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"Manon", de Dan Ettinger et Vincent Huguet /  "Berlioz - La Damnation de Faust", de John Nelson / "Romeo et Juliette", de Paul Daniel et Justin Way

Musique : "Manon", "Berlioz - La Damnation de Faust", "Roméo et Juliette"

55 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute Musique : "Manon", direction musicale de Dan Ettinger et mise en scène de Vincent Huguet d'après le texte de l'Abbé Prévost, "Berlioz - La Damnation de Faust", de John Nelson (Erato), "Romeo et Juliette", direction musicale de Paul Daniel et mise en scène de Justin Way

"Manon", de Dan Ettinger et Vincent Huguet /  "Berlioz - La Damnation de Faust", de John Nelson / "Romeo et Juliette", de Paul Daniel et Justin Way
"Manon", de Dan Ettinger et Vincent Huguet / "Berlioz - La Damnation de Faust", de John Nelson / "Romeo et Juliette", de Paul Daniel et Justin Way Crédits : Julien Benhamou / Dominique Jaussein / Eric Bouloumie

"Manon", de Dan Ettinger et Vincent Huguet, d'après le texte de l'Abbé Prévost

Je trouve que dans cette mise en scène, on observe les nuances de comédie et de tragédie de la pièce, elles sont très marquées et c'est très bien fait. Arnaud Laporte

Les costumes de "Manon" sont de Clémence Pernoud et les décors de Aurélie Maestre
Les costumes de "Manon" sont de Clémence Pernoud et les décors de Aurélie Maestre Crédits : Julien Benhamou / Opéra National de Paris

Présentation : Lorsque l’abbé Prévost signe en 1731 L’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut – qui inspirera à Jules Massenet (compositeur de ce spectacle) sa Manon – c’est le tableau d’une époque qu’il nous livre : celle de la Régence, qui voit la vieille société s’éteindre tandis qu’une nouvelle semble naître, pleine de la promesse d’une liberté nouvelle. C’est entre ces mondes qu’évolue Manon, fuyant le couvent pour embrasser les chemins du désir et de la transgression, et se jeter à corps perdu dans une passion brûlante et autodestructrice avec des Grieux. Une parenthèse s’ouvre, qui se refermera dans la douleur et dans la nuit. Le metteur en scène Vincent Huguet s’affranchit du taffetas historique de l’oeuvre pour en faire ressurgir toute la violence.

L'avis des critiques : ♥♥♡♡

► « Pourquoi ajouter une quatrième époque [les années 1920] par rapport à d'autres possibilités ? Je n'ai pas été bouleversé par ce choix qui ne me paraît pas forcément apporter des choses pertinentes à l’œuvre. Je trouve ça un peu gratuit et on a l'impression qu'on a voulu faire quelque chose de consensuel. » Laurent Bury  

► « "Manon" est un opéra comique donc c'est assez particulier puisque ça commence comme une comédie et ça finit très mal. Je trouve que dans cette mise en scène, on observe les nuances de comédie et de tragédie de la pièce, elles sont très marquées et c'est très bien fait. » Arnaud Laporte

► « J'ai été très intéressée par l'idée de mélanger les époques, que l'on remarque aussi bien dans le travail scénographié que dans que dans les décors et les costumes, empruntés à différentes périodes. On a donc le 18ème, le 19ème de Massenet, le 20ème des années folles et évidemment le 21ème siècle. Tout ce dispositif permet de questionner la place de la femme, sa liberté, son émancipation, en 1731, en 1884, en 1920 et en 2020. » Charles Arden

Plus d'informations

  • "Manon" // jusqu'au 10 avril à l'opéra Bastille
  • Musique : Jules Massenet
  • Livret : Henri Meilhac et Philippe Gill
  • Direction musicale : Dan Ettinger
  • Mise en scène : Jules Massenet 

"Berlioz - La Damnation de Faust", de John Nelson (Erato)

Les chœurs ont vraiment toutes les qualités d'intensité et de présence, de justesse, de douceur. Charles Arden

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Présentation : Deux ans après le triomphe des "Troyens" (album de l’année aux Victoires de la musique, Diapason d’or, Diamant Opéra Magazine, meilleur enregistrement de l’année pour le New York Times, Gramophone Award), le chef John Nelson, ardent défenseur de Berlioz, retrouve avec bonheur l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg pour une légendaire "Damnation de Faust" portée par une distribution exceptionnelle : Le ténor Michael Spyres en Faust, la mezzo-soprano Joyce DiDonato en Marguerite, la basse Nicolas Courjal en Méphisto.

L'avis des critiques : ♥♥♥♡

► « La direction d'orchestre est très belle, alors que c'est tout-de-même une œuvre tellement compliquée, qui va dans tous les sens... John Nelson parvient à trouver une cohésion, sans nier le relief et on sent quelque chose de très généreux dans la puissance, tout en y mettant des nuances. » Anna Sigalevitch

► « Les chœurs m'ont énormément plu, parce qu'ils sont essentiels : ils ont seize épisodes dans cette œuvre. C'est eux qui nous emmènent aux quatre coins de l'Europe dans ce mythe faustien et goethéen ; ils nous emmènent des champs de bataille jusqu'au pandémonium et aux cieux. Ils ont vraiment toutes les qualités d'intensité et de présence, de justesse, de douceur. » Charles Arden

► « Il était indispensable d'immortaliser ce Faust avec Michael Spyres, qui est le meilleur interprète à l'heure qu'il est. Il s'identifie totalement au personnage et sur scène, c'est un spectacle à lui tout seul tellement il est investi dans le personnage. » Laurent Bury

"Roméo et Juliette", musique de Charles Gounod, direction musicale de Paul Daniel et mise en scène de Justin Way

J'ai vraiment été emballée par ce duo, d'autant plus qu'il est soutenu et accompagné par la délicatesse de l'orchestre. Anna Sigalevitch

Nadine Sierra et Pene Pati dans "Roméo et Juliette", avec une mise en scène de Justin Way
Nadine Sierra et Pene Pati dans "Roméo et Juliette", avec une mise en scène de Justin Way Crédits : Eric Bouloumie

Présentation : Après leurs incroyables prestations la saison dernière tant en scène qu’en récital, les deux « enfants chéris » de l’Opéra de Bordeaux, Nadine Sierra et Pene Pati, se retrouvent pour interpréter le titre-phare de Gounod, Roméo et Juliette. Né en 1867, l’opéra connaît un succès immédiat dépassant les 100 représentations en moins d’un an. La raison de ce triomphe jamais démenti ? Pas moins de quatre duos d’amour dans la partition, et une valse irrésistible ! Avec, à Bordeaux, Paul Daniel et l’ONBA,  pour emmener le public dans ce tourbillon musical.

L'avis des critiques : ♥♥♥♡

► « Nadine Sierra a quelque chose de juteux, de pulpeux, et on apprécie son aisance dans ses vocalises. Pene Pati est imposant et pourtant il a une façon d'être en scène très souple, très légère. Sa voix est absolument exceptionnelle, son timbre juvénile est très élégant. J'ai vraiment été emballée par ce duo, d'autant plus qu'il est soutenu et accompagné par la délicatesse de l'orchestre. » Anna Sigalevitch

► « Dans cet écrin magnifique qu'est l'Opéra de Bordeaux, l'orchestre sonne admirablement. On est vraiment baigné dans le son et les interventions notamment du violoncelle sont superbes. On est totalement emporté par cette musique. » Laurent Bury

► « Nadine Sierra est sublime. C'est la classe américaine. Elle est cette Juliette à la fois innocente, mais aussi piquante. Dès sa première intervention, c'est une cascade, elle emporte tout, elle est clairement dans le rôle. Quant à la fin de la pièce, elle est tragique et bouleversante, renforcée par sa prestation vocale. » Charles Arden

Plus d'informations : "Romeo et Juliette", musique de Charles Gounod, direction musicale de Paul Daniel et mise en scène de Justin Way // jusqu'au 15 mars à l'Opéra de Bordeaux

♥ Le coup de cœur ♥ de Charles Arden pour la Tosca, avec la direction musicale de Eivind Gullberg-Jensen et la mise en scène de David Bobée, d'après le texte de Giacomo Puccini.

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Présentation : David Bobée signe une version  engagée d’un des opéras les plus connus de Puccini. Comment monter aujourd’hui un opéra aussi populaire que Tosca ? Qui plus est, quand on n’est pas très intéressé par les histoires d’amour ? Le metteur en scène David Bobée en fait un atout car, de la passion amoureuse, il retient avant tout ce qu’elle révèle d’« un monde dysfonctionnant, d’un système corrompu, d’une communauté malade ». Dans cette vision, le chef de la police de Rome, le machiavélique Scarpia, prend évidemment la première place, lui qui n’a de cesse de persécuter son rival Mario Cavaradossi pour posséder la belle Tosca, mais exerce aussi sa domination à l’encontre d’autre victimes : Angelotti, Attavanti, Palmieri, « métonymie de toute la République romaine qui est écrasée. » Bigoterie, immoralité, cynisme, volonté de dominer les femmes : les résonnances actuelles, hélas, ne manquent pas, mais la musique de Puccini continue à réaffirmer la beauté du monde.

Plus d'information

  • "Tosca", de Eivind Gullberg-Jensen et David Bobée, d'après Giacomo Puccini // jusqu'au 12 mars à l'Opéra de Rouen
  • reprise du 14 au 18 juin à Caen 
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