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Littérature : spéciale prix littéraires

1h
À retrouver dans l'émission

Ce soir nos critiques Daniel Martin du journal La Montagne , Etienne Montéty du Figaro et Emily Barnett des Inrockuptibles se font face dans une Dispute spéciale prix littéraires
L'Invité(e) de la Dispute est cette semaine l'écrivain et dramaturge Christine Montalbetti

  • Prix Goncourt attribué à Lydie Salvayre pour Pas pleurer , aux éditions du Seuil
Couverture Pas pleurer Lydie Salvayre
Couverture Pas pleurer Lydie Salvayre

Deux voix entrelacées. Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l’Église catholique contre les « mauvais pauvres ». Son pamphlet, Les Grands Cimetières sous la lune, fera bientôt scandale. Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui, soixante-quinze ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne, jours que l’adolescente qu’elle était vécut avec candeur et allégresse dans son village de haute Catalogne. Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent, comme enchantées par l’art romanesque de Lydie Salvayre, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, portées par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée.

Note de l'éditeur

  • Prix Médicis attribué à Antoine Volodine pour Terminus radieux , également aux éditions du Seuil
Terminus Radieux
Terminus Radieux Crédits : Antoine Volodine - Radio France

Taïga sombre et immense, steppes infinies… La scène se passe d’abord après l’irradiation complète de la Sibérie et l’écroulement de la Deuxième Union soviétique, puis des siècles plus tard. La région, dévastée par des accidents nucléaires, est à jamais inhabitable. Entourés de paysages grandioses, des soldats fantômes, des morts vivants et d’inquiétantes princesses s’obstinent à poursuivre le rêve soviétique. Désormais le centre du monde a un nom, Terminus radieux, un kolkhoze dont la pile atomique s’est enfoncée sous terre. Solovieï, le président du village, met ses pouvoirs surnaturels au service de son rêve de toute-puissance : vie et mort, amour éternel, renaissance. Assisté par l’immortelle Mémé Oudgoul, il règne en maître sur le destin des hommes et des femmes qui ont atterri là. Non loin du kolkhoze passe une voie ferrée où circule un unique convoi, toujours le même. Prisonniers et militaires cherchent en vain le camp où leur errance prendra fin. Mais, là encore, Solovieï ordonne l’histoire. Il leur faudra attendre des milliers d’années pour que s’éteigne sa présence dans leur cauchemar.

Note de l'éditeur

-Pris Fémina remis à Yanick Lahens pourBain de lune, paru chez Sabine Wespieseréditeur

Bain de lune
Bain de lune Crédits : Yanick Lahens

Après trois jours de tempête, un pêcheur découvre, échouée sur la grève, une jeune fille qui semble avoir réchappé à une grande violence. La voix de la naufragée s’élève, qui en appelle à tous les dieux du vaudou et à ses ancêtres, pour tenter de comprendre comment et pourquoi elle s’est retrouvée là. Cette voix expirante viendra scander l’ample roman familial que déploie Yanick Lahens, convoquant les trois générations qui ont précédé la jeune femme afin d’élucider le double mystère de son agression et de son identité.Les Lafleur ont toujours vécu à Anse Bleue, un village d’Haïti où la terre et les eaux se confondent. Entre eux et les Mésidor, devenus les seigneurs des lieux, les liens sont anciens, et le ressentiment aussi. Il date du temps où les Mésidor ont fait main basse sur toutes les bonnes terres de la région.Quand, au marché, Tertulien Mésidor s’arrête comme foudroyé devant l’étal d’Olmène (une Lafleur), l’attirance est réciproque. L’histoire de ces deux-là va s’écrire à rebours des idées reçues sur les femmes soumises et les hommes prédateurs. Note de l'éditeur

  • P rix Renaudot remis à David Foenkinos pour Charlotte , paru chez Gallimard
Couverture Charlotte David Foenkinos
Couverture Charlotte David Foenkinos

« Pendant des années, j’ai pris des notes. J’ai cité ou évoqué Charlotte dans plusieurs de mes romans. J’ai tenté d’écrire ce livre tant de fois. Entre chaque roman, j’ai voulu l’écrire. Mais je ne savais pas comment faire. Devais-je être présent ? Devais-je romancer son histoire ? Quelle forme cela devait-il prendre ? Je n’arrivais pas à écrire deux phrases de suite.Alors, je me suis dit qu’il fallait l’écrire comme ça. »

Vous avez bien sûr rendez-vous avec Antoine Guillot pour la revue de presse culturelle
Nous passerons ce soir un coup de fil à Jean Teulé, président de la 33e Foire du Livre de Brive, qui se déroule du 7 au 9 novembre
Retrouvez également les choix cinéma de notre invitée de la semaine, Christine Montalbetti :

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