LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
En haut: « Frankenstein » (© Klavdia Balampanidou), en bas à gauche Hector Berlioz par Pierre Petit (© Gallica), en bas à droite: Emöke Baráth (© Zsofi Raffay)

Musique : Voglio Cantar (Barbara Strozzi) d'Emöke Barath : "une image de Venise"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans La Dispute, il est question d'un opéra et d'un disque : "Frankenstein" à La Monnaie à Bruxelles et "Voglio Cantar (Barbara Strozzi)", premier album solo d'Emöke Baráth. Le Petit Salon de Lucile Commeaux sera consacré à Berlioz.

En haut: « Frankenstein » (© Klavdia Balampanidou), en bas à gauche Hector Berlioz par Pierre Petit (© Gallica), en bas à droite: Emöke Baráth (© Zsofi Raffay)
En haut: « Frankenstein » (© Klavdia Balampanidou), en bas à gauche Hector Berlioz par Pierre Petit (© Gallica), en bas à droite: Emöke Baráth (© Zsofi Raffay)

Le Petit Salon de Lucile Commeaux : "Berlioz, la fin du désamour ?"

"Frankenstein", jusqu'au 17 mars à La Monnaie / De Munt à Bruxelles et disponible en streaming du 1er au 21 avril sur le site de La Monnaie

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

De : Mark Grey Direction : Bassem Akiki Mise en scène : Alex Olle (La Fura dels Baus)

Présentation officielle : Marquée par une époque riche en évolutions technologiques et scientifiques, Mary Shelley écrit le tout premier roman de science-fiction en 1816, dans lequel une créature artificielle se bat pour le bien, mais finit par faire le mal et être rejetée par son créateur. Deux cents ans après la publication, le compositeur américain Mark Grey opère un retour à l’histoire initiale dans son premier long opéra. En collaboration avec le metteur en scène Àlex Ollé (La Fura dels Baus), à travers son interprétation du XXIe siècle, il nous met en garde contre le fossé grandissant entre notre capacité à innover et notre incapacité à comprendre. Une première mondiale très attendue, où la technologie avancée occupe une place prépondérante, comme sujet et comme outil.

Avec : Scott Hendricks, Topi Lehtipuu, Eleonore Marguerre, Andrew Schroeder, Christopher Gillett, Stephan Loges, Hendrickje Van Kerckhove, William Dazeley, l'Orchestre symphonique et les chœurs de la Monnaie

"Frankenstein", photo de répétition (© H. Segers)
"Frankenstein", photo de répétition (© H. Segers)

La gamme est bien couverte, il y a une belle orchestration. La partie vocale est plutôt bien écrite mais tout cela est assez anodin. On entend un peu de ces formules répétitives du minimalisme américain ou des lignes vocales qui rappellent l’écriture d’Adams. Nous restons dans des univers assez familiers. Emmanuelle Giuliani 

C’est soigné, il y a beaucoup de travail d’écriture, l’instrumentarium est important. ll y a de la musique minimaliste, un petit côté musique de film à suspens hitchcockien et des accents wagnériens. Cependant, il n’y a pas vraiment de cohésion entre l’écriture pour l’orchestre et l’écriture vocale. La première accompagne l’action en scène. Mais l’écriture vocale, qui n’est pas inintéressante en soi, est difficile. Les chanteurs sont un peu seuls dans une sorte de nappe sonore. Je les sens un peu flottants, ce qui cause quand même un problème de justesse. Le peu de cohésion entre la fosse et le plateau crée des déséquilibres. Anna Sigalevitch 

"Voglio Cantar (Barbara Strozzi)" d'Emöke Barath (Warner)

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation officielle : Découverte au côté de Philippe Jaroussky dans l’album La storia di Orfeo et plus récemment dans Orphée et Eurydice de Gluck, Emöke Barath, jeune soprano hongroise au timbre de velours sort enfin son premier album solo consacré à la musique Baroque italienne du XVIIe siècle.

A travers cet enregistrement, Emöke Barath, nouvelle signature du label Erato, l’ensemble Il Pomo d’Oro dirigé par Francesco Corti rendent un superbe hommage à l’œuvre de Barbara Strozzi, l’une des premières femmes à mener une vie professionnelle en tant que compositrice et à connaître le succès auprès du public, à celle de son professeur, Francesco Cavalli et à certains de ses contemporains, comme Antonio Cesti. Un véritable enchantement!

C’est un très beau disque. La voix est riche, souple, ample avec un timbre pulpeux et charnu. Elle est très expressive sans tomber dans « l’expressitivisme ». Je trouve que l’écriture de Strozzi est intime, flamboyante, et d’une audace étonnante. C’est à découvrir avec plaisir. Anna Sigalevitch

Au-delà du portrait de Barbara Strozzi, ce disque donne une image de cette Venise de l’époque, où l’on faisait « opéra » même avec une esthétique chambriste, où l’on ne lésinait sur aucune expressivité, où le drame était absolument partout. J’ai cependant une réserve sur ce type de disque extrêmement long. On perd un peu cette vivacité qui est le propre de la voix d’Emöke Barath. Lucile Commeaux 

Emöke Barath fait un peu penser, avec une voix placée plus haut, à la voix de Magdalena Kožená, fleurie et fruitée à la fois. Elle a, en revanche, quelques limites techniques lorsque les vocalises deviennent un peu trop tendues. Cela reste toutefois un très joli disque. On peut se laisser flotter et jouir de l’infinité des détails que nous offrent ces cantates successives. Emmanuelle Giuliani

>> LE COUP DE CŒUR D'ANNA SIGALEVITCH : "Anne Queffelec : The Complete Erato Recordings" (Erato) 

Anne Quéffelec est quelqu’un de très littéraire, qui aime la peinture, la philosophe, et parle très bien de musique. Cela se sent dans ses interprétations, notamment dans la musique française. Elle crée des ambiances mais n’assène pas. Le sens reste toujours ouvert. Elle est aussi une pianiste d’une grande virtuosité. C’est un coffret très riche à redécouvrir ou à découvrir. Anna Sigalevitch

Vos commentaires :

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......