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Littérature : Un oiseau dans la maison, Oeuvre érotique et Le palais de verre

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir La Dispute portera sur l'actualité littéraire avec les critiques suivants :

  • Laurent Nunez (Magazine Littéraire)

  • Daniel Martin (La Montagne)

- Etienne de Montéty (Le Figaro)

A propos des livres :

- Un oiseau dans la maison , de Margaret Laurence(ed. J Losfeld)

La Pitoune , Les Maringouins.

Margaret Laurence
Margaret Laurence Crédits : John Reeves

Etienne de Montéty : "C'est un livre qu'on ouvre timidement, un peu machinalement mais qu'on referme avec un sentiement de profond enrichissement, d'installation dans un univers. C'est très fort."

Laurent Nunez : "J'ai été un peu déçu stylistiquement, mais c'est très intéressant. On découvre la construction des gens par les yeux des enfants qui n'ont pas encore de passé."

Daniel Martin : "Je l'ai lu comme un roman et non comme un ensemble de nouvelles. Je suis toujours aussi surpris de voir la place que prend la guerre de 14 dans la littérature canadienne."

Arnaud Laporte : "C'est un livre qui n'a l'air de rien, y compris stylistiquement, mais qui agit profondément."

- Oeuvre érotique , de Pierre Louÿs(ed. Robert Laffont)

Les amis de Monsieur , Barbara.

Pierre Louÿs
Pierre Louÿs Crédits : Henri Bataille - Radio France

Daniel Martin : "Erotique ou pornographique ? Je dirais plutôt pornographique, dans ce que ça a de plus vert, d'assez tonique. Je trouve très bien qu'on puisse célébrer cette oeuvre en "Bouquins", à une époque où on vit un retour de la pudeur. Je ne peux pas dire que j'ai trouvé à ce livre des qualités littéraires extraordinaires, mais il m'a beaucoup fait rire."

Laurent Nunez : "C'est impressionant. Il y a une joie incroyable. On découvre un touche à tout : poèmes, pièces de théâtre, confessions, mémoires, et le manuel de civilité que l'on connaissait déjà. Ce n'est pas fait pour échauffer nos esprit mais pour nous choquer. Il y a presque un principe bataillen pour voir jusqu'où on peut embêter le lecteur avant qu'il ne lâche le livre."

Etienne de Montéty : "Au bout de quelques pages, il ya une forme de lassitude. La lecture au long court est un peu difficile. En revanche, on peut tout à fait picorer dedans. Il y a un art de la parodie qui est merveilleux. Il y a aussi tous les clichés de l'époque. mais c'est une curiosité gaillarde et coquine."

Arnaud Laporte : "Je me demande si le titre est adapté... "Oeuvre érotique", peut-être qu'"Oeuvre pronographique" conviendrait mieux ?"

- Le palais de verre , de Simon Mawer (ed. le Cherche Midi)

Fluorescence , Colin Baldry et Tom Kane.

Simon Mawer
Simon Mawer Crédits : Rocco Rorandelli

Laurent Nunez : "C'était une vraie surprise. C'est un très bon livre qui raconte le rêve un peu fou de ce couple qui pense que la transparence est le propre du bonheur. Le vrai problème que pose le livre c'est : peut-on habiter devant les yeux de tout le monde ? Ce couple va très vite s'apercevoir que non puisque le fascisme va monter."

Daniel Martin : "J'ai aussi été agréablement surpris car on a l'impression que tout est joué dans les premières pages. Que reste-t-il de cette époque hormis ces initiatives, ces innovations, musicales, littéraires,... ?

Etienne de Montéty : "C'est le lieu du bonheur qu'ils ont essayé de se construire de manière un peu artificielle, et de préserver. J'ai trouvé un lien avec le livre de Margaret Laurence, où les maisons jouent un rôle très intéressant. Un bémol : il y a de grandes naïvetés narratives."

Arnaud Laporte : "Stylistiquement, ce n'est pas bouleversant."

Bien sûr la revue de presse littérature du jour, par Antoine Guillot.

Et la revue de presse mensuelle d'André Chabin

Pastille : Robert Merle.

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