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De gauche à droite : Nathalie Quintane (©Bamberger/P.O.L) - Edouard Louis (©Olivier Dion) - Martin Rueff et Italo Calvino (©Jacob Benayoune)

Littérature : "C’est un grand ouvrage de poésie sur la manifestation"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans La Dispute Edouard Louis signe un réquisitoire contre les politiques dont les décisions auraient détruit le corps de son père, Nathalie Quintane revient sur l'année 2016 et le mouvement Nuit debout, et "Le baron perché" d'Italo Calvino parait dans la nouvelle traduction de Martin Rueff.

De gauche à droite : Nathalie Quintane (©Bamberger/P.O.L) - Edouard Louis (©Olivier Dion) - Martin Rueff et Italo Calvino (©Jacob Benayoune)
De gauche à droite : Nathalie Quintane (©Bamberger/P.O.L) - Edouard Louis (©Olivier Dion) - Martin Rueff et Italo Calvino (©Jacob Benayoune)

"Qui a tué mon père" d'Edouard Louis (Seuil)

"Qui a tué mon père" d'Edouard Louis (Seuil)
"Qui a tué mon père" d'Edouard Louis (Seuil)

Présentation de la maison d'édition :

« L’histoire de ton corps

accuse l’histoire politique. »

Édouard Louis a publié deux romans, En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violence, qui ont été traduits dans une trentaine de langues.

L'avis des critiques :

Pointer le réel et les hommes politiques en littérature est un peu compliqué. Mais au milieu d’un amas de propos politiques simplistes, Édouard Louis trouve des phrases et des formules littéraires d’une beauté vraiment remarquable. Jean-Christophe Brianchon

Ce qui est dommage et révoltant, c’est cette forme d’exonération de la rupture avec le père. Sur le style c’est ni fait ni à faire, c’est indigent et dégoulinant de lyrisme. Lucile Commeaux

Édouard Louis a des schémas tout prêts pour écraser le réel. Il voit tout à travers une grille extrêmement simpliste au niveau de la politique. Il se moque du monde dans cette fin sous forme de tribune ! Florent Georgesco

"Un œil en moins" de Nathalie Quintane (P.O.L)

"Un œil en moins" de Nathalie Quintane (P.O.L)
"Un œil en moins" de Nathalie Quintane (P.O.L)

Présentation de la maison d'édition :

Il n’y a pas de révolte relative, de petite révolte, ni même de révolution défaite ou avortée et, pour reprendre le mot de Rimbaud, il n’y a que des révoltes logiques, exaltées ou effacées ensuite.
Ce livre part du mouvement, le mouvement d’il y a deux ans. Nathalie Quintane a voulu dire ce qui se passait parce qu’elle a tout de suite compris qu’on dirait ensuite qu’il ne s’était rien passé au printemps 2016.
Mais la chronique (ou le récit) s’est poursuivie au-delà : en Norvège, au Brésil, à Berlin – où la colère, et quelquefois la peur, résonnaient, semble-t-il, de la même façon qu’en France, Paris et province. Au-delà, c’est-à-dire aussi à l’automne 2016, avec le démantèlement de la « jungle » de Calais et ses répercutions, et puis les élections présidentielles, et puis Notre-Dame-des-Landes, et puis, et puis...
Ce livre parle du pays, de sa très ancienne myopie, et du paysage flou qu’il s’est mis sous les yeux et qu’il croit être la réalité.
Il raconte comment nous fûmes énucléés.
Il s’agit donc d’une chronique politique – grave, comique, et Nathalie Quintane l’espère, cruelle.

Paul Otchakovsky-Laurens voulait que ce livre, qui ne parle pas de mai 68, paraisse en mai 2018.

L'avis des critiques :

Il a fallu une grande occasion pour écrire un grand livre. C’est un ouvrage qui englobe plusieurs formes de militantismes et il laisse sur ces mouvements une impression douce-amère. C’est un grand ouvrage de poésie sur la manifestation. Je pense que Nathalie Quintane ne cherche pas à représenter un mouvement, elle se pose la question sur la manière d’occuper l’espace public. C’est un livre politique par sa langue ! Nathalie Quintane ne mène cependant aucune théorie. Lucile Commeaux

Ce livre c’est l’introduction de la politique comme pratique extérieure au texte. La densité de la question politique est pour moi, un ratage complet. J’ai eu le sentiment que tout est dissous dans une vaste évidence. Je ne lui reproche pas le vide, mais les choses parfois fausses ou exagérées qu’elle y met. Florent Georgesco

Elle décrit au quotidien ce qu’est de vouloir se révolter, elle propose une littérature qui s’adresse à nous, vivants. Ce livre permet à son lecteur de prendre conscience d’avoir fait partie d’une histoire. Jean-Christophe Brianchon

"Le baron perché" d'Italo Calvino - Nouvelle traduction de Martin Rueff (Gallimard)

"Le baron perché" d'Italo Calvino - Nouvelle traduction de Martin Rueff (Gallimard)
"Le baron perché" d'Italo Calvino - Nouvelle traduction de Martin Rueff (Gallimard)

Présentation de la maison d'édition : 

En 1767, à la suite d’une dispute avec ses parents au sujet d’un plat d’escargots qu’il refuse de manger, Cosimo Piovasco di Rondò, douze ans, décide de grimper au chêne du jardin familial et de ne plus en descendre. Loin de vivre en ermite, sautant de branche en branche et d’arbre en arbre, Cosimo s’élance à la découverte du monde : il étudie la philosophie, se passionne pour la politique, rencontre des bandits, connaît les joies et les peines d’amour. Et cela sans jamais reposer un pied sur terre, ni revenir sur sa résolution. Au-delà de ses aventures rocambolesques, Cosimo Piovasco di Rondò fait preuve d’une détermination qui l’amène à se soustraire du monde pour mieux le regarder : «Tout se passait comme si, plus il était décidé à rester caché dans ses branches, plus il sentait le besoin de créer de nouveaux rapports avec le genre humain.»
Paru en 1957, Le baron perché est le plus connu des trois volets qui composent le cycle Nos ancêtres – comprenant aussi Le vicomte pourfendu et Le chevalier inexistant. À travers un roman qui assume les apparences d’un conte philosophique, Italo Calvino rend hommage au siècle des Lumières et livre un texte débordant d’humour, d’imagination et d’originalité. Derrière le jeu littéraire, l’auteur poursuit la quête de l’homme contemporain, orientée vers la recherche d’une complétude perpétuellement menacée par les actions de la société.

L'avis des critiques :

Je trouve que cette nouvelle traduction de Martin Rueff est nettement meilleure que la première, beaucoup plus "dix-huitièmiste" et elle respecte davantage le texte de Calvino. Arnaud Laporte

La richesse du livre tient à ce rapport très intime et très profond à la nature. Cette nouvelle traduction est une merveilleuse occasion de relire ces livres que je n’avais pas ouvert depuis l’adolescence. C’est un imaginaire, si riche, qui appelle le mouvement du corps et il n’est pas le même selon nos âges. Florent Georgesco

Tous ces détails pratiques, cette façon d’organiser sa vie aux sommets des arbres, je trouve cela jubilatoire ! Lucile Commeaux

J’y ai trouvé bien moins de possibilités que je n’y avais trouvé plus jeune. En revanche j’y ai vu une dimension politique. Cependant je ne vois pas vraiment la nécessité de cette nouvelle traduction, elle participe à l’image de ce livre comme étant « un gentil conte philosophique pour adolescent » elle étire l’imaginaire par excès de langage. Jean-Christophe Brianchon

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Programmation musicale :

♫ James Horner – Titanic 

♫ Chick Korea – Noon Song

♫ Giovanni Mirabassi – Bella Ciao

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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