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à gauche : "Mefistofele" (© Jean-Louis Fernandez), à droite : Leif Ove Andsnes (© Sony Classical) et "Orphée et Eurydice" (© Théâtre National de l'Opéra Comique / DR)

Musique : "Transformer le diable en psychopathe, entre guillemets c’est l’amoindrir"

54 min
À retrouver dans l'émission

Une Dispute musique avec deux opéras : "Orphée et Eurydice", ainsi que "Mefistofele". Il sera également question de "Chopin : Ballades & Nocturnes", avant un coup de cœur pour les "Concertos de Saint-Saëns".

à gauche : "Mefistofele" (© Jean-Louis Fernandez), à droite : Leif Ove Andsnes (© Sony Classical) et "Orphée et Eurydice" (© Théâtre National de l'Opéra Comique / DR)
à gauche : "Mefistofele" (© Jean-Louis Fernandez), à droite : Leif Ove Andsnes (© Sony Classical) et "Orphée et Eurydice" (© Théâtre National de l'Opéra Comique / DR)

"Orphée et Eurydice", jusqu'au 24 octobre à l'Opéra Comique et diffusé en direct sur Arte Concert le 18 octobre

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De : Christoph Willibald Gluck Direction : Raphaël Pichon Mise en scène : Aurélien Bory

Présentation officielle : Opéra en quatre actes. Livret français de Pierre-Louis Moline. Version remaniée par Hector Berlioz. Créée le 19 novembre 1859 au Théâtre-Lyrique.

Messager des dieux, Amour annonce à Orphée qu’il peut aller chercher Eurydice aux Enfers. Son chant a le pouvoir d’apaiser les Furies et d’animer les Ombres heureuses. Mais sa voix ne peut rassurer Eurydice que désespère la feinte indifférence d’Orphée, ainsi mis à l’épreuve par Jupiter…

Orphée et Eurydice bouleversa l’Europe des Lumières. Adorateur de Gluck, Berlioz fit la synthèse des versions italienne et française d’origine à l’attention de Pauline Viardot, dont la voix pouvait faire revivre l’art disparu des castrats pour le public romantique. La beauté de l’oeuvre doit autant à l’intensité des échanges qu’à l’éloquence de l’orchestre et à l’implication spectaculaire du choeur. Raphaël Pichon dirige l’opéra des opéras et Aurélien Bory déploie les vertiges des espaces que parcourt Orphée, mentaux, supranaturels et d’au-delà. Après Fantasio, Marianne Crebassa endosse ce nouveau rôle travesti en compagnie d’Hélène Guilmette (l’Hélène du Timbre d’argent) et de Lea Desandre (Alcione).

Avec : Marianne Crebassa, Hélène Guilmette, Lea Desandre

L'avis des critiques :

On a un panneau absolument gigantesque en fond de scène. Le choeur est mis à contribution. Cela fait longtemps que je n’avais pas autant été ému par quelqu’un sur scène comme avec Marianne Crebassa, je l’ai trouvée bouleversante. Arnaud Laporte

C’est absolument merveilleux, on a un orchestre dans un plaisir manifeste, dans une jubilation totale de nous proposer cette version. Marianne Crebassa a imposé son Orphée dès le début avec une voix très généreuse, un peu cuivrée. On va avoir une double lecture scénique avec des personnages aussi bien sur scène que sur le tableau en fond de scène, ce qui démultiplie l'espace. Sophie Bourdais

Je pense que la très grande réussite de cette production est musicale. Cela nous plonge tout de suite dans une atmosphère très particulière avec de la gravité. Ce qui est très impressionnant, c’est la beauté de chaque pupitre. C’est très chatoyant, les vents sont d’une spontanéité totale et les cuivres hurlent. Pour moi, il y a trop d’images et pas assez de théâtre, le dispositif scénique prend le pas sur ce qui se joue. Anna Sigalevitch

C'était une perfection sonore. Raphaël Pichon nous donne tout le long du spectacle des moments de plénitude et de volupté sonore incroyables, en maîtrisant cette acoustique pas facile de l’Opéra-Comique. On a des nuances impalpables et un chœur extraordinaire. Vocalement c’est très bien. Emmanuelle Giulini

"Mefistofele", jusqu'au 23 octobre à l'Opéra de Lyon

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De : Arrigo Boito Direction : Daniele Rustioni Mise en scène : Alex Ollé / La Fura dels Baus

Présentation officielle : Œuvre rare d'Arrigo Boito, Mefistofele est une variation sur le mythe de Faust, sublimée ici par la puissance d'évocation du metteur en scène catalan Alex Ollé du collectif La Fura dels Baus.

L'histoire : Mefistofele parie avec Dieu qu’il parviendra à corrompre le vieux savant Faust, modèle de vertu. Faust accepte le pacte : son âme contre l'instant de bonheur qui lui fera dire « Arrête-toi, tu es si beau ! ». Mefistofele l'entraîne alors dans un voyage de tentations à la rencontre de la belle Marguerite et d'Hélène de Troie en passant par le sabbat des sorcières. Mais au lieu de succomber au désir d'éternité, Faust est finalement frappé d'une révélation divine qui signe la défaite du diable.     

Une vision anticonformiste : Compositeur, poète, librettiste et intellectuel italien du XIXe siècle, amoureux de Baudelaire et de Wagner, Arrigo Boito n'a que 26 ans lorsqu'il adapte en 1868 le mythe de Faust dans une version intégrale de l'œuvre de Goethe. Une œuvre à l'époque déroutante et terriblement ambitieuse qui marque également le désir de son auteur de rompre avec le romantisme mais aussi avec l'opéra classique italien. 

Sans doute l'iconoclaste Boito n'aurait-il pas renié la vision spectaculaire que proposera le metteur en scène Alex Ollé d'une œuvre qui donne aussi la part belle à une vraie tradition vocale. Définis par les airs chantés, les rôles y sont en effet très forts et caractéristiques : si Mefistofele requiert une puissance rare et une grande amplitude vocale, il est d'usage que les personnages de Marguerite et Hélène soient incarnés par la même chanteuse. Quant au rôle de Faust, il est un passage obligé, ou presque, pour tout grand ténor lyrique.

Avec : John Relyea, Paul Groves, Peter Kirk, Evgenia Muraveva et Agata Schmidt

L'avis des critiques :

Il a voulu transformer Faust en psychopathe, or transformer le diable en psychopathe entre guillemets c’est l’amoindrir. J'aime cette direction, ici on est plutôt dans une recherche d’efficacité, il y'a beaucoup de chaleur et d'énergie. Cela nous emporte, c'est très beau. Sophie Bourdais

Evgenia Muraveva a un vibrato très poussé qui ne me plait pas du tout. Pourtant c’est objectivement une bonne chanteuse. C’est aussi lié au traitement catastrophique du personnage dont la scène est complètement sabordée. La direction de l’orchestre est pleine de vigueur et d’élan même si ce n’est pas toujours dans la dentelle, il y a quelque chose de galvanisant qui me plait beaucoup. Anna Sigalevitch

La mise en scène a essayé de donner une personnalité, une force à toutes les scènes. Or, on se retrouve avec une série de tableaux plus ou moins réussis. Les décors étaient bruyants à manipuler. L’orchestre en revanche joue très bien, peut-être plus dans l’énergie que dans la poésie. Les chœurs sont peut-être le personnage principal et sont parfaits dans tout. Emmanuelle Giuliani

"Chopin : Ballades & Nocturnes" de Leif Ove Andsnes (Sony Classical)

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Présentation officielle : Après un dernier album remarqué autour des œuvres pour piano de Sibelius, l’extraordinaire pianiste Leif Ove Andsnes livre pour la première fois un album dédié intégralement à Frédéric Chopin. Au programme, les 4 ballades, entrecoupées de 4 nocturnes les liants. Leif Ove Andsnes souhaitait depuis longtemps enregistrer cet album et il concrétise ici son vœux d’adolescent. Andsnes apporte à Chopin une sensibilité et une finesse dans son jeu incomparable. Sa première ballade combine une beauté éclatante et une technique intrépide mais jamais imprudente. Il signe sans aucun doute l’événement pianistique de cette rentrée !

L'avis des critiques :

On passe de comptines à des moments de passion. Cela permet d’avoir la palette parfaite des qualités de ce pianiste. Une superbe élégance, un toucher absolument magnifique, jamais l’ombre d’une esbroufe en creusant tout au fond de la musicalité. C’est un disque vraiment irrésistible comme ces personnes très belles qui ne le savent pas. Emmanuelle Giuliani

J’ai cherché à savoir pourquoi malgré un programme formidable, j’avais du mal à m’attacher à ce disque. Je trouve qu’on est trop dans le contrôle, tout est contrôlé. Les tempêtes et les orages sont très contrôlés. C’est de la tempête extrêmement sage. Sophie Bourdais

J’aime beaucoup ce pianiste, mais je dois dire que là je n’ai pas été prise. Les ballades sont construites en permanence dans la retenue et le lâcher prise. On a des thèmes repris en permanence qui doivent être réinventés et je trouve que ce n’est pas le cas. Il manque de la passion, il manque de la folie, du débordement. C’est très beau cette intimité qu’il arrive à créer, mais je reste sur ma faim. Anna Sigalevitch

>> LE COUP DE CŒUR D'ANNA SIGALEVITCH : "Concertos de Saint-Saëns" de Bertrand Chamayou (Erato)

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Présentation officielle : 2 ans ½ après son intégrale Ravel acclamée par la critique, le brillant pianiste Bertrand Chamayou revient avec un nouvel album consacré aux deux plus célèbres concertos de Camille Saint-Saëns. En complément de ces deux chefs d’œuvre, Bertrand Chamayou a enregistré plusieurs pièces pour piano seul (Etudes, Mazurka, Valse…), qui nous ramènent dans le décor et l’atmosphère feutrés des salons parisiens. Composés par Camille Saint-Saëns à 30 ans d’intervalle, l’héroïque deuxième concerto et l’exotique cinquième (surnommé « l’Egyptien ») révèlent derrière leur virtuosité et leur brillante facture un monde envoûtant et débordant d’imagination. Salué comme « le nouveau Prince du piano français » (Diapason), Bertrand Chamayou est accompagné ici par l’Orchestre National de France dirigé par le maestro Emmanuel Krivine pour un album qui promet champagne et feux d’artifices - ainsi que quelques bouffés d’opium !

C’est à la fois plein d’élan, de romantisme, d’agilité et de fragilité. J’étais assez surprise qu’il consacre un disque à Saint-Saëns. Il dit que pour lui le trait d’union entre Liszt et Ravel, c’est Saint-Saëns. On a une profondeur qui est là. On entend la vigueur, la joie et la pétulance de ce concerto. C’est très beau de bout en bout. Anna Sigalevitch

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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