LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Isaac Bashevis Singer en 1984. (N. Rica Schiff - Getty Images) / La muse Fanny Zaessinger vers 1877-1958. (Caroline Andrieu) / Hans Marten van den Brink (Photo : Annaleen Louwes)

Littérature : "C'est plus une littérature au service du récit que de la forme"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir la Dispute se consacre à la littérature. A notre programme "Keila la rouge" roman inédit d'Isaac Bashevis Singer, "Poids et mesures" de H. M. van den Brink et la biographie consacrée à Fanny Zaessinger par Sylvain-Christian David.

Isaac Bashevis Singer en 1984. (N. Rica Schiff - Getty Images) / La muse Fanny Zaessinger vers 1877-1958. (Caroline Andrieu) / Hans Marten van den Brink (Photo : Annaleen Louwes)
Isaac Bashevis Singer en 1984. (N. Rica Schiff - Getty Images) / La muse Fanny Zaessinger vers 1877-1958. (Caroline Andrieu) / Hans Marten van den Brink (Photo : Annaleen Louwes)

"Keila la rouge" d'Isaac Bashevis Singer (Stock)

Keila la rouge d'Isaac Bashevis Singer (Stock)
Keila la rouge d'Isaac Bashevis Singer (Stock)

Traduit de l’anglais (États-Unis) par : Marie-Pierre Bay et Nicolas Castelnau-Bay

Présentation de l'éditeur :
« À trente-deux ans, Yarmi comptait déjà quatre séjours à la prison de Pawiak pour vol – sa spécialité étant de forcer les serrures. Il avait aussi été arrêté plusieurs fois pour traite des blanches. À vingt-neuf ans, Keila la Rouge s’était successivement distinguée dans trois bordels, un rue Krochmalna, un rue Smocza et un rue Tomkes. »
Dans ce grand roman inédit, le conteur malicieux de la rue Krochmalna, le magicien des synagogues et des bordels, ressuscite le monde disparu de la culture yiddish, un monde de couleurs vives qui devint après la guerre un monde gris de cendres.

La langue ne sauve personne mais on sauve une langue. C’est un auteur qui incarne la littérature de langue yiddish, et la résurrection de cette langue est l’élan fondamental de Singer. Florent Georgesco

Je ne suis pas emballé par ce livre, mais il peut être intéressant une fois replacé dans son contexte de publication par Isaac Bashevis Singer. C'est plus une littérature au service du récit que de la forme. Jean-Christophe Brianchon

C’est à la fois très joyeux et toujours sinistre, tranchant. Il y a des questionnements sur le monde remplis de la fraîcheur de la jeunesse et tout cela dans la forme d’un feuilleton. Philippe Chevilley

"Fanny - Histoire de Fanny Zaessinger, qui disparut" de Sylvain-Christian David (Editions du Sandre)

Fanny. Histoire de Fanny Zaessinger, qui disparut de Sylvain-Christian David  (Editions du Sandre)
Fanny. Histoire de Fanny Zaessinger, qui disparut de Sylvain-Christian David (Editions du Sandre)

Présentation de l'éditeur :
Figure juvénile de Montmartre au temps du Chat Noir, elle fut modèle du peintre Léandre, actrice au Théâtre de l’Œuvre, apparition magnétique dans le milieu littéraire symboliste. Pour tous, elle était « la petite Fanny ». Ses amis ? Jarry, Valéry, Tinan, Fargue, Gide et tant d’autres l’évoquèrent, s’en inspirèrent souvent. Elle disparut en 1898. C’est au terme d’un travail exceptionnel à travers la presse de l’époque, les archives, les œuvres, les romans à clé et des correspondances parfois inédites que l’auteur est parvenu à retracer l’histoire de cette Muse du Paris fin-de-siècle. Enquête qui nous mène vers l’inimaginable. La trace de Fanny se perdait à l’étranger. Première à réciter Rimbaud, elle avait fini, croyait-on, dans un harem d’Orient. Le destin de celle qui quitta Paris à l’âge de vingt et un ans est ici raconté. Jusqu’au versant obscur de sa vie. Au cœur du Troisième Reich. Une beauté incroyable. Une histoire incroyable. Fanny Zaessinger, qui disparut. Au fait, qu’est-elle devenue ?
Sylvain-Christian David a cofondé, avec Jean-Jacques Lefrère et François Caradec, les Cahiers Lautréamont. Voué aux secrets poétiques, il est essayiste et biographe.

Dans une première partie, on est saisi dans un thriller historique puis dans une description du Paris de l’époque, et petit à petit la figure de Fanny s’impose et le livre s’emploie alors à définir ce qu’est une muse... Philippe Chevilley

Sylvain-Christian David parvient réellement à faire de la littérature en retraçant la biographie de cette jeune Fanny, il croit en la littérature pour exhumer des vies et des sentiments. jean-Christophe Brianchon

Ce livre a mille intérêts, mais une des choses formidables est ce rassemblement minutieux presque maniaque de tous ces éléments sur Fanny par Sylvain-Christian David. Florent Georgesco

"Poids et mesures" de H. M. van den Brink (Gallimard)

Poids et mesures de H.M. van den Brink  (Gallimard)
Poids et mesures de H.M. van den Brink (Gallimard)

Traduit du néerlandais par : Danielle Losman

Présentation de l'éditeur :
Depuis ce matin froid de janvier 1961 où ils ont commencé à travailler ensemble au Service des Poids et Mesures, Karl Dijk et le narrateur sont restés collègues. Pendant quarante-cinq ans ils ont partagé un bureau, arpenté le pays, contrôlé commerces et institutions pour s'assurer que les balances et les poids étaient conformes au «Grand K», l’étalon standard établi à la fin du dix-huitième siècle.
Au gré de ses souvenirs de l’inflexible Dijk, le narrateur évoque les grandes transformations qui ont marqué leur vie et la façon dont chacun d’eux y a réagi. Car si un kilo demeure un kilo, l’équité, l’honnêteté et l’intégrité d’un homme semblent, elles, bien plus difficiles à mesurer.
Poids et mesures nous offre le portrait sensible d’une époque révolue – celle du boucher de village et des petits étals des marchés, quand la parole du patron avait force de loi. Dans un roman traversé par la question de l’immuable, H. M. van den Brink évoque de façon profondément émouvante les changements que la modernité impose et l’intransigeance du temps qui passe.

Les premières pages m’ont tout de suite intrigué, par leur style et leur mélancolie. Poids et mesures devient une métaphore sur fond d’un changement de société. Philippe Chevilley

J’ai été sensible à la beauté des mots et des phrases au service de la mélancolie. Mais j’ai eu du mal avec cette forme de résistance au changement. Jean-Christophe Brianchon

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......