LE DIRECT
Philip Roth en 1999

Littérature: Némésis et Les quatres livres

57 min
À retrouver dans l'émission

Philip Roth clôt sa brillante carrière avec une tétralogie.

Philip Roth en 1999
Philip Roth en 1999 Crédits : Pascal Parrot - Getty

Ce soir, la Dispute traitera de l'actualité littéraire avec les critiques suivants:

  • Daniel Martin  (La Montagne)- Nathalie Crom  (Télérama)- Emily Barnett  (Les Inrockuptibles)sur les romans suivants:

- Némésis , Philip Roth (Gallimard) - Daniel Martin :

J’ai trouvé ce livre formidable. Il travaille sur cette Amérique des « braves gens ».

Il assure un regard de distance sur cette jeunesse.

  • Nathalie Crom:

C’est une méditation très profonde sur la fatalité, le hasard. La contingence gouverne les êtres.

Philip Roth est excellent dans ce registre et dans ce cycle. Il épouse un mouvement qui s’apparente à celui de Toni Morrisson. - Emily Barnett: 

C’est un livre très resserré emprunt d’une grande douceur et d’une noirceur résignée. C’est une tragédie à sec et épurée.

Philip Roth a retrouvé un nouveau souffle. Il y a l’acceptation d’une absurdité de ce qu’il appelle : « la tyrannie de la contingence ». La grande force du livre, c’est de nous délivrer un message, celui de la soumission à l’instance du hasard.

Arnaud Laporte: 

Le roman est construit dans une économie de moyen mais avec une grande richesse. Ce n’est pas impressionniste mais une sorte de « all-over ». Chaque page nourrit les précédentes et la vision d’ensemble.

- Les quatre livres , YAN Lianke (Picquier) - Daniel Martin :

*C’est son livre le plus abouti et le plus ambitieux. Je recommande aux lecteurs néophytes de lire en premier : * Songe à mon père avant de lire

*La partie documentaire est forte et transcendée. Il y a la fois une dimension littéraire et documentaire. *

Cet auteur est magistral.

  • Nathalie Crom:

C’est un geste romancier car YAN Lianke n’a pas vécu ces évènements.

Ce livre est réaliste parfois même de façon insoutenable. Il y a une montée en puissance de la terreur au fil du roman assez effroyable. On ne sait plus si on est dans le réalisme ou dans la fable et c’est pour cette raison que je trouve ce livre très beau.  - Emily Barnett: 

Il y a un réel équilibre entre une dimension allégorique et réaliste.

J’ai été touchée par ce rapport extrêmement fort au réel. Le point de départ de ce livre est un choc et on le ressent très bien.

Il décrit parfaitement le système du camp, les violences et la configuration de cet endroit.

*J’ai été impressionnée. *

  • Arnaud Laporte: 

Il y a quelque chose de l’ordre de la fable, renforcé par la façon dont YAN Lianke nomme les personnages. Ce qu’il raconte est très proche de la réalité et pourtant, je n’ai pas été sensible à la langue de Lianke. Il m’a mis à distance des évènements atroces relatés.

Les coups de cœurs: Nathalie Crom: - Conte à rebours , Nick Flynn (Gallimard)

C’est le second livre de cet auteur. Je l’ai lu comme un livre en miroir, comme le second volet d’un dyptique.

C’est une méditation sur la transmission, sur la biographie de ses parents. Il interroge le monde dans lequel son enfant va naître.

Il est très fragile formellement par ces fragments qui se juxtaposent.

Emily Barnett - Baltimore , David Simon (Sonatine)

C’est le carnet de bord de près de 1000 pages d’un journaliste qui a passé près d’un an dans la brigade criminelle de Baltimore. C’est un document fascinant et parfois terrifiant.

C’est une œuvre clé pour comprendre la violence urbaine aux Etats-Unis.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d'Antoine Guillot: Rencontre avec le Chacal. 

Et le chronique mensuelle d'André Chabin. 

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......