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en haut : Maria Pourchet (© Laurent Hini), en bas à gauche : Agnès Desarthe (© Bruno Levy), en bas à droite : Nathalie Léger (© John Foley/Opale)

Littérature : "C’est une des révélations de la rentrée"

55 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute littérature, un Petit Salon de Lucile Commeaux. Il sera également question de "La robe blanche" de Nathalie Léger paru chez P.O.L, de "La chance de leur vie" d'Agnès Desarthe (Editions de l'olivier) et de "Toutes les femmes sauf une" de Maria Pourchet.

en haut : Maria Pourchet (© Laurent Hini), en bas à gauche : Agnès Desarthe (© Bruno Levy), en bas à droite : Nathalie Léger (© John Foley/Opale)
en haut : Maria Pourchet (© Laurent Hini), en bas à gauche : Agnès Desarthe (© Bruno Levy), en bas à droite : Nathalie Léger (© John Foley/Opale)

Le Petit Salon de Lucile Commeaux : "Polémique autour du livre auto-édité de Marco Koskas"

L'avis des critiques : 

Le livre de Koskas saute par-dessus deux maillons de la chaîne : pas de travail d’édition, de conseil, de relecture et pas de diffusion. Le juré de prix littéraire doit-il défendre un livre ou doit-il défendre LE livre ? Le critère esthétique doit il primer ou se doubler d'un principe politique ou moral (celui de défendre le système littéraire français) ? Que dit l'affaire Koskas du système littéraire à la française ? Lucile Commeaux

J’aurais également refusé son manuscrit parce que c’est une purge absolue. C'est vraiment très difficile à lire, les personnages sont plats. On peut aussi comprendre Marco Koskas qui rejeté par toutes les maisons d’édition, accepte ce "deal" avec Amazon. Ou bien c’est un épiphénomène, ou bien cela se répète et dans ce cas c’est un grand débat à avoir avec les éditeurs qui sont restés très silencieux. Alexandre Comte

Le principe même du prix Renaudot, est que ce sont des jurés qui aiment faire leurs intéressants. Ce livre est vraiment très très mauvais. Je suis contente de pouvoir constater que les éditeurs refusent quand même ce genre d’ouvrage. Dans l’absolu Marco Koskas est tout à fait libre de faire son mauvais livre et de le publier sur Amazon. Raphaëlle Leyris

"La robe blanche" de Nathalie Léger (P.O.L)

"La robe blanche" de Nathalie Léger (P.O.L)
"La robe blanche" de Nathalie Léger (P.O.L)

Présentation officielle : Marquée par la mort de l'artiste Pippa Bacca, assassinée alors qu'elle parcourait la Méditerranée en robe de mariée, l'auteure revient sur le mariage et le divorce de sa mère, abandonnée par son mari dans les années 1970. Un récit qui tente de rendre justice à une épouse bafouée.

L'avis des critiques :

C’est un grand projet dans un tout petit livre, très court et très dense. Ce que construit Nathalie Léger dans ce petit texte, c’est un gros double mémorial. C’est un livre très impressionnant et en même temps assez bouleversant. Les petites humiliations quotidiennes deviennent toutefois à la fin, beaucoup moins poétiques, beaucoup plus triviales, ce qui est assez déceptif. Lucile Commeaux

A la fin la narratrice découvre que c'est une grande humiliation qu'a subi sa mère. Elle a été dépossédée de sa vie, abandonné. C'est la découverte d'un bouleversement. Les quatre dernières phrases du livre sont très sombres. Pour autant, je trouve qu’elle arrive à redonner de l’espoir à rendre l’hommage. Alexandre Comte

Il y a un empêchement que la mère produit sur la fille. C’est un très beau livre sur la consolation. C’est le simple fait qu’il y ait un dispositif qui apporte quelque chose. Il me semble que ce n’est pas un ratage. Les dernières pages sont vraiment terribles, mais il y a par ailleurs une dimension comédie familiale très drôle dans ce livre. Il y a un nombre de registres assez formidable. Raphaëlle Leyris

J’ai commencé plusieurs fois le livre sans pouvoir le terminer, pour une raison que je n'ai pas tout à fait identifiée. Il se trouve que je connaissais bien l’histoire de Pippa Bacca et j’ai été surpris de la voir dans ces pages. C'est un petit volume, mais qui ouvre très grand les façons de parler d'un même sujet. Nathalie Léger ouvre encore une fois à son lecteur des perspectives de réflexion assez immenses. Arnaud Laporte

"La chance de leur vie" d'Agnès Desarthe (Editions de l'Olivier)

"La chance de leur vie" d'Agnès Desarthe (Editions de l'Olivier)
"La chance de leur vie" d'Agnès Desarthe (Editions de l'Olivier)

Présentation officielle : Hector, Sylvie et leur fils Lester partent pour les Etats-Unis. Hector, nommé professeur dans une université de Caroline du Nord, plaît beaucoup aux femmes et Sylvie, effacée mais lucide, observe à distance les conquêtes de son mari. Lester, de son côté, devient le guide d'un groupe d'adolescents. Pendant ce temps, des attentats frappent Paris et l'Amérique se prépare à élire Donald Trump.

L'avis des critiques :

C’est vraiment un livre libérateur à tous points de vue, avec un personnage féminin assez novateur. Ce que j’aime c’est l’étrangeté et le rapport assez conflictuel au roman américain du livre. Il y a des dialogues presque télévisuels. Mais j’aime moins ce qui est très français, quand le sérieux l’emporte et que l'on quitte le côté très fou fou de la narration. Parfois on perd un peu la légèreté. Lucile Commeaux

Sylvie m’a passionné je suis tombé amoureux de ce personnage complexe et plein de mystère. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre dont le personnage me paraissait complètement existant à la fin. L’enquête au sein des psychés des personnages m’a vraiment accroché. Alexandre Comte

Agnès Desarthe travaille depuis 22 ans l’étrangeté comme une matière. Il s’agit donc d’une donnée de base de « La Chance de leur vie ». Sylvie est un personnage exotique qui veut absolument n’être rien. Elle a un regard qui me plaît énormément. On entend régulièrement sa pensée qui nous plonge dans une vie intérieure qui m’éblouit par sa profondeur et son intelligence. Cette temporalité et cette gravité donne au livre une profondeur qui n’est pas incompatible avec l’humour. Raphaëlle Leyris

>> LE COUP DE CŒUR DE RAPHAËLLE LEYRIS : "Toutes les femmes sauf une" de Maria Pourchet (Fayard)

"Toutes les femmes sauf une" de Maria Pourchet (Fayard)
"Toutes les femmes sauf une" de Maria Pourchet (Fayard)

Présentation officielle : Une femme donne naissance à une petite fille. Dans leur chambre d'hôpital, elle relate au nourrisson le récit de son enfance et de sa jeunesse, interrogeant son parcours, ses erreurs et sa condition féminine.

C’est une sorte d’inventaire avant liquidation, pour transmettre autre chose à un enfant que de la soumission. C’est d’une force spectaculaire. Je trouve fascinant pour un écrivain qui avait fait de l’ironie la base de son style, d’être capable de pure vérité. C’est une des révélations de la rentrée. Raphaëlle Leyris

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

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