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En haut de gauche à droite : Figaro gets a divorce; Pierre et Marc Hantaï. En bas de gauche à droite : Les Noces des Figaro et Le Barbier de Séville.

Musique : "Ça fait quand même un peu vieille musique contemporaine"

55 min
À retrouver dans l'émission

La musique lyrique est ce soir dans La Dispute. A notre sommaire : "Bach - Sonates pour flûte et clavecin" par Marc et Pierre Hantai et la "Trilogie de Figaro" à l'occasion de sa diffusion sur Arte Concert avec: "Le Barbier de Séville", "Les Noces de Figaro" et "Figaro gets a divorce".

En haut de gauche à droite : Figaro gets a divorce; Pierre et Marc Hantaï. En bas de gauche à droite : Les Noces des Figaro et Le Barbier de Séville.
En haut de gauche à droite : Figaro gets a divorce; Pierre et Marc Hantaï. En bas de gauche à droite : Les Noces des Figaro et Le Barbier de Séville.

"Bach - Sonates pour flûte et clavecin" par Marc et Pierre Hantai (Mirare)

Couverture de l'albbum "Bach - Sonates pour flûte et clavecin" disponible chez Mirare
Couverture de l'albbum "Bach - Sonates pour flûte et clavecin" disponible chez Mirare

Marc Hantaï : flute traversière. Pierre Hantaï : clavecin. 

Album sorti le 26 janvier 2018 chez Mirare. 

Quelle langueur, quelle délicatesse, ils s’épanchent sans jamais dégouliner ! Anna Sigalevitch

Ce qui m’a frappé c’est l’équilibre parfait entre la flûte et le clavecin. Le tempo est totalement libre. Il y a la plénitude de la flûte de Marc Hantaï et la variété des détails, l’imagination de Pierre Hantaï au clavecin. Emmanuel Dupuy

C’est une très belle approche mais je trouve qu’on perd ici un peu en gaieté, vivacité et en fantaisie. Marc Hantaï n’ornemente jamais. Mais la cohérence est parfaitement assurée d’un bout à l’autre du disque. Lucile Commeaux

"La Trilogie de Figaro", au Grand Théâtre de Genève, disponible sur Arte Concert

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Présentation officielle

Un être charismatique, un habile entremetteur, un valet à la recherche de l’ascension sociale, un homme au parler franc… Figaro ! Le personnage créé par Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais est mis à l’honneur pour cette rentrée du Grand Théâtre de Genève, dans une trilogie innovante et originale. Une nouvelle production, en collaboration avec le Welsh National Opera, présente Il Barbiere di Siviglia de Rossini et Le Nozze di Figaro de Mozart, directement inspirés des écrits de Beaumarchais. Le cycle se termine par Figaro Gets a Divorce d’Elena Langer, qui tire ses origines dans La Mère coupable du même auteur, mais aussi de Figaro lässt sich scheiden d’Ödön von Horváth. L’auteur français a suivi un parcours improbable, un peu à l’image de son héros, tour à tour horloger, banquier, éditeur, mercenaire, prisonnier… ! 

Esprit novateur et doué en affaire, on doit à Beaumarchais une évolution majeure dans le droit d’auteur. À son époque, seule l’écriture d’une pièce était payée à l’auteur, pas la représentation. Les comédiens gagnaient beaucoup, pas les plumes. Il inversera la vapeur en faveur des auteurs, en faisant changer le droit. À Genève, la trilogie de Figaro est une nouvelle production créée en co-production avec le Welsh National Opera, jouée en 2016 à Cardiff. Chaque épisode passe par un metteur en scène différent : Sam Brown (Il Barbiere di Siviglia), Tobias Richter (Le Nozze di Figaro) et David Pountney (Figaro Gets a Divorce). La continuité scénique est assurée par Ralph Koltaï (décors), Sue Blane (costumes) et Linus Felbom (lumières). 

Bien entendu, les trois opéras se suffisent à eux-même, mais le public qui a l’opportunité de faire l’expérience des trois, saura, je l’espère, apprécier ce voyage opératique enrichissant.  David Pountney

"Le Barbier de Séville" : 

Le Barbier de Séville au Grand Théâtre de Genève
Le Barbier de Séville au Grand Théâtre de Genève Crédits : Photo - Richard Hubert Smith
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Compositeur et auteur : Gioacchino Rossini. Direction musicale : Jonathan Nott. Mise en scène : Sam Brown.

Disponible sur Arte Concert jusqu'au 19 mars 

Présentation officielle : Le Barbier de Séville de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais a rencontré un immense succès en Europe. À la fin du XVIIIème siècle, Giovanni Paisiello en présentait une version, d’abord à Saint- Pétersbourg, puis à Vienne – représentation qui aurait inspiré Mozart à composer ses Nozze di Figaro. En 1815, Gioacchino Rossini signe son contrat pour mettre en musique cette même pièce. Il la compose alors, selon la légende, en 13 jours. Malgré les débuts peu prometteurs sur le sol italien – les suiveurs de Paisiello ayant mis un point d’honneur à saboter l’oeuvre de Rossini – la pièce s’exporte (d’abord à Londres) et rencontre un succès immédiat à l’étranger pour rester, encore aujourd’hui, l’un des chefs de file du répertoire lyrique. 

Un père dans les cuivres une mère chanteuse, le « Signor crescendo » était donc destiné à la musique. « Plus italien on ne fait pas » selon les mots d’André Tubeuf, Rossini recèle un grand sens du rythme et de la progression continue, parfaitement mis en évidence dans Il Barbiere di Siviglia. À l’Opéra des Nations, c’est le directeur artistique et musical de l’Orchestre de la Suisse romande (OSR) Jonathan Nott qui révélera les couleurs de la partition, marquant sa première au Grand Théâtre de Genève. Il pourra ainsi déployer le véritable boulevard des tubes qu’est le Barbier : « Largo al factotum », « Una voce poco fa », « La calunnia e un venticello », « Dunque io son », entre autres. Avec une carrière entre opéra et théâtre, Sam Brown portera l’oeuvre à la mise en scène. En 2011, avec la décoratrice Annemarie Woods, il remporte l’European Opera Directing Prize et le Ring Award. Sur le plateau, Bogdan Mihai incarnera le Comte d’Almaviva, un rôle qu’il connaît depuis 2008 (opéra de Bucarest puis Liceu, Semperoper, Châtelet). Figaro sera interprété par Bruno Taddia, passé par Genève pour Le Nozze di Figaro (13-14) où il avait joué… le Comte. Courtisée par son propre tuteur Bartolo (Bruno de Simone), Rosina sera interprétée par Lena Belkina.

C’est une direction sans hystérie, Jonathan Nott laisse le temps aux chanteurs, par ailleurs inégaux : Bruno de Simone a beaucoup de charisme, et est vraiment au-dessus. Anna Sigalevitch

La psychologie des personnages n’est pas vraiment approfondie, ce sont avant tout des stéréotypes. Il y a tout de même une animation et des gags assez bien vus. Emmanuel Dupuy

Le seuil entre le sérieux et le ridicule à la limite du gênant est assez représentatif de la mise en scène. Les costumes sont parfois assez laids. Lucile Commeaux

Il y a quand même une télégénie de cette mise en scène, cela se présente assez bien sur les écrans. Arnaud Laporte

"Le Barbier de Séville" au Grand Théâtre de Genève
"Le Barbier de Séville" au Grand Théâtre de Genève Crédits : Photo - Richard Hubert Smith

"Les Noces de Figaro" : 

"Les Noces de Figaro" au Grand Théâtre de Genève
"Les Noces de Figaro" au Grand Théâtre de Genève Crédits : Photo - Richard Hubert Smith
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Compositeur et auteur : Wolfgang Amadeus Mozart. Direction musicale : Marko Letonja. Mise en scène : Tobias Richter

Disponible sur Arte Concert jusqu'au 21 mars

Présentation officielle : Le Barbier de Séville, Rosina est devenue Comtesse Almaviva, Beaumarchais raconte cette histoire dans La folle journée, ou le mariage de Figaro que Mozart met en musique. Cette oeuvre – première collaboration entre Mozart et Da Ponte – reflète la symbiose entre le librettiste et le compositeur. Les pièces d’ensemble – où Da Ponte excelle dans la compréhension dramaturgique de la mise en musique de Mozart - sont aussi le moteur de l’opéra, des moments où les personnages s’affrontent, échangent et évoluent sur une musique entremêlée et complexe sur papier, mais enjouée et plaisante à l’écoute. Mozart dévoile toute sa palette dramatique, du bouffon au tragique. Les personnages, miroirs de la multitude de facettes de l’oeuvre, sont non seulement divertissants, mais également riches, profonds et avant tout humains. 

Un texte d’origine drôle, rythmé mais aussi fort et critique. On se souvient du monologue de Figaro : « Vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus ». Pour ne pas contrarier la cour impériale de Vienne, Mozart et Da Ponte retirèrent certaines parties pour en faire un opera buffa. La partition compte des moments très forts, à commencer par l’ouverture riche en cordes et dans les bois mais aussi certains airs comme « Voi che sapete » ou le narquois « Non più andrai ». À l’Opéra des Nations, la fosse d’orchestre sera investie par le slovène Marko Letonja, qui a dirigé à Genève la dernière saison (Manon) mais également en 02-03 (La Dame de Pique) et en 14-15 (Medea). La mise en scène est conçue par le directeur général du Grand Théâtre de Genève, Tobias Richter. Dans cette oeuvre riche en déguisement, quiproquo et jalousie, le barbier sera interprété par Guido Loconsolo, sa promise Susanne par Regula Mühlemann, le Comte d’Almaviva par Ildebrando D’Arcangelo et son épouse Rosine par Nicole Cabell. 

La femme la plus aventurée sent en elle une voix qui lui dit : Sois belle si tu peux, sage si tu veux, mais sois considérée, il le faut. Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro

"Les Noces de Figaro" au Grand Théâtre de Genève
"Les Noces de Figaro" au Grand Théâtre de Genève Crédits : Photo - Richard Hubert Smith

C’est un plateau qui ne contient aucun maillon faible et aujourd’hui pour Mozart c’est assez rare pour le souligner. D’Arcangelo est vraiment un très bon chanteur et un excellent comédien également ! Emmanuel Dupuy

Je trouve que l’ensemble est fluide. Il y a de la sensualité. J’ai pris beaucoup de plaisir, ce ne sont pas des noces inoubliables mais c’est très bien exécuté. Anna Sigalevitch

"Figaro Gets a Divorce" : 

"Figaro gets a divorce" au Grand Théâtre de Genève
"Figaro gets a divorce" au Grand Théâtre de Genève Crédits : Photo - Richard Hubert Smith
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Compositeur auteur : Elena Langer. Direction musicale : Justin Brown. Mise en scène : David Pountney

Disponible sur Arte Concert jusqu'au 21 mars

Présentation officielle : Vous connaissez Figaro barbier et au service du Comte Almaviva. Mais que deviennent les couples après ces deux premiers volets de la Trilogie de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais ? Inspiré de La Mère coupable de Beaumarchais et de Figaro lässt sich scheiden de Horváth, David Pountney écrit un livret pour la compositrice Elena Langer. Créé à Cardiff le 21 février 2016 au Welsh National Opera, David Pountney et Elena Langer racontent comment Susanna, frustrée par son désir d’enfants non partagé par son mari, quitte Figaro. Blessée par son manque d’attention et déçue par son attitude envers elle, Susanna demande le divorce. Une comédie douce-amère pleine d’ombre et de mélancolie. 

La partition de l’oeuvre, jouée pour la première fois en Suisse, évolue entre séquences dissonantes et moments jazzy, laissant une belle place aux cuivres et aux percussions (les cloches tubulaires) mais aussi les cordes et les bois. Sa compositrice, Elena Langer, née en 1974 à Moscou, a déjà créé un large répertoire d’oeuvres jouées notamment au Royal Opera House, à l’Opernhaus Zürich ou encore au Carnegie Hall. Véritable référence dans le monde opératique, passé par les Staatsoper à Munich et Vienne, entre autres, David Pountney signe le livret et la mise en scène. Cet opéra clôt la Trilogie de Figaro, co-produite avec le Welsh national opera, dont il est le directeur général et artistique depuis 2011. En fosse d’orchestre, un ancien élève de Seiji Ozawa et Leonard Bernstein à Tanglewood, Justin Brown, qui dirigera le Basel Sinfonietta. Pour cette oeuvre créée en première mondiale à Cardiff en février 2016, David Stout (habitué de Covent Garden) incarnera le célèbre Barbier, Marie Arnet prendra les traits de Susanna, Mark Stone jouera le Comte (après avoir été un bouleversant Wozzeck la dernière saison à Genève) et Ellie Dehn campera la Comtesse. 

Ce fut très inspirant d’imaginer la vie future de ses grands personnages d’opéra et du théâtre, comment ils émergent plus forts et admirables après avoir été mis en difficulté par la vie… David Pountney

"Figaro gets a divorce" au Grand Théâtre de Genève
"Figaro gets a divorce" au Grand Théâtre de Genève Crédits : Photo - Richard Hubert Smith

Ici on est clairement dans une ambiance totalement différente : la comédie est finie. Le climat est beaucoup plus angoissant. Emmanuel Dupuy

Ça fait quand même un peu vieille musique contemporaine. Alan Oke a eu tout mon intérêt c’est un excellent chanteur. Lucile Commeaux

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