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Littérature: La classe de rhéto et La cité sauvage

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la Dispute portera sur l'actualité littéraire avec les critiques suivants:

  • Nathalie Crom (Télérama)- Frédéric Ferney (Le Point)- Étienne de Montéty (Le Figaro)

sur les livres suivants:

- La classe de rhéto , Antoine Compagnon (Gallimard) Nathalie Crom:

Je l’ai lu avec beaucoup de plaisir et d’intérêt ce roman. Au-delà de l’histoire, j’ai été frappée par le caractère classique de ce récit sur l’apprentissage. Cette forme empruntée par Antoine Compagnon dit quelque chose de cette période qu’il décrit et elle n’est pas du tout déplaisante.

Frédéric Ferney:

C’est un livre rare, précis, exact, pudique et allusif. A aucun moment, on ne soupçonne que Compagnon soit un théoricien de la littérature. C’est un tour de force.

C’est un roman intime et national à la fois. C’est un livre « exquis », limpide et plein de charmes.

C’est un livre non seulement réussi et rare.

Étienne de Montéty:

Un des charmes de ce livre, c’est d’être extrêmement précis dans les références littéraires et dans les noms des personnages et il plane un voile sur un univers qui peut nous sembler irréel. Il oscille entre le réel et le fictif. Il revendique ce va et vient.

C’est un livre tout à fait singulier. Ce récit nous porte.

Arnaud Laporte:

Il se place à la hauteur de l’adolescent qu’il fût pour son récit. On oublie sa stature de professeur du Collège de France. Il n’y a aucun surplomb de l’homme érudit qu’il est devenu.

- La Cité Sauvage, T.J. English (La Table Ronde) Nathalie Crom:

J’admire la façon dont il change la focale en permanence. Il y a une dimension sociologique, documentaire et romanesque. Il tient plein de fils en même temps sans jamais nous laisser tomber.

Frédéric Ferney:

La forme est époustouflante. C’est à la fois une chronique, un reportage, une enquête policière et judiciaire, illustré de photo en noir et blanc qui contribuent à cet effet de réel.

Ce n’est pas un livre idéologique mais politique.

Étienne de Montéty:

C’est le meilleur roman policier du moment. Les choses s’imbriquent, les personnages prennent leur place les uns par rapport aux autres, c’est assez extraordinaire. On passe d’un fait à un autre, la machine se met en branle. Toutes les histoires se mêlent.

Arnaud Laporte:

Il y a des curieux effets de réels avec toutes les photos. On a l’impression de lire le meilleur polar de la rentrée alors que tout ça est vrai.

Les coups de cœurs:Nathalie Crom: - Promenades avec les hommes , Ann Beattie (Bourgois)

Ann Beattie est une nouvelliste américaine.

Cette nouvelle nous révèle une auteure pratiquement inconnue en France. Elle est née en 1947 et publie depuis longtemps avec une grande notoriété aux Etats-Unis.

Elle a tout le charme et l’intérêt que l’on aime dans la littérature américaine (de l’Est).

Elle parvient à faire énormément de chose : à la fois descriptives, dialoguées et vivante.

Il est agréable, plein d’intelligence et plein d’humour qui va au-delà du côté plaisant.

C'est un livre bien plus ambitieux qu'on ne pourrait le penser.

Étienne de Montéty: - L'Enéide , Virgile dans une nouvelle traduction de Paul Veyne (Albin Michel)

L’évènement de cette traduction, c’est qu’elle est effectuée par le grand historien Paul Veyne.

  • Il s’est amusé à traduire de manière accessible et moderne ce grand roman d’aventure. *

Bien sûr, la revue de presse culturelle d'Antoine Guillot Et la chronique mensuelle d'André Chabin

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