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"Malamorte" © JC Lattès, "La Route de nuit" © Actes Sud

Littérature : La Route de nuit, "un exercice de style un peu long"

55 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute littéraire: "Malamorte" d'Antoine Albertini (JC Lattès), "La Route de nuit" de Laird Hunt (Actes Sud) et un Petit Salon de Lucile Commeaux. Enfin, un coup de coeur de Grégoire Leménager pour "Oublier Klara” d’Isabelle Autissier (Stock).

"Malamorte" © JC Lattès, "La Route de nuit" © Actes Sud
"Malamorte" © JC Lattès, "La Route de nuit" © Actes Sud

"Malamorte" d'Antoine Albertini (JC Lattès) 

"Malamorte" d'Antoine Albertini © JC Lattès
"Malamorte" d'Antoine Albertini © JC Lattès

Extrait : «  C’est sur mon bureau qu’échouent les dossiers dont personne ne veut, les cadavres qui ne feraient pas lever un sourcil à un gratte-papier des chiens écrasés, les victimes anonymes des crimes d’après boire, les vies gâchées pour rien, les destins lacérés des assassins et de leurs victimes confondus dans la même misère, dans la came, dans le vice, dans les jalousies morbides carbonisant des générations entières au fond d’un taudis en bordure de la Nationale.  »

L'avis des critiques : 

L’intrigue est très complexe, le style efficace. Antoine Albertini joue avec tous les clichés et s’amuse avec la forme du roman noir. Grégoire Leménager 

Ce livre m’a fait penser au travail de Leonardo Padura où l’intrigue n’a absolument aucune importance. Les clichés du livre policier et le style assez daté sont toujours efficaces. J'ai retrouvé à travers cette lecture le plaisir superficiel de l’enquête du roman noir. Arnaud Laporte 

Il y a énormément de clichés. Et dans la volonté de dénouer le clichés, j’ai vu une forme de systématisme et de noirceur un peu plaquée et factice. L’effet de retournement est déjà vu. En revanche, le décor qui veut défaire le paysage corse traditionnel, est assez intéressant.  Romain de Becdelievre

J’ai trouvé ce roman d’une simplicité et d’un systématisme ennuyeux. Rien n’est très saillant et le style est plutôt daté. La résolution finale n’a pas réussi à me faire dépasser cette impression de déjà-vu. Lucile Commeaux 

"La Route de nuit" de Laird Hunt (Actes Sud)

"La Route de nuit" de Laird Hunt © Actes Sud
"La Route de nuit" de Laird Hunt © Actes Sud

Présentation de la maison d'édition : Indiana, 1930. Ottie Lee, petite fille à l’enfance tourmentée, est devenue cette grande rousse plantureuse d’une beauté provocante, coincée entre un patron lubrique aux manières brutales et un mari jadis séduisant qui n’a d’yeux que pour la truie qu’il élève. Un soir d’été, elle embarque avec les deux hommes pour une odyssée à travers la campagne, direction Marvel, où ils entendent grossir les rangs de la foule chaotique qui se presse, pleine de ferveur, pour assister au lynchage de trois jeunes Noirs.
À l’autre bout de la route, dans le camp opposé, Calla Destry, une jeune métisse de seize ans qui aspire désespérément à échapper à la violence et à retrouver l’amant qui lui a promis une vie nouvelle, se dirige également vers Marvel, un vieux pistolet de l’armée dissimulé dans son panier, bien résolue à tenter l’impossible pour arrêter les lyncheurs.

L'avis des critiques : 

Un roman américain historique et mystérieux. La manière de circuler autour d'une image, cette structure de road-trip ou de road-book travaillant sur la perte est assez impressionnante. Romain de Becdelievre

« La Route de nuit » est assez passionnante par ses anecdotes, sa première partie particulièrement réussie. (…) Il y a en revanche un côté très exercice de style. On sent le travail de son auteur. Lucile Commeaux 

il y a une tension formidable au début. Elle disparaît ensuite dans la seconde partie. C’est un exercice de style un peu long. Grégoire Leménager 

J'étais plutôt pris par le début de ce roman, puis une forme de lassitude s'est installée. il y a quelque chose de très artificiel dans les deux dernières parties. Arnaud Laporte

LE COUP DE COEUR DE GREGOIRE LEMENAGER : "Oublier Klara” d’Isabelle Autissier (Stock)

"Oublier Klara” d’Isabelle Autissier © Stock
"Oublier Klara” d’Isabelle Autissier © Stock

Présentation de la maison d'édition : Mourmansk, au Nord du cercle polaire. Sur son lit d’hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient en vie : alors qu’il n’était qu’un enfant, Klara, sa mère, chercheuse scientifique à l’époque de Staline, a été arrêtée sous ses yeux. Qu’est-elle devenue ? L’absence de Klara, la blessure ressentie enfant ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils Iouri. Le père devient patron de chalutier, mutique. Le fils aura les oiseaux pour compagnon et la fuite pour horizon. Iouri s’exile en Amérique, tournant la page d’une enfance meurtrie.
Mais à l’appel de son père, Iouri, désormais adulte, répond présent : ne pas oublier Klara ! Lutter contre l’Histoire, lutter contre un silence. Quel est le secret de Klara ? Peut-on conjurer le passé ?
Dans son enquête, Iouri découvrira une vérité essentielle qui unit leurs destins. Oublier Klara est une magnifique aventure humaine, traversé par une nature sauvage.

Il y une écriture au premier degré extrêmement efficace. La réflexion sur la nature humaine, les rapports entre l'homme et la nature est assez fine. C'est un très bon roman. Grégoire Leménager 

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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