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en haut : le Quatuor Girard (© Jean-Baptiste Millot) et "De la maison des morts" (© B. Uhlig), en bas : "La Bohème" (© ROH 2017, photograph by Catherine Ashmore)

Musique : De la maison des morts, "c’est une production où le théâtre et le chant fusionnent complètement"

55 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute musique se consacre à "De la maison des morts" donné à la Monnaie de Bruxelles, mais aussi à "La Bohème" avec la sortie d'un DVD chez Arte Opus. Nous évoquerons également "Quatuor à cordes op. 59 n°2" et "Starry Sky" par le Quatuor Girard, avant un coup de cœur pour "Confidence"

en haut : le Quatuor Girard (© Jean-Baptiste Millot) et "De la maison des morts" (© B. Uhlig), en bas : "La Bohème" (© ROH 2017, photograph by Catherine Ashmore)
en haut : le Quatuor Girard (© Jean-Baptiste Millot) et "De la maison des morts" (© B. Uhlig), en bas : "La Bohème" (© ROH 2017, photograph by Catherine Ashmore)

"De la maison des morts", jusqu’au 17 novembre à la Monnaie de Bruxelles et disponible en streaming jusqu’au 18 décembre

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D’après : Feodor Mikhaïlovitch De : Leoš Janáček Direction : Michael Boderet Mise en scène : Krzysztof Warlikowski

Présentation officielle : Le dernier opéra du compositeur tchèque Leoš Janáček est basé sur le roman semi-autobiographique Souvenirs de la maison des morts(1862) de Fiodor Dostoïevski. L’auteur russe y décrit les conditions de vie inhumaines dans un camp de travail sibérien à partir de ses expériences et des témoignages de ses compagnons de détention. Musicalement, Janáček ne tempère certainement pas la cruauté de cette existence désespérée, ce qui rend les rares moments d’espoir et de solidarité d’autant plus poignants. Krzysztof Warlikowski, chef de file du théâtre européen, met en scène ce tour de force moderniste tandis que la partition enflammée et presque incandescente est entre les mains expertes du chef d’orchestre Michael Boder.

Synopsis : Dans un camp disciplinaire sibérien, une communauté de prisonniers se voit contrainte au travail forcé dans des conditions difficiles. Certains parviennent cependant à s’échapper de ce groupe impitoyablement harcelé par les gardes : l’aristocrate Alexandr Petrovič Gorjančikov, humilié et torturé en tant que prisonnier politique, qui se liera ensuite d’amitié avec le jeune Tatar Aljeja ; Luka Kuzmič qui raconte comment il a assassiné un officier dans un autre camp et la terrible punition qu’on lui a infligée en représailles ; le fragile Skuratov qui a tué le vieillard auquel était mariée Luisa, sa bien-aimée ; Šiškov qui a lui aussi été condamné pour crime passionnel car son Akulka semblait toujours aimer l’homme qui l’avait déshonorée par de fausses accusations. Et lorsque Gorjančikov est libéré de façon inattendue à la fin, les prisonniers rendent aussi sa liberté à leur aigle en cage.
L’aube d’une nouvelle vie ?

Avec : Krzysztof Warlikowski, Ladislav Elgr, Pavlo Hunka, Sir Willard White, Pascal Charbonneau, Graham Clark, Alexander Vassiliev, Nicky Spence, Ivan Ludlow, Jeffrey Lloyd-Roberts, Florian Hoffmann, Natascha Petrinsky, Ales Jenis, John Graham Hall, Peter Hoare, Alexander Kravets, Štefan Margita, Nicky Spence

"De la maison des morts" (Alexandr Petrovič Gorjančikov), Alexander Vassiliev, Štefan Margita, Graham Clark, Nicky Spence (© B.Uhlig)
"De la maison des morts" (Alexandr Petrovič Gorjančikov), Alexander Vassiliev, Štefan Margita, Graham Clark, Nicky Spence (© B.Uhlig)

Prochaines dates :

  • 21 janvier > 2 février : Opéra de Lyon

L'avis des critiques :

Warlikowski c’est parfois très bien, parfois moins. Je l’ai trouvé ici franchement inspiré. J’ai pris énormément de plaisir à voir le spectacle, je trouve qu’il y a de vraies idées qui tiennent de bout en bout. Avec les propos de Michel Foucault qu’on lit, c’est presque une dystopie qui apparaît dès l’ouverture du rideau. Je n’ai pas ressenti les tics de Warlikowski. C’est une production où le théâtre et le chant fusionnent complètement. Anna Sigalevitch

Il y a des danseurs qui renvoient au réalisme et à la puissance de l’œuvre. Ce qui m’a vraiment bouleversé, c’est le réalisme dans la violence des prisonniers. On a de l’or dans de la boue, de la violence qui se transmute en poésie. Tout le premier acte j’ai été glacé, on a parfois une dimension très cathartique. En revanche, le troisième acte m’a paru être un grand tunnel. Pour moi l’orchestre est mou, gras, pâteux. Charles Arden

J’ai été tout à fait sensible à cette mise en scène qui me paraît plutôt réussie. J’ai toutefois un problème avec le fait qu’on ait ajouté un prologue et un épilogue à la musique, comme s’il y avait besoin d’un supplément. Quant au réalisme de la production, c’est finalement plutôt fidèle à l’œuvre sans être si réaliste que ça, avec un jeu sur les couleurs et un danseur qui viennent rompre l’impression de réalisme total. Laurent Bury

"La Bohème", sortie en DVD (Opus Arte)

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De : Giacomo Puccini Direction : Antonio Pappano Mise en scène : Richard Jones, sortie en DVD (Opus Arte)

Présentation officielle : Un poète sans le sous, une jeune couturière et une clé égarée : l'opéra passionné de Puccini relate une romance captivante avec pour toile de fond le Paris du 19ème siècle. La séduisante partition faite d'envolées lyriques et d'une orchestration riche, ramène à la vie les relations entre Rodolfo, Mimi et leurs amis : le peintre Marcello et l'impétueuse Musetta. Richard Jones met en scène une nouvelle production pleine de fraîcheur et d'intelligence, à partir de l'un des opéras les plus populaires au monde. Le tout est dirigé par le chef d'orchestre du Royal Opera : Antonio Pappano.

Avec : Nicole Car, Michael Fabiano, Mariusz Kwiecień, Simona Mihai, Florian Sempey, Luca Tittoto, Jeremy White, Wyn Pencarreg

L'avis des critiques :

Pour moi, le couple Marcello/Musetta est le plus intéressant dans cette production, tandis que Rodolfo et Mimi sont plus naïfs, bien que ce soit leur rôle. Il y a pour moi un coup de frais dans la manière dont les personnages jouent ensemble. Je crois à leur histoire, bien que ce soit une production sans surprise. On a l’impression que les chanteurs sont confortables, qu’il n’y a jamais aucune lutte. C’est du velours. Anna Sigalevitch

Vocalement les aigus de Musetta sont vulgaires. J’ai pris beaucoup de plaisir en regardant le DVD, la réalisation est impeccable, on a des plans très droits, des contre-plongées. Il n’y a quasiment rien sur le plateau, il est très important de dire qu’on a une épure. Mimi vient de l’obscurité pour y retourner. Pour moi, Nicole Car incarne Mimi qui ressort énormément dans cette distribution, elle va chercher des aigus scintillants. Charles Arden

Il y a des acteurs qui correspondent au physique des personnages, ils ont l’âge du rôle, de belles voix. La distribution est bien. C’est un spectacle qui rend de bonne humeur, un véritable spectacle de Noël. La fluidité de l’ensemble est admirable. Laurent Bury

"Quatuor à cordes op. 59 n°2" de Beethoven et "Starry Sky" de Philippe Hersant, par le Quatuor Girard (Paraty)

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Présentation officielle : Constitué au sein d’une grande fratrie, le Quatuor Girard est né d’une passion commune révélée par la pratique très précoce de la musique de chambre en famille.

Formé par les membres du Quatuor Ysaÿe, au Conservatoire de Paris puis dans la classe de Miguel da Silva à la HEM de Genève, le Quatuor Girard reçoit en parallèle les riches enseignements proposés par l’European Chamber Music Academy, l’Académie musicale de Villecroze, Musique à Flaine, Proquartet, l’Académie du festival d’Aix-en-Provence, et ne tarde pas à se faire remarquer au cours de grandes compétitions internationales.

Lauréat du Concours de Genève en 2011, le quatuor a remporté en 2010 le Prix Académie Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz, devient par la suite lauréat de la Fondation Banque Populaire puis lauréat HSBC de l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence. (...)

L'avis des critiques :

Ils se mettent en jeu dans une œuvre emblématique de Beethoven. Il faut avoir le souffle long dans le premier mouvement, ce qui n’est pas du tout évident à tenir. Ils sont très ensembles, on sent une solidarité. On mesure qu’ils ont beaucoup réfléchi à la chose, l’œuvre est décortiquée avec tous les détails sans qu’on se perde. Le deuxième mouvement est très beau, mais n’est pas métaphysique. Anna Sigalevitch

C’est très pertinent de débuter l’album par Beethoven qui nous permet de voir la performance technique de ce quatuor. C’est impeccable, on distingue parfaitement les plans, les tempi. On retrouve ensuite les thèmes qui sont repris et les variations qui sont faites dans l’œuvre d’Hersant. Charles Arden

La prise de risque me semble être dans le programme, on peut se demander à quoi rime cette association. Il est intéressant de constater qu’en un siècle, les quatuors ont réduit de moitié. Il y a des choses très intéressantes dans la musique de Philippe Hersant et je trouve intéressant de se présenter au public avec une pièce de musique contemporaine. Laurent Bury

>> LE COUP DE CŒUR DE LAURENT BURY : "Confidence" de Julien Behr (Outhere Music)

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Présentation officielle : Le ténor français Julien Behr est l’une des étoiles montantes du chant. « Révélation artiste lyrique » de l’ADAMI en 2009 (année où il fait ses débuts au Festival d’Aix-en-Provence), Julien Behr devient fameux pour ses rôles mozartiens (dont Don Ottavio dans Don Giovanni qu’il grave en live au Théâtre des Champs-Elysées en 2016 sous la direction de Jérémie Rhorer (Alpha 379). « Belle vivacité et beau timbre » écrivait récemment le Frankfurter Allgemeine Zeitung, « Cocorico, le Fenton de Julien Behr est superbe: jusqu’ici surtout apprécié comme mozartien, le ténor français confirme son adéquation avec le répertoire de l’ottocento » poursuit Forumopera….  C’est le répertoire romantique français composé entre 1800 et 1900 que le ténor choisit ici pour son premier récital. Des œuvres très diverses (entre grand opéra et opéra comique), des airs célèbres et des raretés absolues composent ce programme conçu par le Palazzetto Bru Zane et Alexandre Dratwicki qui écrit dans le livret qui accompagne le disque : “rien de plus difficile pour un ténor que de « trouver sa voix » dans cette imbroglio de genres et d’institutions.. Depuis longtemps apprécié pour son charisme vocal et humain, le ténor Julien Behr est cette fois le héros d’un récital qui revisite ce répertoire dans toute sa variété, entre tendresse et héroïsme, joie et mélancolie. »

On retrouve Ambroise Thomas (Mignon, d’après Goethe), Bizet et sa célèbre  Jolie Fille de Perth, Cinq-Mars (1877) de Gounod, Benjamin Godard (Jocelyn), André Messager et son splendide Fortunio (1907), Delibes (Jean de Nivelle et Lakmé dont le fameux air de Gérald) , Le Chevalier Jean (1885) de Victorin Joncières – l’un des premiers wagnériens… Deux airs très célèbres de Franz Léhar extraits de La Veuve joyeuse et du Pays du sourire -  « Je t’ai donné mon cœur » qui inspire le titre de l’album - complètent ce panorama magnifiquement servi par l’Orchestre de l’Opéra National de Lyon, dirigé par une autre étoile montante, Pierre Bleuse. Julien Behr nous offre en bonus une chanson de Charles Trénet (Vous qui passez sans me voir ), arrangée par Arthur Lavandier, qui tient une place particulière dans sa vie. Il rejoint Alpha pour plusieurs projets qui s’attacheront à illustrer toutes ses facettes

Julien Behr a eu l’extrême bonne idée de solliciter les gens du Palazetto Bru Zane, le centre de musique romantique française pour l’aider à composer le programme. On a un lot de raretés tout à fait remarquables et des choses sans doute jamais enregistrées auparavant. A la fin on a même une chanson de Charles Trenet. Laurent Bury

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

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