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"La femme aux cheveux roux", "White", "Un roman mexicain : l'affaire Florence Cassez" © Electre

Littérature : White, "un mélange de grandes banalités et de fulgurances"

56 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute littéraire : "La Femme aux Cheveux roux" d'Orhan Pamuk, "Un roman mexicain : l'affaire Florence Cassez" de Jorge Volpi, "White" de Bret Easton Ellis. Enfin, un coup de coeur de Lucile Commeaux pour "Révolution” de Florent Grouazel et Younn Locard (Actes Sud).

"La femme aux cheveux roux", "White", "Un roman mexicain : l'affaire Florence Cassez" © Electre
"La femme aux cheveux roux", "White", "Un roman mexicain : l'affaire Florence Cassez" © Electre

"La Femme aux Cheveux roux" d'Orhan Pamuk (Gallimard) 

"La Femme aux Cheveux roux" d'Orhan Pamuk © Gallimard
"La Femme aux Cheveux roux" d'Orhan Pamuk © Gallimard

Présentation de la maison d'édition : Alors qu’il passe quelques semaines auprès d’un maître puisatier pour gagner un peu d’argent avant d’entrer à l’université, le jeune Cem rencontre une troupe de comédiens ambulants et, parmi eux, une femme à la belle chevelure rousse. Il s’en éprend immédiatement, et, malgré leur différence d’âge, se noue entre eux l’esquisse d’une histoire d’amour.
Mais les promesses de cet été sont soudainement balayées lorsque survient un accident sur le chantier du puits. Cem rentre à Istanbul le cœur gros de souvenirs, et n’aura de cesse de tenter d’oublier ce qui s’est passé. C’est sans compter sur la force du destin qui finit toujours par s’imposer aux hommes, et leur rappeler ce qu’ils ont voulu enfouir au plus profond d’eux-mêmes. 

L'avis des critiques : 

Un roman efficace dans son classicisme mais que j’ai trouvé ennuyeux (…) Le côté conte est presque trop fermé, trop exclusif. Cela devient extrêmement linéaire. Il y a un côté très prévisible qui  donne quelque chose d’assez ennuyeux à la lecture. Lucile Commeaux 

La pensée d'Orhan Pamuk est tellement importante qu’il en oublie parfois d’être l’écrivain absolument formidable qu’il a pu être. Arnaud Laporte

Il y a toute une charge symbolique, théorique, même politique du livre qui l’empêche assez longtemps de décoller. Orhan Pamuk installe ce dispositif théorique et référentiel là de manière extrêmement appuyée et discursive. Florent Georgesco

"Un roman mexicain : l'affaire Florence Cassez" de Jorge Volpi (Seuil)

"Un roman mexicain : l'affaire Florence Cassez" de Jorge Volpi © Seuil
"Un roman mexicain : l'affaire Florence Cassez" de Jorge Volpi © Seuil

Présentation de la maison d'édition : Le matin du 9 décembre 2005, le journal télévisé le plus populaire du Mexique diffuse les images de l’arrestation de deux dangereux ravisseurs et de la libération de leurs trois victimes. Quelques semaines plus tard, le directeur de la police reconnaît que l’émission était le produit d’un montage réalisé à la demande des médias.

Cette révélation déclenche ce qu’on appellera l’affaire Cassez-Vallarta, un des procès les plus controversés de ces dernières années, qui a valu à Florence Cassez sept années de prison et a conduit à l’invention de toutes pièces de la bande du Zodiaco ainsi qu’à une grave crise politique entre la France et le Mexique.

L'avis des critiques : 

C'est un grand roman, un documentaire haletant (...) Plus c’est technique, plus il nous fait des compte-rendus, plus je trouve cela passionnant. C’est pour moi de la bonne chronique judiciaire. Lucile Commeaux 

Ce roman documentaire est fait avec beaucoup de rigueur et une très grande force. Mais ce qui commence à l’affaiblir est le dossier. Les parts d’entretiens sont assez faibles. Il y a une dimension de la parole des protagonistes qui manque. Par ailleurs, il n’arrive pas à trier l’information. (...) Cela devient assez fastidieux et du coup assez ennuyeux. Florent Georgesco

Je me suis un peu lassé même s’il y a des choses qui sont effarantes. Le livre est beaucoup trop épais pour que cet effet de sidération se poursuive dans ses énumérations répétées. Arnaud Laporte

"White" de Bret Easton Ellis (Robert Laffont)

"White" de Bret Easton Ellis © Robert Laffont
"White" de Bret Easton Ellis © Robert Laffont

Présentation de la maison d'édition : Que raconte White, première expérience de « non-fiction » pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. « Tout dire sur rien et ne rien dire surtout » pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d’en exprimer les contradictions, d’en camoufler les intentions. White est aussi ironique que Moins que zéro, aussi glaçant qu’American Psycho, aussi menaçant que Glamorama, aussi labyrinthique que Lunar Park, aussi implacable que Suite(s) impériale(s). Loin des clichés toujours mieux partagés, plus masqué que jamais, Bret Easton Ellis poursuit son analyse décapante des États-Unis d’Amérique, d’une façon, comme il le dit lui-même, « ludique et provocatrice, réelle et fausse, facile à lire et difficile à déchiffrer, et, chose tout à fait importante, à ne pas prendre trop au sérieux ».

L'avis des critiques : 

Le livre est extrêmement intéressant. Il y a un jugement sur l'époque qui est profond et puissant. Ce qu'il dit sur l'infantilisme a une vraie puissance intellectuelle. Cela dit, il y a avant tout là-dedans une puissance de romancier. Florent Georgesco

C'est un mélange de grandes banalités et de fulgurances. Toutes les parties sur Trump, Twitter, l'attaque des Milléniaux m'intéressent assez peu. J'y vois une forme de moralisme assez banal. Dès qu'on retrouve le Bret Easton Ellis du roman, cela me passionne. Lucile Commeaux

J'aime ce qu'il dit, cela m'a fait du bien de lire des propos qui n'étaient pas complètement manichéens. Il me semble que Bret Easton Ellis apporte un peu de nuance. Clémence Pouletty 

>> LE COUP DE COEUR DE LUCILE COMMEAUX : "Révolution” de Florent Grouazel et Younn Locard (Actes Sud)

"Révolution” de Florent Grouazel et Younn Locard © Actes Sud
"Révolution” de Florent Grouazel et Younn Locard © Actes Sud

Présentation de la maison d'édition : Premier volume de "Révolution", une trilogie sur la Révolution française, "Liberté" ressuscite 1789 en se promenant dans tous les étages de la société. Une fresque grandiose, brassant de multiples personnages et qui totalisera près de 1000 pages. Un livre-événement, par les auteurs d'"Eloi".

Il y a une acuité historique remarqueable, un sens du romanesque qui emporte le lecteur et un choix de personnages particuliers. Ce ne sont pas les grands protagonistes qui sont privilégiés mais des petites mains de la Révolution. Ce côté choral permet d’appréhender la grande complexité des rapports de forces qui est toujours plus riche que la fameuse triade monarchie, aristocratie et peuple. Lucille Commeaux 

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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