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A gauche : Anastasia Romanov. A droite de haut en bas : Colum McCann et Antoni Casas Ros (qui reste anonyme)

Littérature : "Il y a un vertige créé par ces constellations narratives"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans la Dispute, le nouveau roman d'Antoni Casas Ros intitulé "L'arpenteur des ténèbres", Nadia Oswald tente de résoudre le mystère qui entoure les vies d'Anastasia Romanov dans "La femme qui ressuscite" et Colum McCann livre ses conseils aux jeunes auteurs.

A gauche : Anastasia Romanov. A droite de haut en bas : Colum McCann et Antoni Casas Ros (qui reste anonyme)
A gauche : Anastasia Romanov. A droite de haut en bas : Colum McCann et Antoni Casas Ros (qui reste anonyme)

"L'arpenteur des ténèbres" d'Antoni Casas Ros (Le Castor Astral)

"L'arpenteur des ténèbres" d'Antoni Casas Ros (Le Castor Astral)
"L'arpenteur des ténèbres" d'Antoni Casas Ros (Le Castor Astral)

Présentation de la maison d'édition : Antoni est un jeune auteur embauché par le Cabinet des investigations littéraires. Pendant un an, il doit décrire le monde selon une esthétique. Il choisit celle du chaos et une destination : New York. Le monde vit alors sous la menace d’un vaste réseau terroriste visant à instaurer le chaos. Arrivé à New York, Antoni rencontre une street artist, Anca, qui émaille la ville de tags érotiques afin de stigmatiser le puritanisme américain. C’est le début d’une folle passion qui les pousse à sillonner l’Amérique à la recherche de Tomas Emin, écrivain mythique, qu’ils rêvent d’interviewer. Durant leur périple, ils écrivent des fictions qui s’entremêlent avec leur propre réalité. Il convient alors de voguer d’une fiction à l’autre et de gommer les identités : nous sommes ce que nous lisons, ce que nous écrivons.

L'avis des critiques : 

C’est un récit de quête artistique, littéraire. Ce livre, foisonnant, a énormément d’ambition, il se situe au croisement de deux veines : le roman américain des années 60 et le roman sud-américain plus fantasque. Il faut lâcher l'idée de s'y repérer pour s'y abandonner. Lucile Commeaux

Il y a un vertige créé par ces constellations narratives, mais aucunes réponses révolutionnaires apportées. C’est un livre qui a quelque chose de très adolescent. Elisabeth Philippe

Ces images baroques sont déjà vues, les références pèsent… ça a un côté un peu « pudding » ! Mais il y a une certaine esthétique du chaos qui se dessine et on finit par être emporté par les flots. Philippe Chevilley

Ce livre est assez brillant dans sa forme, mais c’est une promesse non tenue. Je suis beaucoup plus intéressé et touché par la partie du chaos. Arnaud Laporte

"La femme qui ressuscite" de Nadia Oswald (Le Nouvel Attila)

"La femme qui ressuscite" de Nadia Oswald (Le Nouvel Attila)
"La femme qui ressuscite" de Nadia Oswald (Le Nouvel Attila)

Présentation de la maison d'édition : Février 1919. Une jeune fille se réveille dans le lit d’une clinique de Berlin, amnésique, après s’être jetée dans le fleuve. Le mystère autour de son identité commence, en même temps qu’une des plus grandes énigmes du XXe siècle.

Est-ce Anastasia Romanov, la dernière survivante du clan Romanov épargnée par les bolcheviks… ou l’ambitieuse petite paysanne schwab de Pologne qui réussira toute sa vie à donner le change auprès des familles impériales de la planète en se faisant passer pour la défunte princesse ?

L’héroïne reconstruit sa mémoire et son identité… mais sont-ce bien les siennes ?

L'avis des critiques : 

Une écriture toute en contorsion qui m’a séduite, cela épouse la psyché méandreuse du personnage principal. J’ai beaucoup aimé la façon dont Nadia Oswald restitue cette histoire et le mystère demeure grâce à la langue de l’auteure. Elisabeth Philippe

Petit à petit le livre m’a imprégné, comme une brume qui envahie l'esprit. Il y a cette traversée du siècle avec les fantômes de la vieille Russie, la construction du personnage très réussie, et j’ai beaucoup aimé cette fin de conte de fée sinistre. Philippe Chevilley

Ce n’est pas la peine de sophistiquer le style à ce point-là. Mais l’intrigue prend le pas petit à petit, et ce qui est passionnant est la manière complètement éclatée dont se dessine cette aristocratie des années 20. Lucile Commeaux

Je suis à deux doigts de trouver cela formidable, j’aurais préféré que ce style reste dans la recherche sans tomber dans les travers du début. Au-delà de cela l’histoire reste passionnante. Arnaud Laporte

"Lettres à un jeune auteur" Colum McCann (Belfond)

"Lettres à un jeune auteur" Colum McCann (Belfond)
"Lettres à un jeune auteur" Colum McCann (Belfond)

Présentation de la maison d'édition : Délaissant – momentanément – la fiction, Colum McCann nous livre un petit livre original et fort utile, sorte de guide pour tout aspirant auteur et, plus généralement, pour tout lecteur intéressé par l’écriture. Sans oublier les fans de l’écriture sublime de l’auteur des Saisons de la nuit et de Et que le vaste monde poursuive sa course folle.

« De l’audace devant la page blanche ! Écris au-delà du désespoir. Chante. Chasse tes visions dans le noir. Partage ta rage. Résiste. Dénonce. De la vigueur, du cœur, de la persévérance ! Donne du poids à l’imaginaire. Commence par douter. Va où personne n’est allé. Compose une langue unique. Sublime l’ordinaire. Pas de panique. Révèle une vérité inconnue. Divertis également. Soulage la soif de sérieux et de joie. On peut te retirer bien des choses – même la vie –, mais pas les récits que tu en fais. Pour toi, jeune auteur, ce mot donc, non dénué d’amour et de respect : écris ! »

L'avis des critiques : 

Ces lettres donnent des conseils extrêmement concrets, il y a une réflexion intéressante sur l’autofiction, un appel à l’exigence. Et ce sont ses propres crédos. Le tout est livré avec beaucoup de sincérité. Philippe Chevilley

C’est vraiment quelque chose de très anglo-saxon dans la façon de travailler, on voit à quel point le cinéma a une importance dans l’écriture. C’est extrêmement drôle et empathique mais tout ce qui sort du pragmatisme m’ennuie un peu. Lucile Commeaux

Je ne trouve pas le livre toujours agréable à la lecture, certes il y a de la bienveillance et beaucoup d’humour, mais il est difficile de donner des conseils dans des phrases un peu bancales. Elisabeth Philippe

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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