LE DIRECT
en haut : Leonard Bernstein et "Tristan et Isolde", en bas : "Billy Budd"

Musique : "Ce n’est pas non plus un drame d’être le compositeur de West Side Story"

55 min
À retrouver dans l'émission

Dans cette Dispute consacrée à la musique, il sera question de : "Tristan et Isolde" et "Billy Budd". Lucile Commeaux présentera également un Petit Salon dédié à Bernstein intitulé : "Centenaire Bernstein : réévaluer le compositeur".

en haut : Leonard Bernstein et "Tristan et Isolde", en bas : "Billy Budd"
en haut : Leonard Bernstein et "Tristan et Isolde", en bas : "Billy Budd"

Le Petit Salon : "Centenaire Bernstein : réévaluer le compositeur"

L'avis des critiques :

Dans le fond, pourrait se rejouer au cœur de cette figure, l'éternelle question de la distinction entre musique savante et musique populaire. Existe-t-il une juste valeur à l’aune de laquelle considérer Leonard Bernstein ? Est-il encore en débat ? Lucile Commeaux

J’ai l’impression que Bernstein souffre d'avoir fait un chef d’œuvre aussi légendaire que West Side Story, qui fait de l’ombre à tout le reste du répertoire. Il rompait, brisait, les codes, expliquait le génie dans le rock et la pop. Il mélangeait les styles. Le problème c’est qu’en France nous n’avons pas cette tradition de briser les codes. Je ne sais pas si Bernstein se prenait tant au sérieux. « Mass » en est un très bon exemple. Charles Arden

Ce n’est pas non plus un drame d’être le compositeur de West Side Story. Le problème est que Bernstein voulait devenir un compositeur sérieux et en même temps, il avait une véritable aversion pour la musique atonale. Il y a des œuvres de Bernstein qui méritent totalement d’être jouées. « Mass » est une œuvre totalement à part, très marquée par la philosophie de son temps. Emmanuel Dupuy

"Tristan et Isolde" de Richard Wagner, jusqu'au 9 octobre à l'Opéra Bastille

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Dirigé par : Philippe Jordan Mise en scène : Peter Sellars Vidéos : Bill Viola

Présentation officielle :

Motivée par l’amour qui lie Richard Wagner à Mathilde Wesendonck, la composition de Tristan und Isolde dépasse le simple geste lyrique. Son livret transcende la légende médiévale en une métaphysique de l’amour avec son pessimisme et ses tensions. Cette houle sentimentale, la mise en scène de Peter Sellars la pacifie dans un cadre quasi immatériel, épuré de toute contingence terrestre. Détachées du plateau, suspendues tels des retables, les vidéos de Bill Viola exposent la quête initiatique des amants pour atteindre le nirvana. L’association de ces deux artistes majeurs donne vie à un objet artistique unique et total.

Avec : Andreas Schager, René Pape, Martina Serafin, Matthias Goerne, Ekaterina Gubanova, Nicky Spence, Neal Cooper et Tomasz Kumiega.

L'avis des critiques :

Il n’y a pas vraiment d’histoire dans ce Tristan et Isolde de Wagner, toute la question est concentrée autour de l’intrigue amoureuse. Il faut imaginer le plateau de l’opéra Bastille quasi-nu. Les costumes sont noirs. C'est très simple, très primaire. C'est l'archaïque de cet opéra de Wagner. Les chanteurs jouent vraiment. Je trouve qu’Andreas Shager s’en sort très bien dans cet équilibre entre jeu. Lucile Commeaux

Pour moi l’émotion est toujours intacte, toujours au rendez-vous, notamment grâce à l’humilité de Peter Sellars. On peut être capté par l'écran, d'autant que Sellars ne fait rien pour attirer l’attention, mais sa proposition est d’une grande finesse, d’une délicatesse minimale. Si on peut faire l’aller-retour entre vidéo (certes hypnotisante) et plateau, on a quand même une proposition globale et une connexion entre les deux. Arnaud Laporte

La vidéo me gêne un petit peu car elle a toujours tendance à capter le regard. Si on lit les sous-titres, on ne sait plus vraiment où donner de la tête. Il y a un vrai travail de direction d’acteur. Concernant Andreas Shager, je l’ai trouvé vocalement assez impressionnant, il fait ça avec une aisance sidérante, même si ce n’est pas très incarné. La direction est très belle, mais manque de tension et de fièvre. Emmanuel Dupuy

Le premier acte va installer un rituel qui est un rituel de baptême, mais aussi la menace de la noyade. On est hypnotisé par ce temps qui s’étire. On est dans la vraie temporalité de Wagner. Je n’ai pas trouvé cette vidéo clichée, les images sont d’une vraie poésie et ne m’ont pas perdu, puisque j’étais plongé dans cette temporalité de la vidéo. Charles Arden

"Billy Budd" de Benjamin Britten en dvd blu-ray BelAir

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Dirigé par : Ivor Bolton Mise en scène : Deborah Warner

Présentation de l'éditeur :

Huit cent litres d’eau, deux voiles de frégate, trente poulies, soixante hamacs: pour le bicentenaire du Teatro Real de Madrid, Deborah Warner signait une production colossale du Billy Budd de Britten. Un spectacle acclamé par la critique pour son intelligence et sa profondeur, enfin disponible en DVD & Blu-ray. Le ténor Jacques Imbrailo, habitué du rôle, livre une interprétation magistrale du jeune matelot sacrifié, tandis que les britanniques Toby Spence et Brindley Sherratt assurent ceux du capitaine «Starry» Vere et de John Claggart. Dans la fosse, Ivor Bolton déploie d’une main de maître, avec l’Orchestre du Teatro Real, toute la force et l’énergie contenue dans la partition de Britten. Un spectacle de référence, en coproduction avec le Royal Opera House et l’Opéra de Rome.

Avec : Jacques Imbrailo (Baryton), Toby Spence (Baryton), Brindley Sherratt (Basse), Ivor Bolton (Chef d'orchestre), Choeur et Orchestre du Teatro Real Madrid.

L'avis des critiques :

On a un orchestre qui est à la dimension de l’œuvre et du plateau. On vogue sur cette marée, cette écume de timbre. Billy Budd est un fantastique mélodiste. On a quasiment ce qui se fait de mieux dans tous les rôles, de la voix à l’interprétation. Des plans rapprochés, des plans portés, mettent en avant certains travaux. La manière dont la lumière fait naviguer le bateau notamment est intéressante. Il m’a toutefois manqué les petits ensembles, les rapports entre les caractères. Charles Arden

Il y a de grandes scènes collectives de cœur qu’on aimerait avoir à l’image. Mais c’est très beau et très bien joué. En général je n’aime pas trop lorsque le juvénile est un peu forcé. Ici on a une fraîcheur, une spontanéité dans le jeu. C’est très beau à l’écoute. La mise en scène est à la fois très simple et assez massive. Je trouve que dans le DVD cela manque d’intensité, on ne voit pas bien ce qu’il se passe, notamment dans les scènes de collectif. Lucile Commeaux

C’est très bien dirigé par Edward Bolton, entre les grandes scènes de déchaînement collectifs et les scènes… On retrouve Britten dans toute sa splendeur, forme de houle palpitante. Il y a quelque chose de parfois très brutal entre les personnages masculins, la façon dont les personnages sont caractérisés est absolument magistrale, rien n’est caricatural. Deborah Warner fait de Billy une forme de figure christique et ce de manière très subtile. Emmanuel Dupuy

>> LE COUP DE CŒUR D'EMMANUEL DUPUY : Birgit Nilsson, "The Great Live Recordings" (coffret Sony)

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

C’est un coffret qui fête un centenaire, puisque Birgit Nilsson est née au mois de mai 1918 dans la campagne suédoise. Ce coffret a une place à part car ce sont des enregistrements live. Et je pense que c’est une voix qu’il faut d’abord écouter en live, puisque c’est par le live qu’on se rend compte de la puissance de cette voix au métal tranchant. C’est une boîte aux trésors. Toutes les bandes ont été restaurées donc la qualité sonore est vraiment très satisfaisante. Emmanuel Dupuy

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......