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à gauche : Jeanne Added (© Julien Mignot), à droite : "Egypt Station" de Paul McCartney et "Chris" de Christine and the Queens

Musique : "Elle est à la pointe du consensuel"

55 min
À retrouver dans l'émission

Dans cette Dispute consacrée à la musique, il sera question de "Radiate" de Jeanne Added, de "Chris" de Christine and the Queens, mais aussi de "Egypt Station" de Paul McCartney. Hugo Cassavetti partagera son coup de coeur pour "Both Sides now" de Joni Mitchell.

à gauche : Jeanne Added (© Julien Mignot), à droite : "Egypt Station" de Paul McCartney et "Chris" de Christine and the Queens
à gauche : Jeanne Added (© Julien Mignot), à droite : "Egypt Station" de Paul McCartney et "Chris" de Christine and the Queens

"Radiate" de Jeanne Added

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Présentation officielle : Sur la pochette de son deuxième album "Radiate" (2018) Jeanne Added regarde dans la même direction que sur celle de son premier album "Be Sensationnal" (2015) et pourtant tout semble s'inverser. L’apparition gris métallisée qui sortait des ténèbres fait place à une image blanche déconcertante de sincérité et de force mêlées de tendresse. Cette invitation à la caresse est bien plus qu'un habile clin d’œil esthétique, elle illustre à merveille l'esprit de cet album. Si la route continue vers le même but, la même exigence musicale, quelques fardeaux ont été déposés. Les tensions magnifiées par des sons froids qui ont fait le succès de son premier album de combattante semblent avoir explosé au cours de ses 200 concerts partout en France pendant plus de deux ans. Du feu, il reste la flamme incandescente de la musicienne qui brûle d'une intensité rare. Dans ce nouvel album "Radiate", au titre évocateur s'il en est, Jeanne Added rayonne, elle chante avec une ferveur enivrante d'émotions. Vraie, proche, détendues, elle chante à visage découvert. [...]

Jeanne Added (© Julien Mignot)
Jeanne Added (© Julien Mignot)

L'avis des critiques :

La musique de Jeanne Added a un côté austère, mais aussi très accessible. Elle construit les chansons autour de cette voix, ce qui aurait pu être casse-gueule, mais elle n’a pas oublié la mélodie. Il y a cette facilité à marier l’organique et le synthétique. Elle s’est beaucoup amusée avec les machines, faisant un album en clair-obscur. Sophie Rosemont

Je ne trouve pas ça austère du tout. Je trouve ça très chaud, sa voix m’enveloppe. Ce n’est pas un disque qui m’a absolument happé, mais j’ai retrouvé un plaisir assez évident en l’écoutant. C’est un disque qui fait du bien. Arnaud Laporte

Jeanne Added a toujours eu ce côté « coldwave ». La production ici me faisait faire redouter quelque chose d’un peu froid. En fait la chaleur je la trouve, à l’image d’une flamme bleue, dans sa voix. Elle est encore plus acrobatique que sur le premier album ce qui donne plus d’humanité et de chair au disque. C’est quelque chose de travaillé, de spirituel, de sophistiqué. Pascaline Potdevin

Il a beaucoup de choses que j’ai trouvées impeccables à tous les niveaux. Mais j’ai beaucoup de mal à entrer dans ce disque. Au premier niveau je n’ai rien à lui reprocher, au deuxième un peu tout. J’ai l’impression d’entendre une bande-originale de Disney, ou une chanson de comédie musicale. Jeanne Added ne m’a jamais emporté sur scène malgré la qualité de sa voix, ça ne « radiate » pas autant qu’on le prétend. Hugo Cassavetti

"Chris" de Christine and the Queens

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Présentation officielle : Après un premier album de chambre, le deuxième est celui de l’ouverture sur l’extérieur. Affronter un paysage plus tourmenté, plus large, plus dangereux aussi. Il fallait s’extirper de l’enfance et l’adolescence pour devenir femme. Après l’évaporation, vient le temps de la peau, du muscle et du sexe qui se questionnent pour se confondre. Le succès de l’album Chaleur humaine (plus d’un million d’albums vendus) lui a offert une résonance inattendue. Christine en position royale a rencontré des résistances, des « t’es qui pour me traiter toi ? ». La reine a donc décidé de ne pas s’excuser pour mieux échapper aux définitions qu’on exigeait d’elle. Ainsi est né ce deuxième album « Chris ». 

Conçu d’abord chez elle, seule avec son ordinateur, ses machines et logiciels de programmation, Christine produit ses maquettes déjà assez abouties, avec des références musicales plus agressives. Puis c’est Chris qui prend la suite pour l’enregistrement : Los Angeles, ses grands musiciens de studio et naturellement la chanteuse s’est incarnée en vraie productrice pour réaliser un manifeste pop au sens politique et social. Elle est aussi hip-hop pour lutter contre une chanson impossible à attraper, issue de « l’industrie des sentiments » comme le disait Brian Wilson. Chris en choisissant la pop, on le sait, est dans l’hybridité, une forme d’impureté revendiquée, qui lui offre de reprendre les codes de la société de consommation pour en faire des objets politiques. Warholienne ? C’est toute la subtilité débridée de cet album qui assume son déséquilibre entre la culture américaine et une identité profondément européenne. Un mouvement naturel entre deux pôles, puisqu’être immobile c’est disparaître. De la chanson à la pop. Du Gainsbarre suintant de « Love on the beat » au lit dominant de Madonna. De la voix de falsetto de Balavoine aux mots crus de Maggie Nelson. [...]

La couverture du nouvel album de Christine and the queens : "Chris"
La couverture du nouvel album de Christine and the queens : "Chris"

Prochaines dates :

  • 4 décembre : Zénith de Nantes
  • 5 décembre : Métropole-Arena, Bordeaux
  • 6 décembre : Zénith de Montpellier
  • 12 décembre : Zénith de Strasbourg
  • 14 décembre : Halle Tony Garnier, Lyon
  • 15 décembre : Zénith de Toulouse
  • 18 décembre : AccorHotels Arena, Paris (SOLD OUT)
  • 19 décembre : AccorHotels Arena, Paris

L'avis des critiques :

Ce n’est pas facile la vie pour Christine and the Queens en ce moment. Elle a été encensée puis descendue. En tout cas elle a pour première qualité de susciter l’émoi. Les changements de nom, personne n’aime ça. Peut-être que cela donne un premier prétexte à la méfiance et peut-être y’a-t-il aussi l’ambition. En live toutefois, je la trouve très généreuse. Sophie Rosemont

C’est un album ambitieux et c’est ce que j’admire. J’aime les artistes qui vont au bout de leurs idées et c’est ce qu’elle a voulu faire. Moi j’aime cette grandiloquence, cette audace. Je trouve que la première partie du disque est intéressante, avant de s’essouffler un peu. Pour moi cette histoire de plagiat est une fausse polémique. Christine est dans un corps à corps auquel elle ne se refuse pas. Pascaline Potdevin

Il est quasi impossible avec elle de s’en tenir à la musique. La chose qui me perturbe le plus chez Christine, c’est qu’elle dit toujours qu’on ne parle jamais d’elle d’un point de vue musical, mais c’est elle qui a commencé ! Il y a une ambition phénoménale, elle est à la pointe du consensuel, arrivant au bon moment sur toutes les thématiques : au moment où cela touche tout le monde. Hugo Cassavetti

Débuter le disque avec un décalque de Michael Jackson, je trouve que c’est une entrée curieuse dans un album. Musicalement c’est quand même navrant. On n’a pas à admirer un artiste parce qu’il va au bout de ce qu’il peut faire. Il y a une volonté de capitaliser sur son succès tout en voulant tout contrôler. Arnaud Laporte

"Egypt Station" de Paul McCartney, en concert à la U-Arena le 28 novembre

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Présentation officielle : Paul McCartney a signé un deal historique avec Capitol fin 2016 marquant son retour dans le label dans lequel il avait signé en solo en 1970. 

Sa carrière est des plus impressionnantes : plus de 600 millions de disques vendus dans le monde au sein des Beatles et plusieurs millions en carrière solo (pas moins de 40 albums à son actif). 

Après son inauguration sur le Hollywood Walk Of Fame ou encore le titre de Compagnon d’honneur reçu par la reine d’Angleterre, l’ancien membre des Beatles, Paul McCartney n’est plus à présenter. 

Il est aujourd’hui de retour avec 17ème album : Egypt Station. Pour cet album, il a en particulier travaillé avec Greg Kurstin (Sia, Adèle, …) et Ryan Tedder (chanteur et leader de OneRepublic et top liner auteur pour Beyoncé, Adèle, etc). 

Egypt Station vient de sortir (7 septembre 2018) et est déjà salué par la critique, des Inrocks au Figaro en France, de NME au NY Times à l’international. Cet excellent cru, vient accompagné par une nouvelle tournée, intitulée Freshen Up, qui débutera au Canada en septembre.

Ces nouvelles dates marquent la première série de spectacles de Paul depuis le One On One Tour, qui a réuni quelque deux millions de fans en 2016 et en 2017. Ce spectacle sera le premier spectacle de Paul en France depuis trois ans, avec comme date de rendez-vous le 28 novembre à la U-Arena. 

L'avis des critiques :

J’ai trouvé cet album très bien. Il y a évidemment des choses très ratées : la bossa nova, le rock poussif. Pour moi le vrai problème de l’album n’est pas tant l’assemblage, mais la voix sur les morceaux un peu plus dans le tempo. Il aurait peut-être été préférable de ne faire que dix chansons. Je trouve que c’est vraiment un bon album, bien que trop long et avec certains titres dispensables. « I don’t know » notamment est merveilleux avec un sens de la mélodie et du rythme. Sophie Rosemont

Au début j’étais plutôt déçu, mais j’ai trouvé à la réécoute quelque chose d’assez réjouissant. Après je ne vois pas en quoi ce disque est mieux que « New » il y a cinq ans. C’est quand même incroyable qu’il arrive toujours à pondre trois quatre bonnes mélodies. Pour revenir à la voix, on entend ses petits tics avec un cran en dessous. Hugo Cassavetti

Je suis déçue. Je trouve que c’est un album qui est rempli de plein de petites choses, de plein d’instruments, dans une composition par morceaux, par assemblage qui manque de sens. C’est les titres qui sont le plus à l’économie qui sont les mieux (comme « I don’t know »). Je trouve que c’est un album qui fait preuve d’une fausse tonicité qui va donner envie aux fans d’aller au concert avant d’être oublié tout aussi sec. Pascaline Potdevin

>> LE COUP DE COEUR D'HUGO CASSAVETTI : "Both Sides now : live at the Isle of Wight Festival" de Joni Mitchell (1970) en DVD

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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