LE DIRECT

Musique actuelle: The Golden Age de Woodkid et Change becomes Us de Wire

1h
À retrouver dans l'émission

Ce soir La Dispute s’intéresse au spectacle vivant en présence des critiques suivants :

  • Olivier Lamm (The Drone)

  • Véronique Mortaigne (Le Monde)

  • Christophe Conte (Les Inrockuptibles)

Seront abordés les albums suivants :

-The Golden Age de Woodkid chez P.I.A.S.

Woodkid - The golden Age
Woodkid - The golden Age

Un jeune homme encombre pas mal les colonnes des journaux et des magazines, c'est Yoann Lemoine, plus connu sous le nom de Woodkid.C’est comme réalisateur de clip qu’il s’est d’abord fait connaître, pour Katy Perry, Taylor Swift, Nolwenn Leroy, Rihanna et surtout Lana Del Rey.Et puis, compositeur et chanteur lui-même, il a serti un EP, au sein duquel se trouve « Iron », présent également sur ce premier album, qui s’est fait remarquer tant par sa musique que par son clip.Accueil très mitigé dans la presse concernant ce premier album de Woodkid, qui en agacent certains, en fascinent d’autres.

Dans les Inrockuptibles, c’est tapis rouge. En plus de la Une : « Woodkid. Prodige pop », l’article de Pierre Siankowski s’ouvre ainsi : « The Golden Age » sera l’un des chocs de l’année 2013. Un disque qui fascine dès sa première écoute. On y trouve tout : la joie, les larmes, l’envie, la mélancolie, la force. On y découvre surtout un homme au talent rare !"

A l’autre bout du spectre critique, notre camarade en Dispute Hugo Cassavetti parle d’un "assemblage pompiers de génériques de péplums, d’emprunts et de recyclage, du catalogue de Depeche Mode, Ultra Vox et surtout, Art of Noise . Sans oublier, poursuit Hugo, un écho d’Anthony and the Johnsons. Mais sans la voix. Autant dire Miles Davis sans la trompette, Jimi Hendrix sans les doigts."

Je ne résiste pas aussi à citer quelques mots de Nicols Hungemuth dans le Figaro Magazine : « Au mieux, on dirait du Divine Comedy enregistré en 16 tours, au pire, du Lana Del Rey qui aurait changé de sexe ».Nicolas Hungemuth avait ouvert son article consacré à Woodkid en citant « Public Enemy, le plus grand groupe de rap, écrit-il, qui a enregistré, il y a longtemps un morceau devenu un classique « Don’t believe the hype ». Ne croyez pas la tendance. Le conseil est à suivre plus que jamais", écrit Nicolas Hungemuth.

Arnaud Laporte

-Change becomes Us de Wire chez Pink Flag/Differ-ant.

Wire est un groupe qui compte sans doute parmi les plus influents dans l’histoire de la musique des 40 dernières années.C’est en effet au mitan des années 70 que Wire s’est formé, enchaînant trois disques que j’ai toujours continué à écouter : « Pink Flag » sorti en 1977, « Chairs Missing », en 1978, et « One fifty Four », en 1979. Un tiercé impeccable, qui voit en deux ans un groupe issu du punk inventé la new wave et la cold wave.

Après une première séparation, Wire se retrouve en 1985 avec un goût affirmé pour l’électro, puis après un album en 1991 reste en sommeil en tant que groupe jusqu’à l’an 2000, chacun des musiciens menant des activités de son côté.Un nouvel album sort en 2003, puis le guitariste Bruce Gilbert quitte le groupe.« Object 47 », en 2008, et surtout « Red Barked Tree », en 2011, montrent bien que Wire n’est pas mort !

Le nouvel album s’intitule « Change Becomes Us », et s’origine dans des maquettes et démos enregistrées en 1979 et 1980, que Wire a ressorti des tiroirs, pour les reprendre le plus souvent de fond en comble, même si savoir cela explique le parfum actuel et ancien en même temps exhalé par cet album.

Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœurs :

de Véronique Mortaigne:

Psycho Tropical Berlin
Psycho Tropical Berlin Crédits : Elzo Durt

C’est leur premier album. Ca m’a fait rire, ça m’a fait du bien. Il y a très longtemps que je n’ai pas trouvé une bouffée d’oxygène comme ça. Ils mélangent tout, ils sont très jeunes, ils ont 21-22 ans. Les deux membres fondateurs viennent de Biarritz, ils se sont fait connaître par de la musique surf qui n’est pas du tout du surf. Ils mélangent de la guitare surf, de l’électro… Ils ont surtout une énergie formidable. C’est la nouvelle génération qui fait tout : ils sont éditeurs, ils font des films, ils vont à Berlin, ils ont fait une grande tournée à Los Angeles, à San Francisco et à New York tous seuls, et ça se sent dans leur musique.

Véronique Mortaigne

de Christophe Conte :

- Overgrown de James Blake chez Mercury.

Overgrown
Overgrown

James Blake est anglais, il vient de la scène du dubstep, mais s’en est extirpé assez vite pour devenir un visage dans cette scène particulièrement anonyme. Avec ce deuxième album, sa musique gagne beaucoup en substance, en intelligence, en mélodie, en émotion. Son premier album était à moitié beau, il m’endormait un peu mais celui-là est vraiment très beau. Il y a beaucoup d’âme et de chair derrière cet album.

Christophe Conte

Sans oublier, l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot.

Et le coup de fil passé à Benoît Thiebergien, directeur du festival Détours de Babel qui a lieu à Grenoble du 2 au 20 avril.

Pastille introductive : Colin NEWMAN , chanteur de Wire .

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......