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Crédits : Verdier, Lattès, Julliard

Littérature : "La Serpe, c'est "Faites entrer l'accusé" en dix fois mieux !"

55 min
À retrouver dans l'émission

La rentrée littéraire occupe, ce soir encore, la Dispute : Summer, de Monica Sabolo ; Le petit garçon sur la plage, de Pierre Demarty et La Serpe de Philippe Jaenada.

Crédits : Verdier, Lattès, Julliard
Crédits : Verdier, Lattès, Julliard

Pour en débattre, Raphaëlle Leyris, Elisabeth Philippe et Jean-Christophe Brianchon.

La Serpe, Philippe Jaenada (Julliard)

Présentation de l'éditeur : Un matin d'octobre 1941, dans un château sinistre au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant. Toutes les portes étaient fermées, aucune effraction n'est constatée. Dépensier, arrogant, violent, le jeune homme est l'unique héritier des victimes. Deux jours plus tôt, il a emprunté l'arme du crime aux voisins. Pourtant, au terme d'un procès retentissant (et trouble par certains aspects), il est acquitté et l'enquête abandonnée. Alors que l'opinion publique reste convaincue de sa culpabilité, Henri s'exile au Venezuela. Il rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud.

Jamais le mystère du triple assassinat du château d'Escoire ne sera élucidé, laissant planer autour d'Henri Girard, jusqu'à la fin de sa vie (qui fut complexe, bouillonnante, exemplaire à bien des égards), un halo noir et sulfureux. Jamais, jusqu'à ce qu'un écrivain têtu et minutieux s'en mêle...

Un fait divers aussi diabolique, un personnage aussi ambigu qu'Henri Girard ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Enfilant le costume de l'inspecteur amateur (complètement loufoque, mais plus sagace qu'il n'y paraît), il s'est plongé dans les archives, a reconstitué l'enquête et déniché les indices les plus ténus pour nous livrer ce récit haletant dont l'issue pourrait bien résoudre une énigme vieille de soixante-quinze ans.

Raphaëlle Leyris :

L'auteur interroge notre fascination pour les faits divers.

Elisabeth Philippe :

La Serpe, c'est "Faites entrer l'accusé" en dix fois mieux !

Crédits : Julliard
Crédits : Julliard

Summer, Monica Sabolo (Lattès)

Présentation de l'éditeur : Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ?

Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.

Comment vit-on avec les fantômes ? Monica Sabolo a écrit un roman puissant, poétique, bouleversant.

Raphaëlle Leyris :

Son écriture faite de métaphores est magnifique.

Jean-Christophe Brianchon :

Ce livre n'est jamais ce qu'on pense qu'il pourrait être.

Elisabeth Philippe :

C'est un roman très fluide qui fait penser à Sofia Coppola, dans la description des jeunes filles.

Crédits : Lattès
Crédits : Lattès

Le petit garçon sur la plage, Pierre Demarty (Verdier)

Présentation de l'éditeur : « C’est un petit garçon couché sur le sable de cette plage de nulle part, de n’importe où, où il n’y a rien et où il n’y a personne, où la mer n’a pas de couleur et où il n’y a pas de ciel, pas de vent, pas de bruit, pas de lumière. Le petit garçon est couché sur le ventre. Tourné légèrement de trois quarts, vers nous. »

Un soir d’été, un homme, dans une salle de cinéma, est bouleversé par l’image d’un enfant abandonné sur une plage. Quelque temps plus tard, une autre image, d’un autre enfant, sur une autre plage, vient en écho raviver en lui cette émotion violente et incompréhensible. Ces deux images, s’embrasant au contact l’une de l’autre, vont révéler les fêlures intimes de cet homme qui jusqu’alors se croyait à l’abri des soubresauts du monde et des remuements du cœur. De réminiscences en visions, sa vie vacille en silence, débordée par une lame de fond qui renverse et transfigure tout sur son passage : les certitudes, les beaux jours insouciants, l’enfance perdue, ses mystères et ses châteaux de sable, et le regard fragile, d’amour et d’effroi mêlé, que portent sur leurs fils les hommes qui sont un jour devenus des pères.

Elisabeth Philippe :

Les 20 premières pages m'ont parues longues. Heureusement, dans la dernière partie, la langue se déploie quand il décrit sa façon de vivre la paternité.

Jean-Christophe Brianchon :

L'auteur nous force à nous confronter à un état du monde, à une image qu'il aborde par les mots dans un style intéressant.

Crédits : Verdier
Crédits : Verdier

Programmation musicale

  • LED ZEPPELIN, All my love
  • Jean-Louis AUBERT, Les Plages
  • Georges BRASSENS, L’assassinat

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