LE DIRECT

Littérature : Le bleu de la nuit et En ville

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir la littérature occupe La Dispute en présence des critiques suivants :

  • Raphaël Sorin (Libération)

  • Emily Barnett (Les Inrocks)

  • Frédéric Ferney (Jeune Afrique)

Seront abordés les livres suivants :

- Le bleu de la nuit, de Joan Didion (Grasset) Arnaud Laporte: "Rater mieux", comme dirait Beckett, c’est ce qu’aurait aimé Joan Didion, qui revient sur tous ces moments, tous ces signes, tous ces appels que l’auteur n’a pas su voir, pas su entendre.

Raphaël Sorin:

C’est un livre magnifique, qui "sent bon". Il m’a fait penser au film Irène d’Alain Cavalier.

Ils ont la même douceur et la même justesse dans le souvenir et l’hommage en utilisant un matériau humble.

C’est un chant funèbre profond et résonnant.

Emily Barnett:

Le texte est à la fois cérébral et intuitif.

On est confronté à un sentiment de culpabilité, un examen de conscience et une une remise en cause intime de l’auteur qui émeut au plus haut point.

Frédéric Ferney:

J'ai lu ce livre comme une prière.

Ce livre est un combat sous une forme intelligente, lumineuse et douce.

- En ville , Christian Oster (édition de l'Olivier) Arnaud Laporte: La langue de Christian Oster est à la fois précise dans sa description et extrêmement complexe dans sa construction.

Raphaël Sorin:

Je suis fasciné par ce livre. C’est prodigieux de virtuosité.

Le livre est un éternel morceau de bravoure en touchant des choses essentielles : la vie, l’amour et la mort. Oster est fin et obsédant.

Emily Barnett:

Il dépeint une vacuité, un vide extrême de la vie et de l’existence, un déficit existentielle sous toutes ses formes.

C'est troublant comme ses personnages sont peu désirants.

C’est un vrai effort, un vrai défi romanesque que de s’attacher à cette vacuité.

Frédéric Ferney:

J’ai aimé ce livre dès la première phrase. On rentre aussitôt dans la tête du personnage, dans sa perception intime. On adopte aussitôt son point de vue et sa sensiblité ironique.

C’est un auteur qui a du tact et qui signe un livre délicat avec une écriture désserrée et fluide.

Ainsi que les coups de cœurs :

Raphaël Sorin:

- Bleux horizons , Jérome Garcin (Gallimard)

Le mérite de ce livre est de donner envie à un large public de lire le roman qui préfigure l’étranger de Camus.

Frédéric Ferney :

  • Alias Ali , Frédéric Roux (Fayard)

C’est un roman en forme de collage, composé de citations et de témoignages réels ou imaginaires, attribués par l’auteur à des personnages qui ont connus aimé, ou détesté Mohammed Ali. L’intérêt du livre, c’est la domination de la voix de l’écrivain.

C’est une sorte de psaume choral.

Sans oublier, l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Et le coup de fil de Seham Boutata passé à Christine Mestre , créatrice des journées du livre russe et du prix russophonie, à l'occasion des 4e journées européennes des livres russes et des littératures russophones.

  • Lecture des premières pages du roman En Ville , de Christian Oster par Marie Richeux:
Écouter
1 min
Écouter
  • Lecture des premières pages du roman Le Bleu de la nuit , de Joan Didion par Marie Richeux:
Écouter
1 min
Écouter

Pastille introductive: Paul MORAND

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......