LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
de gauche à droite : le groupe "The Specials" (© Paul Williams), le chanteur Voyou (© Thesupermat) et "Sleaford Mods" (© Martin Schumann, Wikipedia)

Musique : Sleaford Mods, "cela reste un très bon rap d’obédience rock"

55 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute musique se consacre ce soir au groupe de post-punk britannique Sleaford Mods, avant d'aborder "Encore" par The Specials et "Les bruits de la ville" du Français Voyou. Sophie Rosemont évoque son coup de cœur pour "Drift Code" de Rustin Man qui sortira le 1er mars.

de gauche à droite : le groupe "The Specials" (© Paul Williams), le chanteur Voyou (© Thesupermat) et "Sleaford Mods" (© Martin Schumann, Wikipedia)
de gauche à droite : le groupe "The Specials" (© Paul Williams), le chanteur Voyou (© Thesupermat) et "Sleaford Mods" (© Martin Schumann, Wikipedia)

"Eton alive" de Sleaford Mods (Extreme Eating Records)

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation : Le groupe de post-punk britannique originaire de Nottingham se compose de Jason Williamson et Andrew Fearn. La paire est de retour dans les bacs depuis le 22 février. Ce nouvel album de Sleaford Mods intitulé "Eton Alive" sort sur le label du groupe : Extreme Eating Records.

L'avis des critiques :

Comme beaucoup de gens qui ont écouté ça à l’époque, je me disais que ça pouvait être l’album de trop. Les Specials ont une histoire assez compliquée. Aujourd’hui, ils reviennent avec de nouvelles chansons et un sang relativement renouvelé. Ils sont beaucoup moins nombreux, passés de sept à trois. Cela donne quand même un disque qui tient la route, même si je trouve qu’on n’entend pas assez Terry Hall. Christophe Conte

« Ten Commandments » est surement un de mes titres favoris de l’album. Les paroles méritent d’être lues puisqu’elles détournent tous les principes misogynes et les codes de la culture du viol. Je ne pense pas que ce soit opportuniste et j’ai apprécié l’engagement dans cet album. Pour moi, il y a autant de funk que de ska. C’est un album réussi et qui méritait de sortir maintenant. Sophie Rosemont

La voix de Terry Hall a mûri, elle est devenue plus grave. On pourrait presque dire que c’est une reformation de « Fun Boy Three ». Ce qui tient la route, c’est qu’ils ont ajouté un album entier de lives actuels et on ne passe pas pour autant vite aux lives. Ils jouent avec les sons. C’est un disque qui reste touchant et attachant pour tous ceux qui ont aimé Les Specials. Hugo Cassavetti

"Encore", The Specials (Barclay)

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation : Fondé en 1977 à Coventry, le groupe de ska découvert par Joe Strummer s'est formé autour du claviériste Jerry Dammers. Avant ce troisième volet, deux autres albums respectivement intitulés "Specials" et "More Specials" sont sortis en 1979 et 1980. Leur nouvel album, "Encore",  explore de nombreuses thématiques entre reprises et compositions originales.

Prochaines dates :

  • 30 mars : Ancienne Belgique (Bruxelles)
  • 8 avril : La Cigale (Paris)

L'avis des critiques :

Ils dézinguent absolument tout, en commençant par eux-mêmes. On peut trouver cela extrêmement nihiliste et cynique, mais ils mettent tout le monde en cause, des comportements consuméristes au suivisme. On peut trouver ce constat assez triste et épuisant, mais ils le font avec un tel humour et une telle verve. Je ne suis pas fanatique du rap, mais cela reste pour moi un très bon rap d’obédience rock. Hugo Cassavetti

C’est vrai qu’ils évoluent, mais il y a de la répétition. Pour moi, c’est une bonne démonstration de l’alliance pop et rap, j’aime cette énergie, ce côté engagé. Mais dans ces douze chansons, les douze se ressemblent énormément. Sa voix me tape sur les nerfs au bout de quelques titres. Il y a quelque chose d’assez lourd et cela s’essouffle un peu. Sophie Rosemont

Il y a une conscience politique assez élaborée, ils sont très européens. Il y a un savoir-faire qui commence à s’affiner, des bidouillages électroniques qui rappellent un peu le « grime ». Au bout d’un moment cela me tape un peu sur les nerfs, mais je comprends tout ce qui s’est dit sur ce groupe et les gens qui les vénèrent depuis des années. Il y a peu de groupes en Angleterre qui arrivent à capter cette tension. Christophe Conte

Au sein de ce nouvel album, il y a quand même beaucoup de choses différentes. Il y avait une sorte de minimalisme plus punk que rap dans les albums précédents. Il me semble que celui-là a beaucoup plus d’épaisseur, de variations avec une production plus élaborée. Je crois que je vais m’y replonger encore un peu. Arnaud Laporte

"Les bruits de la ville" de Voyou (Entreprise)

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation du label : Voyou, on l’a découvert en concert, seul avec ses machines et sa trompette, son instrument de coeur appris avec son père à l’âge de 3 ans. Et d’emblée, le sourire enfantin et la drôle de dégaine de ce jeune homme de 28 ans imposent un artiste au charisme hors-norme. C’est qu’il y a du Jacques Tati dans cette douce folie et ce corps un peu trop grand, pas toujours adapté au monde, mais qui s’en imprègne pour prendre son envol et virevolter avec aisance sur scène.

L'avis des critiques :

C’est quelqu’un qui à Nantes, s’est illustré dans plusieurs groupes de rock puis de pop, avant de se lancer en solo. Je suis assez charmée par sa sincérité, sa spontanéité, ses imperfections aussi. Il a donné à sa musique une nouvelle ouverture du point de vue de l’influence. Etonnement, je suis plus charmée par la fin de l’album que par le début qui peut parfois être anecdotique. J’aime sa fausse naïveté. Sophie Rosemont

Cela fait plusieurs jours que je réfléchi à la manière dont je je vais pouvoir dire tout le mal que je pense de ce disque sans blesser son auteur. 20 ans après Mathieu Boogaerts, est ce qu’on a besoin de duplicata de ces gens qui n’ont rien à dire ? Il y a beaucoup de chansons qui ne servent absolument à rien. Je trouve que ça ne dit rien. Quand on a une voix pareil, on ne fait pas chanteur, on fait autre chose. Christophe Conte

Toute cette vague de duo, de solo synthé pop française ne marche pas, mais jouit d’un soutien délirant dans la presse et partout. Je n’ai pas détesté. Il y a deux-trois chansons épurées. Sa non-voix ne me gêne pas outre-mesure. Il me plait quand il ressemble à une version un peu soft moderne, vaguement Souchon, mais quand c'est du Michel Fugain je ne peux pas. Hugo Cassavetti

>> LE COUP DE CŒUR DE SOPHIE ROSEMONT : "Drift Code" de Rustin Man, sortie le 1er mars (Domino)

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation du label : Rustin Man alias Paul Webb a annoncé son retour. L’ancien bassiste de Talk Talk publiera son nouvel album Drift Code le 1er février chez Domino.

Webb a publié jusqu’ici un album sous le nom de Rustin Man, le superbe Out Of Season en 2002 – en collaboration avec Beth Gibbons de Portishead. Depuis, il a travaillé sans relâche sur son successeur qu’il a enregistré chez lui, dans une grange rebâtie en maison, au milieu d’un champ de l’Essex à 5 km du village le plus proche, une bâtisse extraordinaire telle un vieux magasin de curiosités transformée en espace de vie moderne. Webb a composé l’album Drift Code tout en retapant la grange et élevant ses deux filles avec sa femme Sam.

Cet album très attendu est empreint d’un enthousiasme sage et chaleureux couplé à un sens aigu du storytelling. Rustin Mana dévoilé le titre d’ouverture de l’album intitulé "Vanishing Heart".  

Cet album de retour sort quelques jours après la mort du précédent comparse, de Rustin Man, Mark Hollis. Cet album est une espèce de collage à tout point de vue. Sa voix me touche énormément. Cet album part à la fois dans tous les sens et est très condensé, très harmonique. C’est le récit d’une vie, du parcours d’un homme qui a beaucoup fait pour la musique britannique et internationale. Sophie Rosemont

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......