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en haut : "Simon Boccanegra" (© Agathe Poupeney / Opéra national de Paris), au milieu : "La Traviata" (© Vincent Pontet), en bas : Jean Rondeau (© Raul Bateman)

Musique : Simon Boccanegra, "Ludovic Tézier est l’un des plus grands"

55 min
À retrouver dans l'émission

Cette Dispute se consacre à la musique classique avec deux opéras de Verdi : "La Traviata" et "Simon Boccanegra". Il est également question de "Scarlatti : Sonatas" de Jean Rondeau. Emmanuel Dupuy évoque son coup de cœur pour "Cendrillon".

en haut : "Simon Boccanegra" (© Agathe Poupeney / Opéra national de Paris), au milieu : "La Traviata" (© Vincent Pontet), en bas : Jean Rondeau (© Raul Bateman)
en haut : "Simon Boccanegra" (© Agathe Poupeney / Opéra national de Paris), au milieu : "La Traviata" (© Vincent Pontet), en bas : Jean Rondeau (© Raul Bateman)

"La Traviata", jusqu'au 9 décembre au Théâtre des Champs Elysées

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De : Verdi Direction : Jérémie Rhorer Mise en scène : Deborah Warner

Présentation officielle : Drame amoureux et social porté à l’incandescence, La Traviata (littéralement la « dévoyée ») est l’un des ouvrages les plus populaires de toute l’histoire du théâtre lyrique. A l’hiver 1852, Verdi assiste à une représentation de La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, qu’il vient d’adapter pour le théâtre. Le destin de cette héroïne moderne déchirée entre passion et morale séduit d’emblée le musicien qui voit là prétexte à transposer à l’opéra des thèmes contemporains : le jeu cruel des apparences sociales, les plaisirs de la vie mondaine et le sacrifice final aussi « héroïque » que terriblement humain (l’Europe est alors ravagée par la tuberculose dont mourra Violetta).

Cette nouvelle production de l’un des ouvrages majeurs du répertoire devrait faire événement en ce début de saison pour trois raisons. Tout d’abord musicalement, car Jérémie Rhorer, à la tête de son ensemble Le Cercle de l’Harmonie, a décidé de donner à entendre l’ouvrage de Verdi, sans doute pour la première fois à Paris, au diapason originel de 432 Hz, celui dans lequel fut composée l’œuvre et que Verdi n’eut de cesse de revendiquer haut et fort pour son « harmonie naturelle ». Ensuite, pour la distribution réunie ici où va se côtoyer la fine fleur de cette talentueuse génération « trentenaire » du chant français qui a éclos ces dernières saisons. Enfin, parce que la réalisation scénique est confiée à l’anglaise Deborah Warner, nourrie au théâtre shakespearien et qui n’a pas son pareil pour explorer le territoire des passions, des trahisons et tout l’éventail des possibles humains.

Avec : Vannina Santoni, Saimir Pirgu, Laurent Naouri, Catherine Trottmann, Clare Presland, Marc Barrard, Francis Dudziak, Marc Scoffoni, Matthieu Justine, Anas Séguin, Pierre-Antoine Chaumien, Claire Egan, Stephen Kennedy, Aurélia Thierrée

L'avis des critiques :

Vannina Santoni joue aussi naturellement qu’elle chante. Elle est illuminée, habillée par cette mise en scène. J’ai trouvé Laurent Naouri excellent à partir de ce que lui demandait Deborah Warner. Le dernier acte m’a bouleversé. On en attendait beaucoup plus de Deborah Warner, mais c’est déjà très efficace. A la direction, Jérémie Rhorer a gardé l’intensité, ce qui est extrêmement utile et efficace pour les chanteurs. Charles Arden

Vannina Santoni m’a bluffée. Son incarnation dramatique était absolument sidérante. Cet Alfredo m’a beaucoup plût parce qu’il est très humain, il existe vraiment. J’en attendais beaucoup et peut-être un peu trop de Deborah Warner. C’est une scénographie minimale. Ce qui est intéressant, c’est qu’on a deux Violetta, sans jamais vraiment savoir laquelle est la vraie. Sophie Bourdais

Ma satisfaction est allée crescendo. Le procédé du double et l’idée du flash-back m’ont parues assez faciles. Je voyais un dépouillement visuel, comme un dépouillement des idées. A partir du deuxième acte, les mouvements d’ensemble sont réglés avec un sens du détail assez extraordinaire. J’ai beaucoup aimé le troisième acte. Deborah Warner règle une chorégraphie morbide. J’ai trouvé ça très touchant. Jérémie Rhorer est toujours très allant, très vif. Emmanuel Dupuy

"Simon Boccanegra", jusqu'au 13 décembre à l'Opéra Bastille

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De : Verdi Direction : Fabio Luisi Mise en scène : Calixto Bieito

Présentation officielle : Les ambivalences du théâtre verdien s’entendent avec une netteté toute particulière dans les rôles de baryton. Parmi eux, celui de Boccanegra, corsaire devenu doge génois, témoin préoccupé des déchirements qui opposaient au XIVe siècle patriciens et plébéiens. Opéra éminemment politique où les conflits de pouvoir se mêlent aux tempêtes de la vie familiale, Simon Boccanegra fait écho à la vie de son compositeur – lui qui arbora l’étendard de l’unification italienne et surmonta la perte de sa femme et de ses enfants. Calixto Bieito, le plus shakespearien des metteurs en scène d’opéra, offre humanisme et vérité à cette oeuvre hantée de scintillantes images maritimes.

Avec : Ludovic Tézier, Mika Kares, Maria Agresta, Anita Hartig, Francesco Demuro, Nicola Alaimo, Mikhail Timoshenko, Cyrille Lovighi, Virginia Leva-Poncet

L'avis des critiques :

Il n’y a aucun changement d’atmosphère, alors même qu’il se passe 20 ans entre le prologue et le premier acte. Le deuxième problème, c’est que les thèmes profonds de l’opéra ne sont pas vraiment abordés, ou alors de manière très superficielle. Il y a une puissance dans le jeu des solistes, mais j’ai trouvé le chœur assez mal dirigé. Ludovic Tézier est l’un des plus grands avec un phrasé infini. Emmanuel Dupuy

J’ai trouvé que le fantôme était une belle idée, mais c’est finalement la personne la plus vivante de la production. On a des scènes de foule ratées, c’est toujours très statique. J’ai trouvé cette production assez ratée scéniquement. On a des costumes épouvantables, mais Ludovic Tézier est phénoménal, ce qu’il fait est admirable. C’est toujours chargé d’émotion, mais jamais appuyé. Sophie Bourdais

On a un immense bateau qui tourne incessamment. Ce qui frappe c’est le noir, la dimension très sombre du bateau qui est à l’os. J’ai trouvé l’opéra assez bien au niveau de la scénographie. On a par contre un énorme problème au niveau de la direction d’acteurs. Tézier monte dans des aigus parfaitement couverts. Anita Hartig était exceptionnelle avec un timbre d’une grande beauté dans les aigus. Charles Arden

"Scarlatti : Sonatas"de Jean Rondeau (Erato)

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Présentation officielle : Pour son troisième album de musique de clavecin Erato, Jean Rondeau se tourne vers Domenico Scarlatti et une vingtaine des sonates souvent éblouissantes que le compositeur napolitain a écrites pendant ses années à la cour royale à Madrid. Imprégnées de l'esprit de la danse, ce sont des œuvres que Rondeau utilise "pour raconter une histoire à ceux qui écouteront un album du début à la fin... Un artiste doit réfléchir à la façon dont il raconte son histoire, comment il peut stimuler la curiosité du public". 

L'avis des critiques :

C’est un disque très séduisant, ça chante énormément. Il y a beaucoup de couleurs, un grand sens rythmique, avec quelques libertés. C’est un disque qui m’a plût, même si je ne suis pas aussi enthousiaste que pour son précédent disque. Il y a effectivement dans ce livret un défaut d’explication. Je peux toutefois aussi écouter ce disque sans rien lire et me laisser emporter. Sophie Bourdais

J’ai été assez énervé quand j’ai reçu l’album, justement parce que j’aurais aimé que Jean Rondeau me dise pourquoi il a choisi ces 16 sonates parmi 208. J’ai trouvé le début extrêmement agressif, c’est très bien capté, presque trop bien capté. Je trouve qu’on perd la pulsation. Il n’y a pas de note d’intention, il ne donne pas de résonance à ce programme. Charles Arden

C’est un disque qui montre des visages extrêmement variés de Scarlatti. Un visage toutefois n’apparaît pas, c’est son visage galant, ce qui tient à Jean Rondeau qui ne met rien de mièvre dans son disque. On a une dimension théâtrale, il ose et il dose les silences. Pour moi, le maître mot de cet album est l’audace. Il y a toujours un discours qui se renouvelle et creuse les affects de cette musique. Emmanuel Dupuy

>> LE COUP DE CŒUR D'EMMANUEL DUPUY : "Cendrillon", juqu'au 18 décembre à Angers Nantes Opera

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De : Jules Massenet Direction : Claude Schnitzler Mise en scène : Ezio Toffolutti

Présentation officielle : Les héroïnes de contes de fées nous enchantent lorsqu’elles chantent !
Vous allez adorer la Cendrillon de Massenet, mise scène par Ezio Toffolutti dans des décors et des costumes échappés d’un rêve.

Avec : Rinat Shaham, Julie Robard-Gendre, Rosalind Plowright, Marianne Lambert, Marie-Bénédicte Souquet, Vincent Ordonneau, Agathe de Courcy, François Le Roux

Le bonheur, c’est d’abord de retrouver cet opéra qui est peut-être la partition la plus raffinée de Massenet. C’est visuellement très réussi. La production se déroule dans un univers de toiles peintes avec beaucoup de charme. C’est très bien dirigé par Claude Schnitzler. On a quelques inégalités dans le plateau, mais les deux rôles principaux sont très bien tenus. Emmanuel Dupuy

"Cendrillon" (© Jean-Marie-Jagu – Angers Nantes Opéra)
"Cendrillon" (© Jean-Marie-Jagu – Angers Nantes Opéra)

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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