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En haut : Pochette de l'album ; Milieu : Le comte Ory ; en bas : Pelléas

Musique : "Un decrescendo pareil dans les aigus : bravo, vraiment bravo !"

57 min
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Ce soir, la musique lyrique est à l'honneur :

En haut : Pochette de l'album ; Milieu : Le comte Ory ; en bas : Pelléas
En haut : Pochette de l'album ; Milieu : Le comte Ory ; en bas : Pelléas Crédits : Harmonia Mundi, MALIN ARNESSON, Opéra comique

Le comte Ory, à l'Opéra comique du 19 au 31 décembre

Opéra en deux actes de Rossini. Direction musicale de Louis Langrée. Mise en scène de Denis Podalydès. Avec Philippe Talbot, Julie Fuchs, Gaëlle Arquez, Jean-Sébastien Bou, Patrick Bolleire, Éve-Maud Hubeaux, Jodie Devos, Laurent Podalydès et Léo Reynaud.

Présentation officielle : Au temps des croisades, les châtelains partaient pour la Terre sainte en laissant les femmes sans défense. C’est ainsi que la sœur du seigneur de Formoutiers languit en son château, convoitée par un comte dépravé et un page amoureux. Chacun entreprend d’approcher la belle recluse, Ory en se travestissant, Isolier en dévoilant son âme : lequel des deux mènera le jeu ?

En 1828, Rossini était une vedette européenne, plébiscitée par le public comme par les étoiles du chant. Cette intrigue bouffe lui permit de sauver de l'oubli, par un recyclage virtuose, sa partition de circonstance du Voyage à Reims. Berlioz et Liszt ont dit leur admiration pour Le Comte Ory : une telle combinaison de poésie troubadour, de variété musicale et d’ironie truculente bousculait les conventions et les genres établis pour magnifier le génie comique français.

Le Comte Ory n’a que rarement été programmé à la Salle Favart. Il l’investit en force pour la période des fêtes de fin d’année, avec les auteurs de la brillante résurrection du Fortunio de Messager en 2009 : Louis Langrée et Denis Podalydès.

C’est une mise en scène très littérale, classique, avec un comique de pantalonnade. 

Le plateau vocal est irréprochable. Lucile Commeaux 

Julie Fuchs est époustouflante. Un decrescendo pareil dans les aigus : bravo, vraiment bravo ! Emmanuelle Giuliani

Debussy : Pelléas et Mélisande, 2 DVD (BelAir classiques)

Drame lyrique en cinq actes de Debussy. Direction musicale de Maxime Pascal. Mise en scène de Benjamin Lazar. Avec Marc Mauillon, Jenny Daviet, Laurent Alvaro, Stephen Bronk, Emma Lyren, Julie Mathevet et Stefano Olcese.

Présentation officielle : Quand Debussy compose Pelléas et Mélisande en 1902, le monde de l’opéra n’a qu’une référence en tête: Richard Wagner et le raz-de-marée provoqué par Tristan et Isolde. Debussy choisit d’en prendre l’exact contrepied, et propose à l’Opéra-Comique, en s’appuyant sur la pièce symboliste du dramaturge belge Maurice Maeterlinck, un véritable manifeste esthétique. C’est que le compositeur français, en dépeignant les amours interdites du triste Pelléas et de l’étrange Mélisande, séparés par un mariage de fortune, nous raconte encore la légende immortelle de Tristan et d’Isolde ; mais ce faisant il prouve à la musique française que, loin de la grandiloquence et du lyrisme écrasant de l’opéra wagnérien, un autre avenir est possible.

La mise en scène que le prodige français Benjamin Lazar offre à l’Opéra de Malmö (dirigé par Ingmar Bergman entre 1952 et 1958), prend toute la mesure de cette œuvre mystérieuse, faisant justice à la fois à la poésie onirique inventée par Maeterlinck et magnifiée par Debussy, et au réalisme, poignant dans sa simplicité assumée et parfois même dans sa trivialité, de ces êtres profondément humains, errants dans une forêt de sons et de symboles dont ils ne sauront jamais sortir.

Le jeune chef français Maxime Pascal, l’Orchestre et les Chœurs de l’Opéra de Malmö, ainsi qu’une distribution presque entièrement française (dont les excellents Marc Mauillon et Jenny Daviet) soulignent avec brio toute la délicatesse et toute la vitalité contenue dans cette partition unique et fascinante.

La mise en scène traite de manière réaliste un opéra symbolique. Guillaume Tion

Il a voulu faire de Pelléas et Mélisande un conte. Lucile Commeaux

Bwv... or not ? The inauthentic Bach, CD (Harmonia Mundi)

Présentation officielle : Un programme d’oeuvres attribuées à Jean-Sébastien Bach – ou transcrites – et dont l’excellence est le dénominateur commun. Amandine Beyer et Gli Incogniti rendent un fervent hommage à une époque qui ne connaissait pas le droit d’auteur, mais dont l’esprit témoigne d’une liberté créatrice époustouflante qui inspire les interprètes d’un bout à l’autre de cet enregistrement.

C’est un disque très intelligent qui nous apprend à relativiser la figure de l’auteur. Lucile Commeaux

On évolue dans un paysage de géographie musicale très grisant. Emmanuelle Giuliani

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