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de haut en bas : "Lessons in Love and Violence",  The Royal Opera House (© Stephen Cummiskey), Julie Fuchs (© Sarah Bouasse, libre de droits) et Sol Gabetta (© Franco Ricciardiello, libre de droits), pochette de l'album (© Sony)

Musique : Lessons in Love and Violence, "c’est un chef d’œuvre absolu"

55 min
À retrouver dans l'émission

Dans la Dispute musique ce soir : l'opéra de George Benjamin, "Lessons in Love and Violence". Nous évoquons également deux disques, "Mademoiselle" de Julie Fuchs et "Schumann" de Sol Gabetta et Bertrand Chamayou. Le coup de cœur est consacré à "Harold en Italie - Les Nuits d’été" par Les Siècles.

de haut en bas : "Lessons in Love and Violence",  The Royal Opera House (© Stephen Cummiskey), Julie Fuchs (© Sarah Bouasse, libre de droits) et Sol Gabetta (© Franco Ricciardiello, libre de droits), pochette de l'album (© Sony)
de haut en bas : "Lessons in Love and Violence", The Royal Opera House (© Stephen Cummiskey), Julie Fuchs (© Sarah Bouasse, libre de droits) et Sol Gabetta (© Franco Ricciardiello, libre de droits), pochette de l'album (© Sony)

"Lessons in Love and Violence", sorti en DVD et blu-ray (Opus Arte) et du 14 au 26 mai à l'Opéra de Lyon

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De : George Benjamin (livret : Martin Crimp) Direction : George Benjamin Mise en scène : Katie Mitchell

Présentation officielle : Pris entre les nécessités de l'amour et des devoirs politiques un roi est amené à prendre une décision fatale. Une décision qui plonge son pays dans la guerre civile et conduit sa femme et son fils à se retourner contre lui. À son tour, le fils devra, pour restaurer la paix, exécuter un acte terrifiant devant sa mère. 

Créé en mai 2018 à Covent Garden, Lessons in Love and Violence confirme le talent de son compositeur britannique George Benjamin, déjà remarqué avec son opéra précédent Written on skin, succès critique et public. Sa capacité à capter l'air du temps sans pour autant céder à l'obsession de la mode, son sens du théâtre et de la prosodie associés à un véritable goût de la langue anglaise ont contribué à l'imposer au sommet de la hiérarchie des compositeurs lyriques contemporains. Et sa force créatrice, propre à rendre actuels les mythes anciens, lui vaut même d'être comparé au grand Benjamin Britten.

Pour ce Lessons in Love and Violence, George Benjamin a de nouveau fait appel à son partenaire habituel, l'auteur Martin Crimp et aux visions scéniques sensuelles et troublantes de la metteuse en scène Katie Mitchell. Une équipe de choc que complète une distribution exceptionnelle « menée » par Stéphane Degout, formé à l'Atelier lyrique de l'Opéra de Lyon.

Avec : Stéphane Degout, Barbara Hannigan, Gyula Orendt, Peter Hoare, Samuel Boden, Jennifer France, Krisztina Szabó, Andri Björn Róbertsson

L'avis des critiques :

J’ai été assez époustouflée par ce que j’ai vu et entendu. A la fin de la représentation j’avais envie de revoir cet opéra. Je suis un peu plus réservée sur certains partis pris dans la réalisation du DVD. Le fait de filmer en plongée m’a dérangée. La musique est passionnante, c’est un flux harmonique qui change sans arrêt et nous dit ce que les personnages ne nous disent pas. Sophie Bourdais

J’ai rarement vu une œuvre qui commence aussi franchement. La scène d’exposition est extrêmement efficace, c’est très concret ce qui se passe. La dimension homosexuelle est complètement assumée dans ce livret, on voit la façon dont l’amour déconnecte du réel. J’ai peu de goût pour les mises en scène de Katie Mitchell, ici je trouve qu’elle se tient plutôt. Elle sert bien l’œuvre. Arnaud Laporte

On a une grande pièce qui se reconfigure et qui a une qualité essentielle pour cette mise en scène : elle permet de mettre toujours le fils et la fille en spectateurs. Katie Mitchell comprend très bien la musique avec des passages ralentis assez pertinemment choisis. C’est un chef d’œuvre absolu, je redécouvre à chaque fois de nouveaux détails de couleur, de rythme. Charles Arden

On a une intrigue qui est historique au départ. C’est une mise en scène sans case. Katie Mitchell a fait ce que le livret demandait avec une actualisation. Comme souvent dans les opéras contemporains, ce qui se passe dans l’orchestre est plus intéressant que ce que les personnages ont à chanter. C’est à Gaveston que sont dévolus les plus beaux passages. Laurent Bury

"Mademoiselle" de Julie Fuchs (Deutsche Grammophon)

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Présentation officielle : Fort du succès de ce premier album consacré à l’Opérette et à la musique légère, Julie Fuchs revient avec un album entièrement consacré à l’Opéra du XIXème siècle. Dédié au Bel Canto et chanté en trois langues différentes (français, italien, espagnol), ce nouvel album s’intitule "Mademoiselle", l’histoire de l’émancipation d’une jeune chanteuse à travers une sélection d’airs bien spécifiques.

Pour cela, Julie Fuchs a choisi à la fois des airs connus du grand répertoire mais aussi des airs rares, pour certains enregistrés pour la toute première fois et redécouverts après un long travail de recherche. Julie Fuchs s’est entourée du chef d’orchestre Enrique Mazzola, spécialiste du répertoire, et chef principal de l’Orchestre National d’Ile-de-France qui en a assuré l’enregistrement dans leur nouveau studio à Alfortville. "Mademoiselle" est ainsi le premier enregistrement à inaugurer ce nouveau lieu à la pointe de la technologie et à l’acoustique idéale.

L'avis des critiques :

C’est un programme intéressant parce qu’on y entend beaucoup de choses inconnues. De là à dire que son agencement est toujours aussi emballant et enthousiasmant... Il y a quelques petites choses un peu curieuses. Je ne suis pas sûr qu’il y ait grand-chose dans le disque qui correspond à ce qu’elle chantera bientôt sur scène. Le Berlioz m’étonne un peu, il n’a pas vraiment sa place dans un récital consacré à des airs d’opéra. Laurent Bury

C’est un disque qui est extrêmement agréable à écouter, pas seulement grâce à la soprano qui a toujours ce timbre merveilleux, très rond, solaire, mais aussi grâce à l’orchestre. On a à chaque air, l’atmosphère musicale qui lui convient. Elle a un tempérament théâtral extrêmement poussé et on en profite énormément. Le livret est la grosse déception du disque puisqu’il n’y a aucun texte. Sophie Bourdais

Il y a deux choses qui m’énervent dans ce métier :  les titres d’albums et les artistes omniprésents sur « Instagram ». Je crois que « Mademoiselle » est le mot de la langue française qui m’énerve le plus puisqu’il s’agissait d’un mot extrêmement machiste. Elle montre ici l’évolution de son répertoire plutôt italianisant et l’assise vocale, le lyrisme vers lequel elle va. Charles Arden

"Schumann" de Sol Gabetta et Bertrand Chamayou (Sony)

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Présentation officielle : Pour son nouvel enregistrement, Sol Gabetta s’en entourée de l’excellent Kammerorchester Basel avec Giovanni Antonini à la baguette pour le Concerto pour violoncelle op. 129, dans une version extraordinaire mêlant instruments modernes et anciens. Sol Gabetta a également invité le pianiste français Bertrand Chamayou, avec lequel elle a déjà enregistré un album très apprécié autour de Chopin, pour un récital de musique de chambre réunissant notamment les Fantasiestücke, et d’autres pièces très intimes du répertoire de Robert Schumann.

L'avis des critiques :

C’est bien plus que de l’accompagnement. Les instruments jouent vraiment pour nous plonger dans l’ambiance. Bertrand Chamayou sait la rendre présente et la mettre en avant. J’ai trouvé que Sol Gabetta maitrisait parfaitement ses deux mains, or il n’y a pas que les mains, il y a aussi le dos, une énergie qui doit venir de la couronne vertébrale et que je n’ai pas assez ressentie. Charles Arden

Ce qui me plait énormément, c’est la complicité qui existe dans ce disque et l’harmonie qu’ils arrivent à trouver l’un avec l’autre. C’est un miracle d’harmonie de bout en bout et leur amitié y joue pour beaucoup. L’orchestre est dans une recherche constante d’équilibre et de sens, ce qui est très appréciable. Sophie Bourdais

Sol Gabetta est surtout connue et appréciée dans le monde germanophone, d’où sa volonté de gagner d’autres sphères. Elle a déjà fait un disque avec Cecilia Bartoli. Avec Cecilia Bartoli elle avait réussi à la calmer dans le chant. Elle applique également cet apaisement à la musique de Schumann. Laurent Bury

>> LE COUP DE CŒUR DE SOPHIE BOURDAIS : « Harold en Italie - Les Nuits d’été » (Harmonia Mundi)

De : Hector Berlioz

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Présentation officielle : De nouvelles formes pour une nouvelle esthétique, c’est tout l’enjeu des deux œuvres proposées ici. Dans Les Nuits d’été, Berlioz invente, bien avant Mahler ou Ravel, la mélodie avec orchestre, dans Harold en Italie, il expérimente le genre du poème symphonique pour grand orchestre avec soliste. Deux interprétations sur instruments anciens que proposent Les Siècles, Tabea Zimmermann et François-Xavier Roth avec le choix, plus rare, du timbre masculin de Stéphane Degout dans les mélodies. Rien de commun.

Avec : Les Siècles, François-Xavier Roth, Tabea Zimmermann et Stéphane Degout

C’est un peu inhabituel que Stéphane Degout chante ce cycle des "Nuits d’été" et il a la voix pour ça. Ce disque est un coup de cœur parce que c’est une petite merveille. C’est agréable de savoir qu’il y’a des gens aussi doués pour nous aider à mieux comprendre Berlioz. Il y a une magie des timbres qui fait de ce disque un enchantement continuel. Sophie Bourdais

Vos commentaires :

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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