LE DIRECT
A gauche : Arno Bertina ; en haut à droite : J. Alikavazovic ; en bas : Paul Otchakovsky-Laurens

Littérature : "Il pense la politique au lieu de nous plonger dans la réalité sociale"

55 min
À retrouver dans l'émission

Littérature ce soir avec le documentaire du fondateur de P.O.L ; les romans d'Arno Bertina et Jakuta Alikavazovic : "Des châteaux qui brûlent" et "L'avancée de la nuit".

A gauche : Arno Bertina ; en haut à droite : J. Alikavazovic ; en bas : Paul Otchakovsky-Laurens
A gauche : Arno Bertina ; en haut à droite : J. Alikavazovic ; en bas : Paul Otchakovsky-Laurens Crédits : Gallimard / Creative Commons

L'avancée de la nuit, Jakuta Alikavazovic (L'Olivier)

Présentation de l'éditeur : «Mais à l’hôtel il en va autrement, l’hôtel est le lieu de leur intimité, celui où ils se regardent, où ils s’approchent, farouches et fiers, jusqu’à sentir rayonner la chaleur de l’autre, de sa peau, avant même de l’avoir touchée. Avant même de l’avoir vue, cette peau qui n’attend que la caresse.»

Paul, étudiant et gardien d’hôtel, est fasciné par Amélia, l’occupante de la chambre 313. Tout chez elle est un mystère, ses allées et venues comme les rumeurs qui l’entourent.

Lorsque Amélia disparaît, Paul ignore qu’elle s’est rendue à Sarajevo, à la recherche de sa mère, d’un pan inconnu de son histoire – et de la nôtre : celle de la dernière guerre civile qui a déchiré l’Europe.

Dans ce roman incandescent, Jakuta Alikavazovic évoque ce qui est perdu et ce qui peut encore être sauvé.

Le livre raconte la valse d'évitement entre deux amants : c'est la nuit de ces amants et du monde dans lequel nous vivons. Raphaëlle Leyris

L'histoire d'amour inscrit dans l'écriture une grandiloquence et une préciosité romanesque. Lucile Commeaux

Cet auteur possède tous les talents mais je n'ai pas le sentiment qu'ils sont tout le temps exploités. Elle a un sens aigu de l'image concrète qui jaillit par éclats seulement. Florent Georgesco

Couverture du livre
Couverture du livre Crédits : L'Olivier

Éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens (sortie le 29 novembre)

Présentation officielle : Pourquoi les uns écrivent et pourquoi d’autres les éditent ? Qu’est-ce qui pousse les uns à confier le plus cher d’eux-mêmes, le plus intime, à d’autres qui vont s’en emparer au prétexte de le faire connaître ? Qu’est-ce que ça veut dire, éditer des livres ? Ou en refuser ? Comment et pourquoi devient-on éditeur ? Parce qu’on est un philanthrope, un pervers ? Pour attacher son nom a plus grand que soi ? Parce qu’on est un enfant qui n’a pas grandi ?

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Il y a dans tout le film une rectitude, une intimité dans ce qu'il dit sur son métier avec courage et dignité.

Ce film dit la vérité d'un homme mais pas d'un métier. Florent Georgesco

Le titre est une fausse piste, c'est un autoportrait qui manque de subtilité. Arnaud Laporte

C'est un échec formel qui n'apprend rien sur cette profession et confirme même certains clichés. La promesse est belle mais je suis ressortie frustrée. Lucile Commeaux

La forme et le fond fouille scrupuleusement les raisons qui peuvent amener quelqu'un à exercer ce métier. Raphaëlle Leyris

Des châteaux qui brûlent, Arno Bertina (Verticales)

Présentation de l'éditeur : «De la masse qu'on formait autour de lui, "avec lui" pour ainsi dire, une main aurait pu s'extraire sans que personne, ensuite, ne soit en mesure de dire qui était au bout, quel bras et quel visage, et elle l'aurait frappé, lui, et ç'aurait été le déclencheur d'autres coups de poing, la curée, le truc pour se vider sur une victime, le bouc émissaire – que nos blessures et nos misères elles changent de camp.» 

Des châteaux qui brûlent raconte la séquestration d'un secrétaire d'État par les salariés d'un abattoir placé en liquidation judiciaire. Arno Bertina y fait résonner la parole singulière de toutes les forces en présence – comment elles s'affrontent et libèrent des puissances insoupçonnées. Dans le huis clos de l'usine occupée, chacun se découvre du souffle. Ce roman dit les heurts et bonheurs d'une insurrection aujourd'hui.

C'est un récit tourbillonnant qui fait résonner l'actualité mais qui finit par lasser. Lucile Commeaux

Toutes les voix sont assujetties à un débat théorique. Il pense la politique au lieu de nous plonger dans la réalité sociale. C'est un roman à thèse qui déploie des concepts au lieu de déployer son réel. Florent Georgesco 

Le dispositif, un huis-clos démocratique qui n'est pas sans rappeler Nuit Debout, fonctionne mais montre rapidement ses limites. Raphaëlle Leyris

Couverture du livre
Couverture du livre Crédits : Gallimard

Interludes musicaux

  • Sarajevo, Renaud Garcia-Fons
  • Don’t Let it Bring You Down, Neil Young
  • extrait de la bande annonce du documentaire Editeur

Vos commentaires

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Intervenants

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......