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Requiem, Tosca, Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny, Orphée aux Enfers

Musique : retour sur les festivals de l'été

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, retour avec nos critiques sur deux festivals majeurs de l'été : le festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence et le festival de Sazlbourg !

Requiem, Tosca, Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny, Orphée aux Enfers
Requiem, Tosca, Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny, Orphée aux Enfers

"Requiem" de Wolfgang Amadeus Mozart, dirigé par Raphaël Pichon et mis en scène par Romeo Castellucci au Festival d'Aix-en-Provence

Avec le chœur de l'Ensemble Pygmalion, Siobhan Stagg (soprano), Sara Mingardo (alto), Martin Mitterrutzner (ténor) et Luca Tittoto (basse).

Requiem © Pascal Victor
Requiem © Pascal Victor

Présentation du festival : "Chez Mozart, toute musique est théâtre. Symphonie, quatuor à cordes, sérénade… Il en va de même avec sa musique religieuse. Habité de cette conviction, le poète de plateau Romeo Castellucci et le mozartien passionné Raphaël Pichon s’emparent du Requiem inachevé d’Amadeus pour en faire une bouleversante méditation scénique, enrichie de nombreuses pages vocales méconnues. Mis en scène pour la première fois sur le plateau du Théâtre de l’Archevêché, l’ultime chef-d’œuvre de Mozart y apparaît non seulement comme un rituel pour le repos des morts, mais aussi comme une célébration des forces de vie. Lesquelles, par-delà les extinctions qui scandent l’histoire du monde, continuent d’animer les générations humaines."

"Requiem" est disponible sur Arte Concert

L'avis des critiques :

  • "Esthétiquement et musicalement je suis restée sur ma faim". Emmanuelle Giuliani
  • "Roméo Castellucci prend au sérieux le rite du requiem qui doit coupler l’angoisse et l’apaisement tout en le déchristianisant". Lucile Commeaux

"Tosca" de Giacomo Puccini, dirigé par Daniele Rustioni et mis en scène par Christophe Honoré au Festival d'Aix-en-Provence

Avec Angel Blue, Catherine Malfitano, Joseph Calleja, Alexey Markov.

Tosca © Jean-Louis Fernandez
Tosca © Jean-Louis Fernandez

Si la première édition du Festival d’Aix sous la direction de Pierre Audi a fait la part belle à un répertoire assez récent, les amateurs de bel canto pensaient tenir leur doudou avec “Tosca”. Mais l’accueil le soir de la première fut assez houleux pour le metteur en scène.  Qu’a donc osé Christophe Honoré. Arnaud Laporte

Présentation du festival : "Tosca – le nom claque et claironne. Il désigne l’opéra des opéras, et le rôle des rôles : les plus grandes chanteuses lyriques s’y sont consumées. Car l’ouvrage met en scène une cantatrice. Laquelle perdra son amant révolutionnaire et sa propre vie, parce qu’elle est d’une jalousie maladive et d’une touchante bigoterie. Programmé pour la première fois au Festival d’Aix, le chef-d’œuvre de Puccini y est présenté par Christophe Honoré comme une évocation mélancolique de la fascinante créature de scène et de son qu’est la diva, cette femme qui vit « d’art et d’amour » et sur qui ni le temps ni la mort n’ont prise."

"Tosca" est disponible sur Arte Concert.

L'avis des critiques :

  • "Christophe Honoré rend admirablement hommage à la force de l’art lyrique et à la musique chantée avec puissance". Emmanuelle Giuliani
  • "J'ai été bluffée par l'ambition et la cohérence de la mise en scène, captivée par la pertinence de cette fable sur la transmission. J'admets qu'elle n'a plus grand chose à voir avec le livret d'origine, et qu'il est préférable d'avoir déjà vu une Tosca "traditionnelle" pour mieux savourer celle-ci". Sophie Bourdais
  • "Le metteur en scène en fait une tonne pour assurer ses arrières, il y a trop d’éléments". Lucile Commeaux

"Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny" de Kurt Weill, dirigé par Esa-Pekka Salonen et mis en scène par Ivo Van Hove.

Avec Karita Mattila, Alan Oke, Jenny Hill, Sir Willard White, Annette Dasch.

Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny © Pascal Victor/ArtComPress
Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny © Pascal Victor/ArtComPress

Troisième opéra à notre affiche ce soir, “Grandeur et Décadence de la ville de Mahagonny” de Kurt Weill, dirigé par Esa-Pekka Salonen et mis en scène par Ivo Van Hove à Aix-en-Provence (disponible sur arte.tv). Créé en 1930, ce spectacle suit “L’opéra de quat’sous” qui associait déjà les talents de Brecht et Weil. Cette fois, il s’agit de raconter comment trois malfrats créent ex-nihilo dans le désert une ville où tout est possible, pourvu qu’on en ait les moyens. Il s’agit surtout, pour les fondateurs de Mahagonny, de délester de tous leurs biens les chercheurs d’or du pays.  Ivo van Hove, comme Romeo Castellucci, signait cet été sa première mise en scène pour Aix. Arnaud Laporte

"Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny" est disponible sur Arte Concert.  

L'avis des critiques :

  • " Un plaisir de retrouver du bon Van Hove, distribution magnifique au plateau, orchestre dynamique au top, mise en scène intelligente, sensuelle". Lucile Commeaux
  • "De pauvres chanteurs exténués écrasés par un double marteau-pilon scénique et orchestral. Caricatural. Énorme déception !"  Emmanuelle Giuliani

"Orphée aux Enfers" de Jacques Offenbach, dirigé par Enrique Mazzola et mis en scène par Barrie Kosky.

Avec Joel Prieto, Kathryn Lewek, Marcel Beekman, Martin Winkler. 

© SF/Monika Rittershaus
© SF/Monika Rittershaus

Nous quittons Aix-en-Provence pour cette dernière séquence, direction Salzbourg, où se donnait une production de “Orphée aux Enfers” d’Offenbach, dirigé par Enrique Mazzola et mis en scène par Barrie Kosky à Salzbourg, également disponible sur arte.tv.   Il s’agit d’un opéra bouffe, qui parodie les anciennes versions lyriques du mythe d'Orphée, et ce fut le premier grand succès de Jacques Offenbach.  Arnaud Laporte

"Orphée aux Enfers" est disponible sur Arte Concert

L'avis des critiques :

  • "Le spectacle est divertissant, très malin notamment la prise en charge des textes parlés, le plateau vocal est plus irrégulier, mais les faiblesses se noient dans le foisonnement de la mise en scène". Lucile Commeaux
  • "Une agression visuelle. La captation pose problème avec un abus des gros plans qui dénature le spectacle ". Sophie Bourdais
Intervenants

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