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En haut : Jacques Laurent (Photo: Ulf ANDERSEN/Gamma-Rapho via Getty Images) En bas : John Fante et Frédérique Berthet (Photo : Jacques Sassier / Gallimard)

Littérature : "C’est une littérature du désespoir guilleret"

56 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir La Dispute littéraire spéciale "livres de poche", l'occasion de relire "Daimler s'en va" de Frédéric Berthet, "Mon chien Stupide" de John Fante et "Une sacrée salade" de Jacques Laurent.

En haut : Jacques Laurent (Photo: Ulf ANDERSEN/Gamma-Rapho via Getty Images) En bas : John Fante et Frédérique Berthet (Photo : Jacques Sassier / Gallimard)
En haut : Jacques Laurent (Photo: Ulf ANDERSEN/Gamma-Rapho via Getty Images) En bas : John Fante et Frédérique Berthet (Photo : Jacques Sassier / Gallimard)

"Daimler s'en va" de Frédéric Berthet (La Table Ronde)

"Daimler s'en va" de Frédéric Berthet (La Table Ronde)
"Daimler s'en va" de Frédéric Berthet (La Table Ronde)

Présentation de la maison d'édition : Un détective privé dont les affaires ne marcheraient pas très fort : c’est ainsi que Frédéric Berthet présente le héros de Daimler s’en va. Un héros, ce Raphaël Daimler, dit Raph ? Plutôt un anti-héros. Il tombe amoureux, se fait larguer, consulte Uri Geller qui se propose de tordre une fourchette, puis un psy qui lui vole les photos de l’aimée. Perdant pied, Raph s’imagine en chien de garde, rêve qu’il est poursuivi par un oeuf au plat géant, se prend pour l’abbé Faria du Comte de Monte-Cristo. Puis Daimler s’en va. Apparaît son ami Bonneval, lecteur du Chasseur français qui reçoit des nouvelles de Raph : une longue lettre cocasse et posthume. Daimler s’en est allé pour considérer le monde, notre monde, d’un peu plus haut.

L'avis des critiques : 

C’est une littérature du désespoir guilleret. C’est un livre merveilleux qui laisse dans un drôle d’état, surexcitée et désespérée. Raphaëlle Leyris

Pour moi c’est une Berthet arrive, et c’est une belle découverte. Il y a une liberté de ton incroyable, on a l’impression d’âtre dans un film à la Chabrol. C’est à la fois très drôle et très triste sans jamais l’être totalement non plus ! Philippe Chevilley

Il renouvelle à chaque fragment la manière de dire le désespoir avec une telle inventivité. C’est un livre émouvant et extraordinaire, il y a une telle puissance dans les possibles de l’auteur qui est déchirante. Avec la forme fragmentaire, Berthet trouve sa forme parfaite, mais il a également l’art du dialogue et celui du détour : il trouve toujours des biais pour raconter les choses, c’est extraordinaire. Florent Georgesco

"Mon chien Stupide" de John Fante (10-18)

"Mon chien stupide" de John Fante (10-18)
"Mon chien stupide" de John Fante (10-18)

Présentation de la maison d'édition : Un grand roman de John Fante, débordant de compassion et d'acide lucidité.Un énorme chien à tête d'ours, obsédé et très mal élevé, débarque un soir dans la famille en crise d'Henry J. Molise, auteur quinquagénaire raté et désabusé. Dans leur coquette banlieue californienne de Point Dume, ce monstre attachant s'apprête à semer un innommable chaos.
Un joyau d'humour loufoque et de provocation tapageuse.

Édition de poche collector avec couverture à rabats

L'avis des critiques :

Ce roman est une madeleine de Proust pour moi. Fante passe de l’humour le plus noir à un désespoir qui met les larmes aux yeux. Après avoir lu ce roman on a envie de relire tous les autres ! Philippe Chevilley

C’est une fin extraordinaires, la dernière phrase de ce livre éclaire tout d’une manière fascinante. Ce chien est un personnage passionnant, c’est l’un des plus beau portrait de chien que j’ai lu finalement ! Fante a autre chose à faire que de belles phrases, le style est dans le rythme et la composition chez lui. Florent Georgesco

En relisant ce livre, on comprend davantage de chose sur la place attribuée à la défaite. J’ai retrouvé ce livre extraordinaire de simplicité, de psychologie, de complicité et d’humour ! Raphaëlle Leyris

"Une sacrée salade" de Jacques Laurent (La Table Ronde)

"Une sacrée salade" de Jacques Laurent (La Table Ronde)
"Une sacrée salade" de Jacques Laurent (La Table Ronde)

Présentation par Jérôme Leroy : « Années 50. Claude-Andrée-Pénélope Racan, dite Peny, a vingt-deux ans. Elle est montée à Paris depuis Besançon, elle a entamé des études de droit qu’elle a abandonnées. Pourquoi cette jeune fille de bonne famille se retrouve-t-elle dans le bureau 353 du Quai des Orfèvres, par un jour lumineux de printemps, face à l’inspecteur principal adjoint Forbin ? Vol à l’étalage ? Drogue ? Même pas. Pour un avortement. Comme nous sommes dans un roman noir, la question n’est pas de savoir si Peny a avorté, le lecteur en est certain dès le début et sait que ça ne se terminera pas bien pour la jeune fille. Non, la question est de savoir si elle avouera le temps d’un interrogatoire qui a tout d’un duel. » 

L'avis des critiques :

Jacques Laurent est un très grand écrivain, je saute sur l’occasion d’en parler car c’est trop rarement le cas. Je recommande la lecture de "Caroline chérie". Florent Georgesco

Ce livre est assez étonnant, c’est le contraire d’un livre d’anticipation, presque de rétroaction, c’est saisissant. Il y a un côté livre manifeste qui est passionnant. Philippe Chevilley

Vos commentaires :

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

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