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"Vies conjugales" de Bernard Quiriny, "Le voyage du canapé-lit" de Pierre Jourde, "Une complication, une calamité, un amour" de Véronique Bizot (© Electre)

Littérature : Vies conjugales, "un disciple de Marcel Aymé égaré dans la France d’aujourd’hui"

54 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute littéraire : "Le Voyage du canapé-lit" de Pierre Jourde (Gallimard) , "Vies conjugales" de Bernard Quiriny (Rivages), "Une complication, une calamité, un amour" de Véronique Bizot (Actes Sud). Enfin, un coup de coeur de Florent Georgesco.

"Vies conjugales" de Bernard Quiriny, "Le voyage du canapé-lit" de Pierre Jourde, "Une complication, une calamité, un amour" de Véronique Bizot (© Electre)
"Vies conjugales" de Bernard Quiriny, "Le voyage du canapé-lit" de Pierre Jourde, "Une complication, une calamité, un amour" de Véronique Bizot (© Electre)

"Le Voyage du canapé-lit" de Pierre Jourde (Gallimard)

"Le voyage du canapé-lit" de Pierre Jourde (© Electre)
"Le voyage du canapé-lit" de Pierre Jourde (© Electre)

Présentation de la maison d'édition : 

Mal aimée par une mère avare et dure, sa fille unique, à la mort de celle-ci, hérite d’un canapé-lit remarquablement laid. Elle charge ses deux fils et sa belle-fille de transporter la relique depuis la banlieue parisienne jusque dans la maison familiale d’Auvergne. Durant cette traversée de la France en camionnette, les trois convoyeurs échangent des souvenirs où d’autres objets, tout aussi dérisoires et encombrants que le canapé, occupent une place déterminante. À travers l’histoire du canapé et de ces objets, c’est toute l’histoire de la famille qui est racontée, mais aussi celle de la relation forte et conflictuelle entre les deux frères.
Un récit hilarant, parfois féroce dans la description des névroses familiales, plein de tendresse bourrue, de hargne réjouissante, d’érudition goguenarde.

L'avis des critiques : 

C’est un livre qui sollicite du lecteur une constante attention, un peu comme un bateleur ou un bonimenteur qui veut en permanence attirer, fasciner son auditoire. Il le fait avec une authentique maestria. Etienne de Montety 

Pierre Jourde est une sorte d’écrivain capricieux qui s’amuse avec la littérature. Il nous rappelle qu’elle est amusement et une manière de délier les choses, d’aller au hasard. Florent Georgesco 

C’est un auteur dont on sent que, non seulement, il aime les mots mais il en a besoin. Il en utilise beaucoup. Il nous parle constamment. C’est assez compliqué de le suivre, d'autant plus compliqué que sous couvert de petites blagues, l’auteur est quand même très érudit. Jean-Christophe Brianchon 

"Vies conjugales" de Bernard Quiriny  (Rivages)

"Vies conjugales" de Bernard Quiriny (© Electre)
"Vies conjugales" de Bernard Quiriny (© Electre)

Présentation de la maison d'édition : 

Une course forcenée organisée par la fantasque association des sédentaires de Paris, un couple de retraités qui découvre la notion toute relative de propriété privée sur les îles paradisiaques de Tihamotu, une exposition sans œuvre d’art, une femme qui rajeunit puis vieillit selon les heures, cinq petits sosies machiavéliques qui terrorisent le personnel et les autres élèves de leur école communale, un grand romancier qui réalise des interviews posthumes, des objets inanimés qui prennent vie, un village entier dont la population a mystérieusement cessé de mourir, et, au contraire, un exode massif et inexpliqué d’individus regagnant leur lieu de naissance pour y rendre l’âme… 

L'avis des critiques : 

On plonge très vite dans des univers à la fois très réalistes et en même temps qui s’avèrent glisser, au fil des mots et des pages, vers un surréalisme absurde très souvent assez drôle. Jean-Christophe Brianchon 

Il y a toute une réflexion sur l’écriture, le monde littéraire, la préface, les dédicaces faite avec une virtuosité incroyable et un sens de la variété inouï. Cela donne une lecture très vive et réjouissante pour le lecteur. Etienne de Montety 

Un des charmes de son oeuvre et une de ses grandes singularités est cette impossibilité d’y trouver une unité. 

"Une complication, une calamité, un amour" de Véronique Bizot (Actes Sud)

"Une complication, une calamité, un amour" de Véronique Bizot (© Electre)
"Une complication, une calamité, un amour" de Véronique Bizot (© Electre)

Présentation de la maison d'édition : 

Une grande maison vide, un mort, un mystère. Et pas une goutte de sang, pas un suspect. Quelqu'un qui regarde, quelqu'un qui voit tout. Un tueur, commandité par d'inflexibles services secrets, qui se heurte à la fatalité de l'amour. Une histoire où, sur fond de campagne française et de lande écossaise, Véronique Bizot avance en romantique masquée.

L'avis des critiques : 

A la fin de ce livre, j’ai eu affaire à une auteure qui a un univers et dont je ne comprends quasiment pas le projet. J’ai beaucoup aimé ce livre mais je n’ai pas réellement compris son désir de nous l’écrire. Je trouve ça fascinant. Je n’ai qu’une seule envie c’est qu’elle en écrive un autre. Jean-Christophe Brianchon 

La maîtrise formelle est évidente et assez séduisante. Mais il est vrai que l’auteure reste un peu à l’extérieur de son récit. On ne peut pas dire que ce soit un livre qui ait beaucoup de charme. (…)  En le refermant, je me suis demandé si je m’étais attaché aux personnages qui ne parlent peut-être pas assez avec leur coeur. Etienne de Montety 

>> LE COUP DE CŒUR DE FLORENT GEORGESCO : "Comment j'ai tué son père" de Martin Hirsch (Stock)

"Comment j'ai tué son père" de Martin Hirsch (© Electre)
"Comment j'ai tué son père" de Martin Hirsch (© Electre)

Présentation de la maison d'édition : 

Imaginez que vous vous réveillez un matin, vous allumez la radio, vous entendez que vous êtes un assassin, que vous avez tué une personne dont vous ne soupçonniez pas même l’existence. Quelle est l’arme de votre crime ? L’instrument
de lutte contre la pauvreté que vous avez créé, dix ans plus tôt, contre vents et marées. Qui est l’accusateur ? Un jeune écrivain à succès dont vous aviez jusqu’alors apprécié les premiers ouvrages.
C’est ce qui est arrivé à l’auteur, au printemps 2018. Martin Hirsch a choisi de riposter par un roman original et une fausse légèreté. En prenant le ton d’une confession et en utilisant les ressorts d’un thriller, avec comme décor le Café de l’Avenir à Ruchicourt et le rond-point du Sacré René, il nous propose de revisiter la création du RSA et l’acte de naissance des gilets jaunes. Et dans l’histoire, la victime n’est peut-être pas celle qu’on croit.

Quand le tract vient dans la littérature, il est sidérant de voir que Martin Hirsch, un homme de dossiers, a beaucoup plus de finesse à apporter qu’un écrivain dans le regard sur les choses et la vie des gens. Florent Georgesco

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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