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Littérature: Heureux les heureux et Le roman du mariage

59 min
À retrouver dans l'émission

C’est littérature ce soir avec les critiques suivants :

  • Raphaël Sorin (Libération)

  • Étienne de Montéty (Le Figaro)

  • Emily Barnett (Les Inrocks)

Sur les livres suivants :

- Heureux les heureux , Yasmina Reza (Flammarion) Raphaël Sorin:

Je déteste ce livre. Je la trouve réactionnaire. C’est une image déplorable de la société telle que la voit Yasmina Reza. C’est un auteur sur-évalué. On est pris dans un flot de banalités et de médiocrités.

Étienne de Montéty: Elle a gardé son talent de metteur en scène, à travers l’écriture. Il y a une forme de virtuosité, tout à fait épatante. Il y a une oreille incroyable et contemporaine chez Yasmina Reza. Cela rend le livre très réussi.

Emily Barnett:

Certains chapitres sont très émouvants. Je n’ai cessé de me dire : Qu’est ce que c’est bien vu, malin et efficace ! Peu de zones d’ombres ne sont pas explorées.

Ma réserve se porte sur l’écriture et le style. Sa phrase est trop relâchée, sans grande tenue. Il n’y a pas de transcendance, ni de verticalité.

Mais, elle sait nous saisir avec ses contrastes.

- La roman du mariage , Jeffrey Eugenides (Olivier) Raphaël Sorin:

Il a beaucoup travaillé. Ce qui est formidable c'est qu'on le lit sans s’ennuyer. Il a l’air d’être classique alors que pas du tout. C’est écrit de façon très habile et très passionnante. Chapeau ! C’est un vrai romancier américain.

Étienne de Montéty:

Il met en scène un roman qui pourrait s’appeler : « Fragment d’un discours amoureux ». Il explore cet état amoureux, tous les états et toutes les sexualités.

Il y a quelques longueurs. Il s’autorise cette durée dans le temps.

Il y a un humour, une virtuosité, une drôlerie et une richesse extraordinaire.

C'est du Roland Barthes appliqué.

Emily Barnett:

Les américains savent écrire un certain type de roman.

Mais je suis surprise qu’on se réjouisse en France pour ce roman qui se replie sur des valeurs ultra traditionnelles. Je n’ai pas le sentiment que de nouveaux champs soient explorés.

Il y a de l’amplitude et de la flamboyance. C’est un grand roman fleuve.

Les coups de cœurs :

Emily Barnett:

- Si tout n'a pas péri avec mon innocence , Emmanuelle Bayamak-Ram (POL) C'est son neuvième roman. Je découvre cet auteur.

J’ai été absolument emportée par ce roman qui est à la fois drôle, dérangeant et émouvant. La bizarrerie de ce livre est évidente dès le début.

Il se trouve entre la tragédie et le huit-clos tordu. C’est un roman d’apprentissage au sens le moins consensuel du terme, très belliqueux et renversant.

Etienne de Montéty:

- Nouilles froides à Pyongyang: récit de voyage, Jean-Luc Coatalem (Grasset) C’est un grand reporter. En marge de ses voyages, il garde toujours de la place pour ses livres. Il voyage différement pour ses lecteurs. Il propose un registre plus drôle et plus décalé. Dans ce récit, il se fait passer pour quelqu’un d’autre en Corée du Nord. Il a un art réjouissant des surprises et de l’inattendu.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d’Antoine Guillot: "Flux et reflux de la censure"

Et le coup de fil de Seham Boutata passé à Adrien Bosc , rédacteur en chef de la revue Feuilleton (qui sort son 6ème numéro le 10 janvier 2013) ainsi que la revue Desports , qui publie son 1er numéro le 24 janvier 2013.

Pastille introductive : Pierre MOUSSELINE

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