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Musique: La petite renarde rusée et Airs d'opéra et Lieder par Jonas Kaufmann

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, c’est l’actualité musicale qui au cœur de la Dispute avec les critiques suivants:

- Anna Sigalévitch (France Culture)

- Vincent Huguet (Marianne)

- Éric Loret (Libération)

A propos des albums et opéras suivants :

  • La petite renarde rusée , Leos Janacek à l'Opéra National du Rhin en co-production avec l'Opéra de Lille du 8 au 16 février.

A la Filature de Mulhouse le 1er et 3 mars.

Mise en scène: Robert Carsen

Direction musicale: Friedmann Layer

Extrait musical : Extrait du spectacle

Arnaud Laporte:

Le récit n’est pas tenu jusqu’au bout, alors que la fin est essentielle.

Néanmoins, il y a de très beaux tableaux dont l’image de la fonte des glaces, qui est un moment de pure magie visuelle.

J’ajouterais un grand bravo à l’équipe de l’Opéra du Rhin pour leur programmation !

Vincent Huguet:

Ce n’est peut-être pas la mise en scène la plus inspirée de Robert Carsen, mais c'est néanmoins une très belle production, qui, après la Katia Kabanova d'anthologie, poursuit un travail sur la nature, notamment grâce à un très très beau décor. Carsen a su trouver une juste distance entre les animaux et les hommes.

Anna Sigalévitch:

Cette mise en scène révèle le temps qui passe plutôt que le cycle régénerescent de la vie. Il y a beaucoup de choses intéressantes, justes et réjouissantes comme les forces vitales des animaux et leurs pulsions sexuelles.

Néanmoins, on ne ressent pas la force des éléments naturels, qui sont censés nous dépasser et nous emporter.

Le plateau vocal est peu éclatant mais très bien tenu.

Éric Loret:

Les textes du programme recèlent une intelligence d’esthétique, ouvrent de telles perspectives sur l'œuvre qu'on est forcément un peu déçu par ce qu'on a sur scène. Mais l'ensemble est plutôt bon, la mise en scène déplaçant les questions de temporalité vers les questions de genre.

-Airs d'opéra et lieder de Richard Wagner, par Jonas Kaufmann (sous la direction de Donald Runnincles à la tête de l'orchestre des Deutschen Oper Berlin) chez DECCA.

Morceau diffusé: Plage 9 - Im Treibhaus

Visuel de l'album
Visuel de l'album

Arnaud Laporte: Une telle maîtrise alliée à un tel charme … c’est irrésistible ! Comment ne pas succomber ?

Vincent Huguet:

C’est pour moi un disque dont on peut déjà dire qu'il est et sera historique. Tout l’univers de Wagner est là. On ne peut pas faire plus beau pour Wagner et pour Kaufmann. Il est merveilleux et peut tout exprimer : la fragilité, l’héroïsme, l’espoir, la douceur: tout est présent dans cet album.

Anna Sigalévitch:

C’est un ténor wagnérien de rêve. C’est une sorte de héros absolu avec un registre et un timbre étonnant et incroyable.

C’est merveilleux de sensibilité et d’émotion.

Éric Loret:

Une voix de mâle vaillant et intime à la fois dans un corps de footballeur-mannequin. Il parvient même à voyager dans l'histoire des techniques vocales selon les personnages qu'il incarne. En bonus, une version du "In fernem Land" de Lohengrin de dix minutes au lieu de cinq, comprenant une partie à laquelle Wagner avait renoncé.

Les coups de cœurs :

Vincent Huguet:

  • Mélodies de jeunesse, Debussy-Mahler par Julie Fuchs et Alphonse Cemin chez Aparté/Harmonia Mundi.

Morceau diffusé: Plage 8 - Le Lilas

C’est une ode à la jeunesse. D'une idylle impossible, le jeune Debussy a fait ces chansons-comme Wagner dans les Wesendonck lieder, d'ailleurs-,des chansons d'amour, pour lesquelles il souhaitait une "fée charmeresse". Julie Fuchs est parfaite dans le rôle et idéalement accompagnée par Alphonse Cemin, avec qui la complicité semble quasiment amoureuse. Un régal.

Anna Sigalévitch:

  • Piano , Gregory Sokolov (Melodiya)

Morceau diffusé: Plage 12 - No. 12 in C minor

Ce coffret réunit des lives en 1984 et 1988 en plus d’un enregistrement assez mystérieux. Sokolov refuse les studios en général.

L’enregistrement est superbe et relève un tel lyrisme. C’est un volcan en éruption face à ces grandes œuvres.

C'est un grand coffret pour un immense pianiste.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Et le coup de fil de Seham Boutata passé à Thierry Fouquet , Directeur de l'Opéra et Orchestre de Bordeaux à l'occasion de l'ouverture de l'Auditorium depuis le 24 janvier.

L'opéra Salomé de Richard Strauss. Mise en scène de Dominique Pitoiset et direction musicale Kwamé Ryan.

Jeudi 21 mars, dimanche 24 mars, mercredi 27 mars et vendredi 29 mars.

Pastille introductive : Valery GERGIEV

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