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A gauche : Clara luciani. A droite : Bible Of Love ©️FBSnoopDogg / Al Musiqa © Philharmonie de Paris

Musique : "Je suis estomaqué par ce souffle, cette voix et la qualité des textes"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir la Philharmonie de Paris nous emmène à la découverte des voix et musiques du monde arabe avec l'exposition "Al musiqa". On découvre également le premier album de la jeune interprète Clara Luciani ainsi que le rappeur Snoop Dogg dans un tout autre registre, le gospel avec "Bible of Love".

A gauche : Clara luciani. A droite : Bible Of Love ©️FBSnoopDogg / Al Musiqa © Philharmonie de Paris
A gauche : Clara luciani. A droite : Bible Of Love ©️FBSnoopDogg / Al Musiqa © Philharmonie de Paris

"Sainte victoire" de Clara Luciani (Initial)

Présentation de Clara Luciani par la maison de disque :
Jeune. Brune. Voix grave et assurée. Auteure compositrice d’un premier album dont les dix chansons perforent le cœur comme autant de flèches embrasées. Elle a pleuré mais la vie continue. Désormais c’est elle qui mènera l’offensive et dansera jusqu’au bout de la nuit.
Son premier EP Monstre d’Amour auréolé de tant de louanges était un indice. Ce premier album en est la preuve. Clara Luciani a un don pour l’écriture, celui de transposer le récit personnel en une valeur universelle. Une écriture qui possède la patine des chanteuses passionnelles avec lesquelles elle a grandi, de Françoise Hardy à Lana Del Rey en passant par Barbara, Blondie ou Nico.
Tour à tour féline et passionnée (Eddy, Monstre d’Amour), introspective et insaisissable (Les Fleurs, Dors, On ne Meurt pas d’Amour), féminine et féministe (La Grenade, Drôle d’Epoque), vindicative et véhémente (La Dernière Fois, Comme toi), cette jeune femme a du caractère. Derrière la madone se cache un animal, une créature multiple au balancement perpétuel, un monstre d’amour capable d’envier la beauté muette des fleurs comme de cacher en son sein une grenade.

Cela fait longtemps que je n’avais pas vu une artiste française comme Clara Luciani. J’aime énormément cet album ! Mais je trouve le disque très mal construit parce qu’il commence avec deux titres très années 80, mais avec Eddy qui nous rappel l’intro de Black Star… la balance penche et je finis par apprécier. Arnaud Laporte

L’addition très belle fille, plus ou moins bien entourée, avec du féminisme plus une histoire d’amour qui s’achève : sur le papier je me suis dit que ce n’était pas pour moi. Mais au final je n’écoute plus que ça ! Philippe Azoury

Il est vrai que les deux qualités premières de l'album sont la voix et le texte. Mais ce disque propose plusieurs nuance. Il y a de la testostérone dans cet album féministe ! Avec ce lyrisme et ce virilisme on va beaucoup plus loin que ce qui est fait par les autres chanteuses de sa génération. Mathilde Serrell

Ce qui m’a surpris ce sont tous ces arrangements sur son album. Je ne comprends pas ce retour à la musique des années 80. Hugo Cassavetti

Exposition "Al musiqa" jusqu'au 19 aout à la Philharmonie de Paris

Al Musiqa © Philharmonie de Paris
Al Musiqa © Philharmonie de Paris

Présentation officielle :
Pour la première fois en France, la Philharmonie de Paris présente une exposition dédiée aux musiques arabes, célébrant à la fois la richesse d’un patrimoine ancien méconnu et l’intense créativité d’artistes issus des vingt-deux pays qui forment aujourd’hui le monde arabe. 

Al Musiqa invite à un voyage visuel et sonore allant de l’Arabie Heureuse de la reine de Saba jusqu’à l’Andalousie du grand musicien Zyriab, de la période préislamique, en passant par l’âge d’or égyptien de la diva Oum Kalsoum, jusqu’à la scène pop, rap ou électro, sortie dans les rues depuis les révolutions arabes.Conçue comme une vaste exploration de formes musicales à la fois traditionnelles et contemporaines, mystiques et profanes, populaires et savantes, l’exposition propose de traverser des paysages immersifs comme le désert du Hedjaz, le jardin andalou, le cinéma égyptien, la zaouïa africaine, le café oranais, le salon oriental-occidental.

Le travail est formidable, mais on peut faire 10 expositions avec ce qui est présenté ici. Arnaud Laporte

C’est une très bonne exposition d’art contemporain. Les pièces et les objets sont magnifiques. Mathilde Serrell

J’ai un avis partagé sur cette exposition : son idée même de me ravie, la scénographie est très bien réalisée, il y a des choses incroyables mais il y a un ratage sur la partie allant des années 30 à 60 réduite simplement au Caire. Philippe Azoury

Je suis partagé également l’idée est formidable mais cette exposition est un pari impossible car le sujet est bien trop vaste. Hugo Cassavetti

"Bible of Love" de Snoop Dogg

Le rappeur Snoop Dogg revient avec un double album de gospel.
32 titres parmi lesquels on trouvera "Blessed & Highly Favored", en duo avec les Clark Sisters, "You", en duo avec Tye Tribbett,"Blessing Me Again" avec Rance Allen et enfin "Saved", avec la participation de Faith Evans.

Snoop Dogg est devenu avant tout un homme d’affaire en 20 ans, capable de faire tout et n’importe quoi ! Ici on se demande sans arrêt si c’est une blague ou non. Mais il y a tout de même un opportunisme premier degré. Hugo Cassavetti

Je ne sais pas à quoi sert ce disque… C’est hallucinant, je me demande ce que l’église à fait pour mériter ça. C'est un album tellement parodique qu'on parle vraiment d'une blague ! Philippe Azoury

C’est un disque extrêmement dégoulinant de bons sentiments… vraiment « Cheesy ». Sur 32 titres, il n’y en a que 6 de Snoop Dogg. Mathilde Serrell

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

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