LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
à gauche : Lauryn Hill, au milieu : Alain Bashung (© Dominique Houcmant / Goldo), à droite : Bill Ryder-Jones

Musique : Alain Bashung, "on le retrouve interprète"

55 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute musique du jour débute avec "Yawn" de Bill Ryder-Jones et "En amont", l'album posthume d'Alain Bashung. Lucile Commeaux revient dans son Petit Salon sur le "fiasco" Lauryn Hill, tandis que Joseph Ghosn évoque son coup de cœur pour "Mkwaju".

à gauche : Lauryn Hill, au milieu : Alain Bashung (© Dominique Houcmant / Goldo), à droite : Bill Ryder-Jones
à gauche : Lauryn Hill, au milieu : Alain Bashung (© Dominique Houcmant / Goldo), à droite : Bill Ryder-Jones

Le Petit Salon de Lucile Commeaux : "Après le « fiasco » Lauryn Hill, aller au concert de son idole"

L'avis des critiques :

J’ai deux amours Lauryn Hill et Beyoncé. Lauryn Hill est systématiquement en retard quand elle n’est pas en plus agressive et réticente à l’exercice même de la prestation en public. Mardi dernier elle est arrivée sur scène près de 2h30 après l’heure prévue. Cet album résonnait étrangement dans cet immense stade hostile. Est-ce que le concert d’une idole n’est pas toujours raté ? Lucile Commeaux

Lou Reed est un bon exemple d’idole qui a déçu. On n’était pas vraiment sûrs de son humeur, de s’il allait massacrer les morceaux du Velvet Undergroud ce qui était un de ses jeux favoris, est-ce qu'il allait engueuler ses musiciens ? Lors de son concert au Grand Rex c'était un peu massacre à la tronçonneuse, mais je l'ai pris comme c'était. Quant aux 3h de Leonard Cohen, elles sont passées toutes seules. Sophie Rosemont

J’ai un problème avec le mot d’idole puisque je n’en ai jamais eu, ou alors des morts comme ça ils ne vous déçoivent jamais. J’ai été sidéré que l’imprévisible Lauryn Hill donne un concert à Bercy. On sait bien qu’elle en est incapable. Un très bel exemple de souvenir pourrait être Nina Simone. On savait qu’en y allant, il y avait une chance sur deux qu’elle ne vienne pas ou arrive 3h en retard et elle a fait un concert super. On a surtout pas envie que ce soit le même concert chaque fois. Hugo Cassavetti

Je n’ai pas d’idole et le seul groupe qui aura pu avoir cette aura-là était le Velvet, dont j’ai refusé de voir la reformation. Cet exercice-là ne m’a jamais intéressé, ce que j’aime profondément en voyant un groupe sur scène, c’est d’être surpris par la découverte. Un de mes plus gros chocs esthétiques a été un concert de Bloody Valentine. Il y a deux soirs encore j’ai été renversé par un groupe en première partie. Joseph Ghosn

"Yawn" de Bill Ryder-Jones (Domino)

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation officielle : « Il y a du bon à raconter sa peine aux autres » c’est ainsi que Bill Ryder-Jones  nous introduit à son son nouvel et quatrième album Yawn paru le 2 novembre chez Domino.

Yawn est un album qui prend tout son sens depuis le creux de son canapé. Il raconte des histoires et des situations dans lesquelles nous nous retrouvons tous. Et elles nous sont chantées, intimement, par une voix qui doit encore faire face à une dure réalité.

Le premier single de Yawn est ‘Mither’, un titre dans lequel il évoque sa mère qui pour une fois est plus inquiète pour son Cochon-d’Inde que pour son fils. ‘Mither’ (expression typique du nord de l’Angleterre, qui signifie être agacé) accueille la participation de Mick Head (Shack, The Pale Fountains) à la voix. (...)

L'avis des critiques :

Je trouve que le fardeau que porte Bill Ryder-Jones est tellement lourd qu’il nous en donne un peu. Je ne sais pas si je peux conseiller cet album parce qu'on frôle parfois un peu le pathos. Avec la pochette de l’album j’ai pensé à Sufjan Stevens. Il maîtrise très bien « l’insoutenable légèreté de l’être » contrairement à Bill Ryder-Jones. Pour moi, c’est un vieux petit garçon. Sophie Rosemont

Il a un murmure très prenant et un jeu de guitare qui arrive lentement avec un bruitisme sourd. Il y a une certaine monotonie dans ce disque, bien qu’assez agréable. Il y a quelque chose dans le tempo qui prend son temps avec un rythme indolent. Il faut lui reconnaître une forme d’humour dans cet album, comme s’il jouait au petit garçon dépressif. Hugo Cassavetti

J’ai réussi à entrer  dans cet album au côté assez lent et répétitif dans la construction. J’ai entendu beaucoup de sonorités très basses. Dans le morceau qui s’appelle « John », on assiste à une confession assez simple et banale qui m’a touché. Dans l’ensemble c’est plutôt un bon disque qui me touche vraiment. Il me donne envie de revenir à une pop que je pensais un peu passée et qui retrouve une forme d’acuité. Joseph Ghosn

"En amont" d'Alain Bashung (Barclay)

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation officielle : À l'aube des 10 ans de la disparition d'Alain Bashung, Barclay son label historique s'apprête à sortir un album inédit "En amont" regroupant les titres laissés en chantier pendant l'élaboration du mythique "Bleu pétrole" (2008). Tous les titres, inclus le single "Immortels" dont le texte et la musique de Dominique A sont plus puissants que jamais, ont été réalisés par Edith Fambuena, sa collaboratrice de confiance depuis "Fantaisie Militaire" (1998).

L'avis des critiques :

Malgré la méfiance que j’ai envers les albums posthumes, j’aime beaucoup ce disque que je trouve plus réussi que « Bleu pétrole ». Il retourne vers une énergie. J’aime beaucoup le fait que ce soit deux femmes qui aient confectionné cet album, sa veuve Chloé Mons et Edith Fambuena. C’est confectionné avec beaucoup d’amour et beaucoup de respect sans rien d’illégitime. Sophie Rosemont

Ce qui est plutôt étonnant, c’est que cet album fait de morceaux laissés de côté a beaucoup plus de cohérence que « Bleu pétrole ». Cet album me touche et je ne suis pas choqué du tout, je me sens plus proche de lui. On le retrouve interprète, c’est peut-être l’album où il y a le plus de signatures, mais tout ce qu'il a écrit a été validé et amendé par lui pour que cela lui appartienne. Hugo Cassavetti

D’abord, cela joue beaucoup avec notre mémoire, de qui était Bashung, où il en était. Cela explore plusieurs Bashung avec un album qui évolue de choses assez directes et simples jusqu’à l’atypique. Je ne me suis jamais dit qu’il s’agissait de voix de maquette. On est pris par ce qu’il raconte. Il s’approprie tellement les morceaux qu’on peut être surpris par sa façon d’amener le texte. C’est un disque assez beau et assez contemporain qui m’a ému. Joseph Ghosn

Il y a quelque chose d’une cohérence dans cet album. Il y a un apport important, j’ai été très ému à la diffusion de « Immortels ». Je suis heureux que cette version existe aujourd’hui. Pour moi le meilleur concert que j’ai vu d’Alain Bashung était un concert en guitare-voix, avec toute la puissance d’interprétation dans sa voix. Il y a une proximité. Arnaud Laporte

>> LE COUP DE COUP DE CŒUR DE JOSEPH GHOSN : "Mkwaju" de Mkwaju Ensemble, (une réédition chez WRWTFWW Records)

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Cet album est un peu légendaire. Il y a un côté « ambiant », une musique un peu pulsée qui pourrait se rapprocher de la techno. Le label qui vient de sortir ce disque explore toute cette musique. Il s’agit d’un label suisse. C’est un groupe à écouter. Joseph Ghosn

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......