de mettre en place le personnage de Koba, sorte de Staline historique et de fantôme de l'histoire. François Angelier

Un cours d'histoire russe mal déguisé en petite fable. Tous les épisodes archi connus de la vie de Staline sont déroulés de façon assez linéaire. C'est très fastidieux et laborieux. Elisabeth Philippe

LE COUP DE COEUR DE LUCILE COMMEAUX: "Glory Hole" de Frédéric Jaccaud (Les Arènes)

"Glory Hole" de Frédéric Jaccaud © Les Arènes
"Glory Hole" de Frédéric Jaccaud © Les Arènes

Présentation de la maison d'édition : C’est l’histoire de trois enfants, de leur promesse murmurée sous l’arbre d’un orphelinat de ne jamais se quitter. Mais les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien y croire. Treize ans plus tard, Jean découvre une photographie de Claire dans un magazine pornographique américain.
Le jeune homme veut la retrouver, et comprendre, à tout prix. Il entraîne Michel dans son obsession : direction Los Angeles, et ses anges déchus, où l’industrie du sexe prolifère. Pourquoi ne doutent-ils pas de la réalité de cette image corrompue ?

Il y a un écriture efficace, crue et lyrique, un romantisme sincère qui n'est jamais naïf (...) "Glory Hole" dépeint un univers ultra déprimant, anti-chic et donc forcément passionnant. Lucile Commeaux

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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