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"Ariane et Barbe Bleue" © Mirco Magliocca, "Le testament de la Tante Caroline" © Pierre Michel, Sandrine Piau © Sandrine Expilly

Musique : Si j’ai aimé, "Sandrine Piau est au sommet de son art"

55 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute consacrée à la musique classique : “Ariane et Barbe Bleue” disponible sur Culturebox “Le Testament de la Tante Caroline” à l'Athénée et le disque “Si j’ai aimé” de Sandrine Piau (Alpha). Enfin, un coup de coeur pour “Les Silencieux” de Laurent Vilarem (Aedam Musicae).

"Ariane et Barbe Bleue" © Mirco Magliocca, "Le testament de la Tante Caroline" © Pierre Michel, Sandrine Piau © Sandrine Expilly
"Ariane et Barbe Bleue" © Mirco Magliocca, "Le testament de la Tante Caroline" © Pierre Michel, Sandrine Piau © Sandrine Expilly

“Ariane et Barbe Bleue” jusqu'en juillet 2020 sur France.tv

« Ariane et Barble-Bleue ». © Mirco Magliocca
« Ariane et Barble-Bleue ». © Mirco Magliocca

De Paul Dukas

Direction musicale : Pascal Rophé           Mise en scène : Stefano Poda

Présentation officielle : Paul Dukas, compositeur au perfectionnisme hors du commun n’a réalisé qu’un seul opéra : « Ariane et Barbe-Bleue ». Découvrez-le sur la scène du Théâtre du Capitole de Toulouse mis en valeur par un casting non moins exigent : Sophie Koch, Vincent Le Texier, Eva Zaïcik, etc.
L'intrigue créée en 1907 à Paris à partir d'un livret de Maurice Maeterlinck, l'opéra en trois actes ou conte musical "Ariane et Barbe-Bleue" mis en musique par Paul Dukas (1865-1935) raconte les aventure d'Ariane, dernière et sixième épouse de Barbe-Bleue. Un jour, son mari lui confie sept clefs tout en lui interdisant formellement d'en utiliser une. Ariane, intriguée, découvre que cette septième clef ouvre une porte qui renferme... les cinq précédentes femmes de Barbe-Bleue. Il faut les délivrer ! L'héroïne se lance alors dans une opération de sauvetage mais se heurte à une certaine résistance. Et pas forcément de celui que l'on croit.

L'avis des critiques : 

Stefano Poda apporte une réponse très convaincante au défi que pose ce théâtre symboliste très difficile à mettre en scène (…) Il y a une proposition visuelle qui colle parfaitement à la langue de Maurice Maeterlinck et aux problématiques de cet ouvrage. Emmanuel Dupuy

Une production fascinante même si j’ai quelques réserves sur la relecture du livret. La scénographie est un travail d’esthète. (...) Il y a, dans la direction, un travail sur les références stylistiques sans que cela écrase la partition. Charles Arden 

Il n’y a pas vraiment de mise en scène. Ce n’est que de l’esthétisme. Je me suis un peu ennuyé. J’ai l’impression que toutes les créations de Stefano Poda se ressemblent. Laurent Bury 

“Le Testament de la Tante Caroline”jusqu’au 13 juin au Théâtre de l'Athénée

"Le testament de la tante Caroline" © Pierre Michel
"Le testament de la tante Caroline" © Pierre Michel

Opérette en un acte d'Albert Roussel

Mise en scène de Pascal Neyron           Direction musicale de Dylan Corlay

Présentation officielle : Seule opérette d'Albert Roussel, ceTestament a la musique élégante et au livret grinçant s'amuse des immuables noirceurs testamentaires...

Seul opéra achevé d’Albert Roussel, ce Testament scabreux de 1932 fut créé en tchèque à Olomouc – où il dérouta le public –, puis repris quelques années plus tard à l’Opéra-Comique – où quelques spectateurs écrivirent au ministre que soit retiré de l’affiche ce “spectacle déplacé”. Déplacé, vraiment ? Rien ne vieillit mieux que les immuables noirceurs testamentaires, où les histoires d’argent et de famille s’unissent souvent pour le pire. L’occasion pour le compositeur de concocter “une sorte d'opéra bouffe dont les personnages sont complètement grotesques et devraient être joués sans crainte d'exagérer leurs effets”, et que la jeune compagnie des Frivolités livre aujourd’hui aux turpitudes particulières du XXIesiècle.

L'avis des critiques : 

Une très grande joie. L’orchestration et l’écriture vocale sont très complexes. C’est une musique qui exige beaucoup des interprètes et le spectacle est dirigé de façon assez précise et énergique. C’est tout à fait convaincant. Emmanuel Dupuy 

On a la richesse des timbres et la profondeur de l’interprétation. Cette version concentrée en un acte est très bien. Les chanteurs qui jouent et chantent sont remarquables. Charles Arden

C’est une pièce de boulevard transfigurée par la musique et la mise en scène. Le travail de Pascal Neyron arrive à faire rejaillir tout ce qu’il y a d’excessif. J’ai passé un excellent moment. Laurent Bury

“Si j’ai aimé” de Sandrine Piau (Alpha)

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Avec Julien Chauvin et le Concert de la Loge

Présentation officielle : Après un premier récital chez ALPHA avec Susan Manoff, Chimères (Alpha  397), qui a remporté tous les suffrages (Diapason d’Or de l’année, Choc de l’année, Gramophone Editor’s Choice), Sandrine Piau signe un récital avec orchestre qui célèbre la mélodie française à l’époque où elle passe du salon privé à la salle de concert. Conçu en partenariat avec le Palazzetto Bru Zane, ce programme évoque l’attente, le désir, le plaisir, le souvenir, bref les méandres de l’amour de l’héroïne romantique… sur des textes des poètes Hugo, Lamartine, Gautier, Verlaine, Sandrine Piau a choisi des mélodies de Saint-Saëns (L’attente, Papillons), Massenet (Extase, Aimons-nous…), Vierne, ainsi que des rares Dubois, Guilmant, Bordes…
Julien Chauvin et son ensemble sur instruments anciens combinent ces mélodies avec des pièces d’orchestre (Pavane de La belle au bois dormant de Ma Mère L’Oye de Ravel ou la Danse profane pour harpe et orchestre de Debussy). Le disque présente aussi des extraits des Nuits d’Eté de Berlioz et se conclut sur le célèbre Plaisir d’Amour de Martini.

L'avis des critiques : 

Un disque plein d’inédits et de raretés absolues. Le répertoire est servi par Sandrine Piau qui est au sommet de son art et accompagnée par Le Concert de La Loge. C’est un disque très réjouissant. Emmanuel Dupuy 

La variété de l’album est ce qu’il fait son prix. Le programme est bien conçu. (…) Par ailleurs Sandrine Piau arrive à servir toutes ses oeuvres avec ce qu’il faut de voix. Laurent Bury 

Sandrine Piau sait particulièrement bien dialoguer avec les instruments. Mais je ne réussis pas à voir les liens qu’il y a entre les textes. Il y a de vrais problèmes d’intelligibilité. Trop de variété et de changement entraîne une certaine monotonie. Charles Arden 

LE COUP DE COEUR DE LAURENT BURY POUR : “Les Silencieux. Les compositeurs à l'épreuve du silence” de Laurent Vilarem (Aedam Musicae)

“Les Silencieux. Les compositeurs à l'épreuve du silence” de Laurent Vilarem © Aedam Musicae
“Les Silencieux. Les compositeurs à l'épreuve du silence” de Laurent Vilarem © Aedam Musicae

Présentation de la maison d'édition : À toutes les époques, les compositeurs se sont arrêtés d’écrire de la musique, par choix ou par obligation. Pourtant, on retrouve peu d’ouvrages interrogeant le rapport au silence des compositeurs. On parle habituellement des ultimes œuvres des grands musiciens, dernier éclat de génie dans une vie très bruyante, sans évoquer les nombreux créateurs qui cessent de composer dans l’indifférence, le soulagement ou la résignation.

Ce livre se lit comme un voyage au-dessus des silencieux et de tous les silences de la musique. Silences de la maladie ou plutôt des maladies, silences du geste créateur, silences techniques ou existentiels comme une paresse de l’âme, silences musicaux, silences conceptuels, silences calculés voire opportunistes, silences obligés (notamment celui imposé aux femmes), celui de la chambre anéchoïque, silences du sommeil et de la mort…  La musique est liée au silence : lui seul nous permet d'écouter nos voix intérieures.

Ce n’est pas une thèse aride mais un livre qui se présente un peu comme une enquête pour essayer de comprendre pourquoi certains compositeurs se sont arrêtés d’écrire. Laurent Bury 

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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