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De gauche à droite : Georges Orwell, Antoine Bello (© Catherine Hélie - éditions Gallimard) et Bernard Malamud (©David Lees/Corbis/VCG via Getty Images)

Littérature : "J’ai été impressionné par cet auteur qui s’amuse de ses personnages sans jamais se moquer d’eux"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans La Dispute, le célèbre roman de George Orwell se redécouvre dans une nouvelle traduction plus directe de Josée Kamoun, les treize contes de Benard Malamud sont réunis dans "Le tonneau magique" et entre vérité et mensonge Antoine Bello dépeint un imposteur à personnalités multiples.

De gauche à droite : Georges Orwell, Antoine Bello (© Catherine Hélie - éditions Gallimard) et Bernard Malamud (©David Lees/Corbis/VCG via Getty Images)
De gauche à droite : Georges Orwell, Antoine Bello (© Catherine Hélie - éditions Gallimard) et Bernard Malamud (©David Lees/Corbis/VCG via Getty Images)

"Le tonneau magique" de Bernard Malamud (Rivages) 

"Le tonneau magique" de Bernard Malamud (Rivages)
"Le tonneau magique" de Bernard Malamud (Rivages)

Traduction : Josée Kamoun

Présentation de la maison d'édition : Finkle, Sobel, Rosen, Feld… Ils sont cordonnier, tailleur, étudiant. Tous sont immigrés ou enfants d’immigrés, aspirant à un destin qui réparerait les souffrances vécues en Europe et laisserait enfin place à la lumière. Bernard Malamud donne à ces vies minuscules une dimension mythique. Tendres, parfois cruels, mais toujours profondément émouvants, ces treize contes prouvent son incroyable puissance pour sonder l’âme humaine. Tels les Dublinois de James Joyce, les gens de New York qui peuplent Le Tonneau magique ont marqué de leur empreinte la littérature. Considéré par Philip Roth comme un chef-d’œuvre fondateur, ce recueil est un classique en Amérique, couronné en 1959 par le National Book Award.

L'avis des critiques : 

C’est une grande découverte pour moi, j’ai été ébloui par son talent de conteur et sa délicatesse. Finalement cela m’a plus fait penser à Tchekhov qu’à Roth. Tous ces personnages se battent pour vivre et il a un art du croquis pour en dessiner les silhouettes. Grégoire Leménager 

J’aime profondément Malamud, il y a un humour sous-jacent permanent y compris dans les nouvelles plus tragiques. Finalement son sujet est celui du ratage du rêve américain, dans son premier roman « Le meilleur » Malamud est extrêmement divers dans son rapport à l’échec ! Raphaëlle Leyris

C’est extrêmement réaliste, et pourtant, à chaque fois il y a une profondeur telle qu’on sait qu’il s’agit de paraboles. J’ai été impressionné par cet auteur qui s’amuse de ses personnages sans jamais se moquer d’eux. Laurent Nunez

"1984" de George Orwell, nouvelle traduction par Josée Kamoun (Gallimard)

"1984" de George Orwell (Gallimard)
"1984" de George Orwell (Gallimard)

Présentation de la maison d'édition : Année 1984 en Océanie. 1984 ? C'est en tout cas ce qu'il semble à Winston, qui ne saurait toutefois en jurer. Le passé a été oblitéré et réinventé, et les événements les plus récents sont susceptibles d'être modifiés. Winston est lui-même chargé de récrire les archives qui contredisent le présent et les promesses de Big Brother. Grâce à une technologie de pointe, ce dernier sait tout, voit tout. Il n'est pas une âme dont il ne puisse connaître les pensées. On ne peut se fier à personne et les enfants sont encore les meilleurs espions qui soient. Liberté est Servitude. Ignorance est Puissance. Telles sont les devises du régime de Big Brother. La plupart des Océaniens n'y voient guère à redire, surtout les plus jeunes qui n'ont pas connu l'époque de leurs grands-parents et le sens initial du mot «libre». Winston refuse cependant de perdre espoir. Il entame une liaison secrète et hautement dangereuse avec l'insoumise Julia et tous deux vont tenter d'intégrer la Fraternité, une organisation ayant pour but de renverser Big Brother. Mais celui-ci veille...
Le célèbre et glaçant roman de George Orwell se redécouvre dans une nouvelle traduction, plus directe et plus dépouillée, qui tente de restituer la terreur dans toute son immédiateté mais aussi les tonalités nostalgiques et les échappées lyriques d'une œuvre brutale et subtile, équivoque et génialement manipulatrice.

L'avis des critiques : 

Le temps du présent présente l’avantage de se rapprocher de ces personnage. Cette traduction est beaucoup plus concrète et sensuelle. J’ai une forme de nostalgie qui me fait regretter la novlangue et je ne suis pas convaincu par ce choix de néoparler. Mais la nouvelle traduction a le mérite de nous faire relire 1984 et c’est salvateur aujourd’hui ! On se rend compte qu’il est utilisé exagérément par certaines personnes… Grégoire Leménager

Cette traduction est un échec total, c’est pire qu’un contre-sens, c’est une attaque du ministère de la pensée sur Georges Orwell ! Ce choix de passer du passé au présent est une folie ! Passer de novlangue à néoparler est insensé. Laurent Nunez

Je n’avais pas relu 1984 depuis mes 15 ans, je n’ai pas joué au jeu des 7 erreurs et j’ai trop d’admiration pour Josée Kamoun pour remettre son travail en question. Mais j’ai pris beaucoup de plaisir à relire 1984 dans cette traduction. Raphaëlle Leyris

Il m’a semblé y avoir plus de chaleur, de chair et de sentiments dans cette nouvelle traduction. Arnaud Laporte

"Scherbius (et moi)" d'Antoine Bello (Gallimard)

"Scherbius (et moi)" d'Antoine Bello (Gallimard)
"Scherbius (et moi)" d'Antoine Bello (Gallimard)

Présentation de la maison d'édition : «Scherbius n’est ni le premier imposteur ni la première personnalité multiple, il est le premier imposteur à personnalités multiples, une combinaison détonante que mon devoir consiste à stabiliser avant qu’elle n’explose.»
1977. Maxime Le Verrier, psychiatre, se donne pour mission de guérir Scherbius, un patient chez qui il a repéré un trouble de la personnalité multiple. Alors que le patient ne cesse de duper son analyste, la relation thérapeutique se transforme peu à peu en une liaison obsessionnelle, du cabinet médical jusqu’à la prison centrale de Saint-Martin-de-Ré en passant par les productions de Hollywood. Entre vérité et mensonge, raison et folie, leur dépendance se renouvelle au gré des variations infinies du psychisme de Scherbius.

L'avis des critiques : 

J’ai dévoré ce livre comme j’avais dévoré « Feu pâle » de Nabokov. L’astuce ici est que ce livre en contient 6 ! C’est un livre extrêmement drôle ! Laurent Nunez

L’idée de départ est bonne, Antoine Bello est malin, mais il surexplique au lecteur tous les codes utilisés par son personnage… C’est long et il ne fallait pas confier toute la narration à un personnage si vaniteux. Grégoire Leménager 

C’est un livre drôle, au fil des versions tout le monde entre dans la narration. C’est un livre intéressant sur qui est l’acteur du récit et sur la psychiatrie. Raphaëlle Leyris

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Programmation musicale : 

♫ The Klezmatics - Mazl Tov, Zeydns Tants

♫ Lennertz - B.O. Arnaque à la carte

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

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