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Musique classique: La fille du régiment et Lulu

57 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la Dispute se portera sur l'actualité musicale avec les critiques suivants:

  • Eric Loret (Libération)- Emmanuel Dupuy (Diapason)- Marie-Aude Roux (Le Monde)sur les opéras suivants:- La Fille du régiment, (1840) Gaetano Donizzetti à l'Opéra de Paris, du 15 octobre au 11 novembre. Mise en scène: Laurent Pelly Direction musicale: Marco Armiliato

Emmanuel Dupuy:

Le spectacle est très bien ficelé avec deux chanteurs exceptionnels. J’ai entendu et vu un public ravi. On est réjoui de ce genre d’évènement.

Le dvd est à recommander, il permet de mieux apprécier l’accompagnement orchestral.

Eric Loret:

C’est un spectacle absolument formidable, léger et fantaisiste. Pelly a une technique qui s’apparente au montage dans le plan au cinéma, très inventif en ébullition

C’est un peu le « feel-good » opéra.

Arnaud Laporte:

  • Lulu , (1937), d'Alban Berg, à la Monnaie de Bruxelles du 14 octobre au 30 octobre. Mise en scène: Krysztof Warlikowski Direction musicale: Paul Daniel

Emmanuel Dupuy:

Lulu est sur le plan dramatique un opéra extrêmement dense. J’ai donc été gêné par cette surcharge et surabondance dans un spectacle qui se déroule sur trois plans. L’omniprésence de l’enfance rend le propos un peu simpliste parfois.

Il y a des moments fabuleux, notamment la fin avec l’averse de neige qui donne un aspect sépulcral.

La distribution est sublime.

Marie-Aude Roux:

C’est une proposition dramaturgique forte comme souvent chez Warlikowski. Elle est singulière. Il a fait une Lulu qui se rapporte à la biographie d’Alban Berg. L’intérêt de cette production est dans cette nouvelle proposition du personnage de Lulu qui est beaucoup plus fragile.

Le seul bémol, c’est l’omniprésence de la danse qui est un peu envahissante sur le plan scénique. De plus, la mise en scène gagnerait à être plus épurée.

Eric Loret:

Il y a une redondance perpétuelle de la mise en scène qui m’a ennuyé. J’ai été gêné par les vidéos qui provoquent un redoublement illustratif du texte. Et même avec un feuilletage du sens, il y a évolution sans variation.

Les coups de coeurs:

Eric Loret:

  • Der Ferne Klang , Franz Schreker à l'Opéra du Rhin jusqu'au 6 novembre à Strasbourg puis Mulhouse.

mise en scène: Stéphane Brunschweig

Direction musicale: Marko Latonja

C’est la première création scénique en France de cet opéra de 1912 par un compositeur relativement oublié. Schreker travaille sur un langage musical de ruines.

La mise en scène de Brunschweig fonctionne très bien entre le franchissement et l’éloignement.

Marie-Aude Roux:

-Duo , Hélène Grimaud et Sol Gabetta, (chez Deutsche Grammophon)

Pochette de l'album Duo
Pochette de l'album Duo

EXTRAIT DIFFUSE : Dmitri SHOSTAKOVICH, Sonata for Violoncello and Piano , Hélène Grimaud et Sol Gabetta.

C’est une très belle rencontre entre deux contraires. Elles trouvent une voie mitoyenne où la musique prend un sens effervescent et passionnel.

Sans oublier la revue de presse culturelle d'Antoine Guillot: Malheurs turcs d'un pianiste athée.

Et le coup de fil de Seham Boutata au mandoliniste vénézuelien Ricardo Sandoval , dans le cadre du festival International de Mandolines à Lunel du 31 octobre au 3 novembre.

Pastille introductive: Lorin MAAZEL

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