LE DIRECT
A gauche : "Don Pasquale" © Vincent Pontet / OnP. A droite : "Les p'tites michu" © Nemo Perier Stefanovitch / "Boris Godounov" © Agathe Poupeney / OnP

Musique : "La direction de Jurowski est extraordinaire; les tonalités sont plus sombres, plus mates"

55 min
À retrouver dans l'émission

A l'occasion de la fête de la musique La Dispute se met au diapason ! Au sommaire "Les p'tites michu" au Théâtre de l'Athénée, "Don Pasquale" au Palais Garnier et "Boris Godounov" à l'Opéra Bastille.

A gauche : "Don Pasquale" © Vincent Pontet / OnP. A droite : "Les p'tites michu" © Nemo Perier Stefanovitch / "Boris Godounov" © Agathe Poupeney / OnP
A gauche : "Don Pasquale" © Vincent Pontet / OnP. A droite : "Les p'tites michu" © Nemo Perier Stefanovitch / "Boris Godounov" © Agathe Poupeney / OnP

"Les p'tites michu" jusqu'au 29 juin à l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Opérette d' André Messager
Direction musicale : Pierre Dumoussaud
Mise en scène : Rémy Barché, Compagnie Les Brigands

Présentation officielle : Petites, certes, mais immenses par leur succès, les Michu virent le jour en 1897 à Paris, tinrent l’affiche pour plus de 150 représentations, et s’en furent même aux Amériques pour porter leur gloire à Broadway. 

Qui sont-elles ? Blanche-Marie et Marie-Blanche, la populaire et l’aristocrate, jumelles malgré elles pour avoir été confondues dans une même baignoire, à la suite d’une étourderie épouvantable… Preuve qu’il ne faut jamais jeter les bébés dans l’eau du bain ! 

Quiproquos et romances, sagesse populaire et “rataplans !” se mêlent à la partition délicate de Messager, composée un an avant celle de Véronique

Une comédie de l’éducation, que l’on redécouvrira avec plaisir, portée par la verve loufoque des Brigands. L’occasion de vérifier que Madame-tout-le-monde n’est pas n’importe qui.

L'avis des critiques : 

Ça m’a énormément plu du début à la fin, il y a une telle énergie ! J’ai beaucoup pensé à OSS117 ! La compagnie des Brigands a une vraie ironie et arrive à créer du léger. J'ai adoré Blanche Marie ! Lucile Commeaux

Ce que j’ai aimé ici ce sont les parties moins comiques. Ces deux jumelles vraiment fusionnelles au départ, se trouvent chacune une personnalité et cela se joue bien en filigrane. Guillaume Tion

J’adore l’opérette et j’aime bien Messager, c’était un compositeur qui a fait des tas d’œuvres ravissantes. Mais ici j’ai trouvé quelques longueurs. Et il y a quand même une certaine vulgarité dans la mise en scène. Fabienne Pascaud

"Don Pasquale" jusqu'au 12 juillet au Palais Garnier 

"Don Pasquale"
"Don Pasquale" Crédits : © Vincent Pontet / OnP

Musique : Gaetano Donizetti
Direction musicale : Evelino Pidò
Mise en scène : Damiano Michieletto

Présentation officielle : « Bien idiot est celui qui se marie en grand âge. » Ainsi se termine Don Pasquale : sur un sage dicton qui ne manque pas d’ironie et qui résume les déboires de son héros, riche célibataire désireux de se marier et trompé par son neveu Ernesto et sa jeune promise Norina. Créé à Paris en 1843, à la charnière de plusieurs époques, Don Pasquale, œuvre composite et variée, est l’apothéose du genre buffa. Donnée pour la première fois à l’Opéra national de Paris, elle est confiée au metteur en scène italien Damiano Michieletto qui fraie la voie de la sincérité et de la profondeur dramatiques au cœur d’une oeuvre en apparence légère.

Un spectacle disponible sur Culturebox

L'avis des critiques : 

C’est un opéra assez court ; on est vraiment dans la Commedia dell’arte très premier degré. Le décor est plutôt réussi, mais Michieletto manque de confiance en l’œuvre : il en rajoute beaucoup trop ! Musicalement c’est inégal. Michele Pertusi est une bonne basse mais vraiment pas adaptée ici et face à Florian Sempey qui est génial, c’est difficile. Lucile Commeaux

J’ai trouvé ça vulgaire. Je ne suis pas éblouie par l’œuvre, les personnages sont outrés. Les metteurs en scène de l’opéra sont souvent en retard… Fabienne Pascaud

Michieletto doit avoir une passion pour l’immobilier. Je n’ai même pas eu de petit coup de cœur pour la scénographie, par contre les incrustations vidéo sont intéressantes. Guillaume Tion

"Boris Godounov" jusqu'au 12 juillet à l'Opéra Bastille 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Musique : Modeste Moussorgski
Direction musicale : Vladimir Jurowski (7, 10, 13, 16, 26, 29 juin, 2 juil.) et Damian Iorio (19, 22 juin, 6, 9, 12 juil.)
Mise en scène : Ivo van Hove

Présentation officielle : Lorsqu’en 1824, Pouchkine entreprit avec Boris Godounov l’élaboration de son premier drame historique, il ne savait que trop à quel colosse il s’attaquait. C’est armé d’une lecture de Shakespeare qu’il se mesura au règne fulgurant du Tsar de toutes les Russies (1598-1605).
De fait, il y a du Macbeth dans cette fable politique, où Boris voit ressurgir, sous la forme d’un imposteur, le spectre de l’enfant qu’il avait fait assassiner pour conquérir le trône. S’emparant de ce poème épique, Moussorgski compose une réflexion sur la solitude du pouvoir, un drame populaire dont le véritable protagoniste est le peuple russe, avec son lot de souffrances éternelles.
Déjà, Pouchkine s’interrogeait : « Qu’est‑ce qu’une âme ? Une mélodie, peut‑être… » Ivo Van Hove, habitué des grandes fresques politiques, signe sa première mise en scène pour l’Opéra de Paris.

Un spectacle disponible sur Culturebox. 

L'avis des critiques : 

Sans entractes on entre vraiment dans l’âme de Boris Godounov, comme une grande plainte, dans un climat presque de prière. J’ai trouvé cela bouleversant. Fabienne Pascaud

La direction de Jurowski est extraordinaire, les tonalités sont plus sombres, plus mates. Pour moi Boris Godounov est cette ambiguïté entre la figure à tendance sanguinaire et celle plus charitable dans l’accession au pouvoir. Guillaume Tion

On est vraiment dans la tête de Boris Godounov grâce à ces vidéos, c’est très réussi, la fin m’a laissée totalement glacée ! Lucile Commeaux

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

Intervenants

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......