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Littérature : La théorie de l'information et Le terroriste noir

57 min
À retrouver dans l'émission

ce soir La Dispute portera sur l'actualité littéraire avec les critiques suivants :

  • Sabine Audrerie (La Croix)

  • Etienne de Montéty (Le Figaro)

  • Karine Papillaud (Le Point)

A propos des livres :

  • La théorie de l'information , Aurélien Bellanger (Gallimard)

Sabine Audrerie : Ce livre m’a passionnée. Il est très ambitieux et intéressant à plusieurs égards, pour son propos et pour sa forme.Sa technique narrative est assez maligne, utilisant un discours indirect libre et une volonté très encyclopédique.Au-delà de la mise en scène qui est très bien, il soulève des questions dans les champs scientifiques, sociétaux et métaphysiques .

Etienne de Montety : C’est un livre assez captivant avec une intention de départ très passionnante. C’est un premier roman. On est séduit par l’ambition de l’auteur.

Sur le plan romanesque, le livre s’essouffle, se dilue dans les développements techniques.

Aurélien Bellanger a été dépassé par son sujet. Il est talentueux mais il lui manque de l’expérience, de l’autorité sur son sujet.

Karine Papillaud : Je ne crois pas que ce soit le grand roman de l’époque que la génération internet attend. Il se veut historique en étant très exhaustif, au prix d’un alourdissement de la narration. Il se trouve entre la tentative d’analyse, le point de vue historique et le roman pur. C’est assez bancal. De plus, il a quelques imprécisions. Ce roman pèche par vanité d’essayiste.

Arnaud Laporte : J’ai lu ce livre sans grand plaisir, ce qui me pose déjà problème, mais aussi sans grand intérêt. J’ai plutôt l’impression d’avoir lu un long, très long, très très long article de journal,et si la troisième partie du livre est la plus romanesque, la plus fictionnelle, elle est aussi au fond la plus pauvre.

  • Le Terroriste Noir , Tierno Monénembo (Seuil)

Sabrine Audrerie : Le livre s’enlise un peu dans sa longueur. Mais là où il est assez bien fait, c’est qu’il y a un suspense qui est maintenu car le nœud du livre se déplace.Il pose un regard romanesque nouveau et intéressant sur la colonisation, offrant le regard de la France sur l’Afrique. Le terme allégresse pour ce roman est assez juste.

Etienne De Montety : C’est un livre traversé par une allégresse à laquelle j’ai été très sensible. Cette voix qui circule dans tous le récit lui donne une vivacité extrêmement plaisante et romanesque. La description de ce destin hors du commun est assez originale. Cependant, j’ai trouvé peu à peu que le livre se perdait. L’histoire patine sans faire progresser le récit.

Il n’en reste pas moins que se dégage une figure assez lumineuse du personnage d’Adiba. Il ressort de cela quelque chose de positif en dépit de ses défauts.

Karine Papillaud : Il y a un moment, on ne sait plus où le narrateur se trouve. Le socle de toute cette histoire, c’est la langue qui est très belle. Le livre est charmant et n’appelle pas à mon avis, de grands débats.

Les coups de coeur :

-Nocilla Dream , Augustin Fernandez Mallo (Allia) par Sabine Audrerie.

-Peste et Choléra , Patrick Deville (Seuil) par Etienne de Montéty.

Bien sûr, la revue de presse littéraire d'Antoine Guillot: Le pamphlet de trop pour Richard Millet ?

Et le coup de fil de Seham Boutata à Benoit Peeters , Ecrivain et scénariste.

Pastille Introductive: Norman Mailer.

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