LE DIRECT

Littérature: Les désarçonnés et Gains

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, La Dispute portera sur la rentrée littéraire avec les critiques suivants:

-Nathalie Crom (Télérama)

-Philippe Delaroche (Lire)

-Laurent Nunez (Magazine Littéraire)sur les livres suivants:

-Les Désarçonnés , Pascal Quignard (Grasset)

Nathalie Crom:

J’aime les différentes lectures que l’on peut avoir dans Les Désarçonnés. Il y a une variété des genres passionnante avec des réflexions sur la mythologie et la philosophie. On ne sait jamais dans quel registre on est. C’est un livre sur la chute métaphorique et la façon dont on s’en relève. De plus, il nous propose une nouvelle définition de la solitude.

J’apprécie sa façon d’affirmer les choses.

Arnaud Laporte : L'effet que me produit Pascal Quignard, c'est qu'il arrive à rendre ses lecteurs plus intelligents. C'est une chose assez rare.

Philippe Delaroche: Pascal Quignard est un grand prosateur. Je suis sensible au plaisir de lecture. Mais il use d'un ton péremptoire qui donne parfois envie de lever la main, de hasarder une objection … Impossible ! Fragments et raccourcis se succèdent sans relâche, d'où une certaine frustration. Quignard demeure fidèle à son leitmotiv : l’effroi.

-Gains , Richard Powers (Cherche-Midi)

Nathalie Crom:

Je trouve les romans de Richard Powers très brillant.

Le fil narratif historique m’a beaucoup plu. Il arrive à poser des questions identitaires sur les États-Unis et leurs Histoire.

Arnaud Laporte: On comprend très vite que, pour Powers, le capitalisme à son stade le plus avancé contamine aussi bien les corps que les esprits.

Philippe Delaroche: Je me demande parfois si Richard Powers n’est pas trop tenu par son "capital" documentaire. Les messages publicitaires qui ponctuent régulièrement les deux récits produisent un effet almanach ; ils n’apportent rien de particulier. Cela trahit une faiblesse. Néanmoins, j’ai aimé le livre qui a un certain humour. J’espérais être surpris par l’écriture ; elle s'avère très monotone, très posée.

Les coups de coeur :

Nathalie Crom :

-Oh..., Philippe Dijan (Gallimard)

Il raconte une histoire qui ne peut être que racontée par lui. Il a une façon d’orchestrer, de monter des intrigues de façon électrique. On dévore le livre, ça va très vite et c’est très contemporain. C’est une vraie méditation sur le mal, sur le démon.

Laurent Nunez :

-Le Manteau de Proust , Lorenza Foschini (La Table Ronde)

Ce n'est pas un livre d'écrivain. C'est une enquête très bien menée. Ce livre est passionant.

Bien sûr, la revue de presse littéraire d'Antoine Guillot: Pornographie pour maman.

Et le coup de fil de Seham Boutata à l'écrivain Croate Vélibor Colic , invité au Festival Est-Ouest à Die dans la Drôme.

Pastille introductive: Alain ROBBE-GRILLET.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......