LE DIRECT
A gauche : "La Nonne sanglante". A droite : Marc Mauillon © DR / Patrizia Ciofi & Roberto Sacca dans "Gianni Schicchi" © Svetlana Loboff / OnP

Musique : "Ce sont deux petits bijoux de la musique"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir au sommaire de La Dispute musicale "La Nonne sanglante" mis en scène par David Bobée à l'Opéra-Comique et la production de Laurent Pelly réunissant L’Heure espagnole et Gianni Schicchi à l'Opéra de Paris, mais aussi les "Leçons de Ténèbres" de Michel Lambert interprétées par Marc Mauillon.

A gauche : "La Nonne sanglante". A droite : Marc Mauillon © DR / Patrizia Ciofi & Roberto Sacca dans "Gianni Schicchi" © Svetlana Loboff / OnP
A gauche : "La Nonne sanglante". A droite : Marc Mauillon © DR / Patrizia Ciofi & Roberto Sacca dans "Gianni Schicchi" © Svetlana Loboff / OnP

"La Nonne sanglante" jusqu'au 14 juin à l'Opéra-Comique

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

De : Charles Gounod

Direction musicale : Laurence Equilbey
Mise en scène : David Bobée

Présentation officielle : Opéra en cinq actes. Livret d'Eugène Scribe et Germain Delavigne. Créé le 18 octobre 1854 à l’Opéra (salle Le Peletier).

Dans une Bohême médiévale qu’agitent des conflits héréditaires, Rodolphe brave son père et défie ses ancêtres par amour pour la fille du clan rival, offerte en gage de paix à son propre frère. Or Agnès ressemble étrangement au fantôme qui hante le château des Moldaw…

Sur un livret inspiré du Moine de Lewis, roman gothique furieusement à la mode dans la génération romantique, La Nonne sanglante inspira à Gounod son deuxième opéra. Un directeur pudibond la retira vite de l’affiche de l’Opéra en dépit de sa partition raffinée, sombre et labyrinthique, au service d’un texte qui faisait la part belle à des pulsions encore inexplorées.

L’Opéra Comique confie la résurrection de La Nonne sanglante à trois grands passionnés des tourments romantiques : Laurence Equilbey à la tête de ses phalanges musicales, le pluridisciplinaire David Bobée à la mise en scène et en images, et Michael Spyres qui fut le Masaniello incandescent de La Muette de Portici.

L'avis des critiques : 

C’est impressionnant musicalement. En termes de mise en scène c’est un écrin extrêmement noir, le premier degré de David Bobée sur la première partie de l’œuvre fonctionne bien, mais en seconde partie on se retrouve prisonnier de cette esthétique trop noire. Guillaume Tion

Si on veut voir un artiste dans un rôle extrêmement dur, tenu de bout en bout il faut voir la Nonne Sanglante. Ce que fait Michael Spyres est spectaculaire, c’est une performance artistique et musicale ! C’est une magnifique partition bien servie par la direction très tonique et énergique de Laurence Equilbey , moins par l’orchestre… Et j’ai trouvé cette mise en scène indigente. Emmanuelle Giuliani 

Michael Spyres est impressionnant d’autant plus qu’il est desservi par cette mise en scène que j’ai détesté. Ce que fait David Bobée de l’épouvante est finalement ridicule. Lucile Commeaux

"L'Heure espagnole / Gianni Schicchi" jusqu'au 17 juinà l'Opéra de Paris.

Direction musicale : Maxime Pascal
Mise en scène : Laurent Pelly

Présentation officielle : C’est un parfum de commedia dell’arte que distille cette soirée. Piquée de bouffe italien, L’Heure espagnole nous transporte dans la boutique de Torquemada, théâtre des infidélités de sa femme Concepcion. Latine par sa sensualité harmonique, la cocasserie des situations ravéliennes répond à celle imaginée par Puccini dans Gianni Schicchi. Lassé des sujets tragiques,
Puccini compose avec le dernier volet du Trittico une grande supercherie orchestrée par un faussaire prêt à tout pour s’enrichir.
Y compris à faire parler un mort ! Guidé par un sens pointu du détail et du ressort comique, Laurent Pelly livre une production qui remonte les pendules de l’horloger cocu et les accorde à la truculente satire sociale puccinienne.

L'heure espagnole de Maurice Ravel :

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Gianni Schicchi de Giacomo Puccini : 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

L'avis des critiques :

Ce sont deux petits bijoux de la musique. C’est une des très bonnes réalisations de Laurent Pelly, les deux fourmillent de détails et suivent le propos des deux œuvres avec finesse, malice et cohérence. Espérons que Maxime Pascal sera invité plus souvent à l’Opéra de Paris ! Emmanuelle Giuliani 

J’y suis allée lors la soirée consacrée par l'Opéra de Paris aux moins de 40 ans et cela a très bien fonctionné. Il y avait beaucoup de jeunes et pour une première fois à l’opéra c’est une très bonne chose car tout y est très jouissif et très bien réalisé. Lucile Commeaux

Maxime Pascal est jeune et formidable ! Guillaume Tion 

"Michel Lambert - Leçons de Ténèbres" par Marc Mauillon, en CD chez Harmonia Mundi

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation officielle : Si les Leçons de Ténèbres de Charpentier, Couperin et Lalande nous sont bien connues, rares sont les musiciens qui ont osé se mesurer à celles de Michel Lambert en raison de sources pour le moins énigmatiques. C’est désormais chose faite à l’occasion de cette première collaboration soliste de Marc Mauillon avec harmonia mundi. Auteur d’une restitution inédite, il dévoile aujourd’hui avec brio ces toutes premières Leçons de l’histoire des Offices des Ténèbres en France. Une expérience intense, portée par un continuo aussi complice qu’exceptionnel !

L'avis des critiques : 

Cela m’a fait l’effet d’une série d’autoportraits de Rembrandt, c’est toujours la même chose mais traité d’une façon chaque fois différente. Pour moi c’est un des immenses disques de l’année. Emmanuelle Giuliani 

Marc Mauillon a une voix absolument incroyable, tenir cette ligne de chant continue dans une voix toujours à la même nuance dois être très difficile. Cela nous met dans un état assez méditatif. Lucile Commeaux 

C’est très beau mais le côté monotone me fait penser qu’il faut l’écouter en plusieurs fois. Guillaume Tion

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......