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A gauche : Aharon Appelfeld. A droite de haut en bas : Pierre Sautreuil et Zakhar Prilepine

Littérature : Emission spéciale en direct du Salon Livre Paris

54 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute sera en direct du Salon Livre Paris ! A notre sommaire : "L'Archipel des Solovki" de l'auteur russe présent sur le salon Zakhar Prilepine, ainsi que "Des jours d’une stupéfiante clarté" d'Aharon Appelfeld et "Les Guerres perdues de Youri Beliaev" de Pierre Sautreuil.

A gauche : Aharon Appelfeld. A droite de haut en bas : Pierre Sautreuil et Zakhar Prilepine
A gauche : Aharon Appelfeld. A droite de haut en bas : Pierre Sautreuil et Zakhar Prilepine

"L'Archipel des Solovki" de Zakhar Prilepine (Actes Sud) 

Couverture de "L'Archipel des Solovki" de Zakhar Prilepine (Actes Sud)
Couverture de "L'Archipel des Solovki" de Zakhar Prilepine (Actes Sud)

Traduit du russe par : Joëlle Dublanchet

Présentation de la maison d'édition  : Zakhar Prilepine ose et assume le romanesque pour racon­ter les Solovki – premier camp du régime soviétique, à cent soixante kilomètres du pôle Nord. Créé quelques années après la révolution d’Octobre, il a été installé presque symbolique­ment dans un haut lieu monastique.
Sans craindre les scènes de genre, les discussions métaphy­siques, la folie meurtrière, Prilepine réussit à nous faire croire à l’histoire d’amour d’un détenu et de sa “gardienne” tout en maîtrisant brillamment, sans jamais être pris en défaut quant à l’exactitude historique – il a lu Soljénitsyne –, une narration riche d’une foule de personnages.
Artiom, jeune homme parricide (allusion assumée aux Frères Karamazov) déporté aux Solovki, se retrouve ainsi immergé au milieu d’une population, haute en couleur, de droits-com­muns, de politiques, de membres du clergé, d’officiers de l’Ar­mée blanche, de soldats de l’Armée rouge, de tchékistes...
Une tentative d’assassinat perpétrée sur la personne du chef du camp va bouleverser de fond en comble le destin de tous les protagonistes. L’ordre sera rétabli, le vrai Goulag pourra commencer avec son cortège d’horreurs.
Dans une langue dense, tenue, charnelle, Zakhar Prilepine, l’écrivain le plus populaire actuellement dans son pays, fixe ce moment nodal où tout va basculer pour faire de la Russie l’enfer d’une autre planète.
Un roman russe, très souvent dostoïevskien, un grand livre !

Ce n'est pas seulement un livre ample par le nombre de ses pages, mais c'est un roman qui a un vrai souffle. La structure et l'efficacité du récit sont époustouflantes ! Lucile Commeaux

C'est un livre extrêmement prégnant et d'un grand intêret historique. Florent Georgesco

Il y a une grande efficacité, ce livre m'a happé alors qu'il ne brille pas par son style. Arnaud Laporte

"Des jours d’une stupéfiante clarté" d'Aharon Appelfeld (Editions de l'Olivier)

Couverture du livre "Des jours d'une stupéfiante clarté" d'Aharon Appelfeld (Editions de l'Olivier)
Couverture du livre "Des jours d'une stupéfiante clarté" d'Aharon Appelfeld (Editions de l'Olivier)

Traduit de l’hébreu par Valérie Zenatti

Présentation de la maison d'édition : Theo Kornfeld a vingt ans lorsqu’il quitte le camp de concentration que ses gardiens viennent d’abandonner à l’approche des Russes. Il n’a qu’un seul but : retrouver la maison familiale. Errant sur les chemins, blessés au plus profond d’eux-mêmes, les déportés qu’il croise lui rappellent l’horreur à laquelle il a survécu, tandis que d’autres figures émergent de son passé. Celle de sa mère, Yetti, une femme à la beauté exceptionnelle, au caractère fantasque, qui aimait les églises, les monastères et l’œuvre de Bach. Celle de Martin, un père trop discret que Theo va apprendre à mieux connaître.

Des jours d’une stupéfiante clarté raconte son voyage à travers les paysages d’Europe centrale baignés de lumière. Chaque rencontre suscite en lui d’innombrables questions. Comment vivre après la catastrophe ? Comment concilier passé et présent, solitude et solidarité ? Comment retrouver sa part d’humanité ?

Par-delà le fracas de l’Histoire, ce livre admirable est le récit d’une résurrection.

C'est un texte qui a une aura de conte, qui baigne dans une lumière irréelle, qui se rapproche plus que jamais de ce que ça a été de se reconstruire juste après. Raphaëlle Leyris

Ce qui est très beau est que tout y devient très abstrait. Le récit du retour des camps et les hallucinations se mêlent pour former cette stupéfiante clarté. Lucile Commeaux

Il y a un sens de la bonté qui est vraiment bouleversant. Florent Georgesco

"Les Guerres perdues de Youri Beliaev" de Pierre Sautreuil (Grasset)

Couverture du livre "Les guerres perdues de Youri Beliaev" de Pierre Sautreuil (Grasset)
Couverture du livre "Les guerres perdues de Youri Beliaev" de Pierre Sautreuil (Grasset)

Présentation de l'éditeur : Youri Beliaev  : élu député du Soviet de Leningrad en 1990 sur une liste nationaliste. Marié, deux fils, dont un mort brutalement. Surnoms : Papa Muller, le Chat,  le Petit bonhomme en pain d’épice... Admirateur de Benito Mussolini et, «  avec des réserves  », d’Adolf Hitler. Supporter du Zénith Saint-Pétersbourg, il aime les films soviétiques, les animaux et la lutte gréco-romaine.

Le CV de Youri Beliaev n’avait rien d’attirant. Il intrigue pourtant Pierre Sautreuil, pigiste de 21 ans tout juste débarqué en Ukraine pour y couvrir la guerre du Donbass. Ancien flic devenu mafieux, millionnaire déchu, chef de parti d’extrême droite,   vétéran du conflit yougoslave soupçonné d’avoir tué 64 Bosniaques et tenté d’assassiner Eltsine, fugitif recherché en Russie, Youri Beliaev a décidé, à 58 ans, de se mettre au vert sur le front de Lougansk. Drôle d’endroit pour se planquer...

Lorsque Pierre le rencontre, il ne voit qu’un vieil homme un peu fatigué, bras droit du commandant «  Batman  »,  un seigneur de guerre qui cherche à se tailler une part du gâteau ukrainien. Mais très vite, entre l’apprenti reporter et le mercenaire sur le retour, se noue un lien fait de confessions troubles, d’une affection tangible et d’une certaine fascination. Tandis que les obus dévastent la steppe glacée, Pierre découvre et partage l’histoire rocambolesque d’un homme prêt à tout, jusqu’à l’innommable, pour rendre à la Russie sa gloire d’antan et assouvir ses ambitions. Au fil des pages, Youri disparait, Youri se cache, Youri échappe à un attentat, fait de la prison, s’échappe... Et Pierre le poursuit, s’inquiète, tente de comprendre. Salopard, fasciste, criminel de guerre néonazi, ou rebelle dans une société russe dont toutes les portes sont fermées  ? «  T’as le droit de pas aimer ce qu’il a à vendre, mais au moins, lui, il se bat  », dit à Pierre un des derniers copains de Youri.

A travers le portrait d’un homme, le récit romanesque d’une amitié improbable, et une traversée épique, burlesque et terrible, du Donbass à Moscou, de la Bosnie à la Tchétchénie, Les guerres perdues de Youri Beliaev   nous fait découvrir une Russie qui ne s’est jamais remise de la chute du Bloc soviétique. Exaltant et totalement original.

J'avais envie de parler de ce livre pour deux raisons : il informe sur la structure de l'impérialisme et du nationalisme russe, et c'est un livre vraiment puissant au niveau de l'écriture. Florent Georgesco

Pierre Sautreuil a beaucoup de talent mais le découpage du texte lui enlève du souffle. En revanche je suis impressionnée par sa maturité d'auteur et son courage. Raphaëlle Leyris

J'entends l'intérêt documentaire, mais cela ne rattrape pas la mise en scène de lui-même et de sa relation avec Youri Beliaev. Et son écriture a quelque chose d'un peu masculiniste et rance. Lucile Commeaux

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Programmation musicale : 

Forgotten dreams - Eric Caissy 

♫ C'est ma patrie - Vika Tsyganova

La Passion selon Saint Matthieu - Philharmonie de New-York

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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