LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
en haut : Malik Djoudi (© Georges Jabbour), en bas à gauche "Plastic Anniversary" de Matmos (© Thrill Jockey), en bas à droite: Solange (© Max Hirschberger)

Musique : When I Get Home, "une poésie postmoderne"

55 min
À retrouver dans l'émission

Cette Dispute est consacrée aux albums "When I Get Home" de Solange, "Plastic Anniversary" de Matmos ainsi que "Tempéraments" de Malik Djoudi. Joseph Ghos évoque son coup de coeur pour "Everywhere, an empty bliss" de The Caretaker.

en haut : Malik Djoudi (© Georges Jabbour), en bas à gauche "Plastic Anniversary" de Matmos (© Thrill Jockey), en bas à droite: Solange (© Max Hirschberger)
en haut : Malik Djoudi (© Georges Jabbour), en bas à gauche "Plastic Anniversary" de Matmos (© Thrill Jockey), en bas à droite: Solange (© Max Hirschberger)

"When I Get Home" de Solange (Columbia)

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation : Après la sortie en 2016 de son opus "A Seat at the table", Solange revient avec un quatrième album intitulé "When I Get Home". Contenant 19 morceaux, il est désormais disponible intégralement sur toutes les plateformes de streaming audio. 

L'avis des critiques :

Il y a quelque chose de très agréable et de très libre dans cet album. Beaucoup de morceaux sont entre la chanson et l’ambient avec des structures très lâches et, en même temps, précises en terme d’intention formelle. La diction dicte une forme. L’imbrication de la forme et du fond se rapprocherait presque d’une poésie postmoderniste. Olivier Lamm

C’est un disque irréprochable en terme de production. Il y un travail de textures et de matières qui est très beau. Elle chante divinement bien. Mais il y a une forme très lâche qui me laisse sur une frustration. J’ai eu l’impression que le disque était une suite d’introductions. Pascaline Potdevin

Je trouve ce disque extrêmement sensible. Il a quelque chose de la réminiscence du souvenir de ce qu'on a pu entendre ces quinze dernières années. Il y a un travail sur la mémoire et sur ce qui reste de ces musiques-là. Cela donne un côté très ambiant et atmosphérique. Joseph Ghosn

Si l’on prend le titre de l’album de façon littérale, "When I Get Home", il y a quelque chose du retour musical. Les répétitions me rappellent les comptines qui peuvent tourner en boucle dans les têtes enfantines et adultes. Arnaud Laporte

"Plastic Anniversary" de Matmos (Thrill Jockey)

"Plastic Anniversary" de Matmos (© Bandcamp)
"Plastic Anniversary" de Matmos (© Bandcamp)

Présentation : Après le célèbre opus "Ultimate Care II" (2016) entièrement composé du son d’une machine à laver, le duo de musique électronique de Baltimore sort un nouvel album intitulé "Plastic Annervsary" également dérivé d'une seule source sonore : le plastique. 

L'avis des critiques : 

C’est un disque très politique et c’est en même temps une comédie très noire. Le groupe est capable de faire des sons cartoonesques avec la manipulation du plastique et aussi de la musique acoustique hardcore. C’est un disque absolument passionnant. Olivier Lamm

Dans tout ce chaos fait à partir de sons de plastiques distordus, transformés, concassés, il y a quelque chose d’assez lisible dans la chronologie du disque. Le début ludique est ensuite plus solennel. A la fin, on arrive sur des morceaux quasi apocalyptiques très noirs. Pascaline Potdevin

L’écoute est assez difficile. Ce plastique un peu froissé, attaqué est dur à assimiler. Cela renvoie à l’idée de l’épuisement de la planète. Joseph Ghosn

"Tempéraments" de Malik Djoudi (Wagram Music / Cinq 7) 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation officielle : Ce sera l’un des albums français les plus attendus du début de l’année 2019. Révélation 2017 avec son premier disque solo, tout naturellement titré Un et porté par les singles tubesques Sous garantie et Cinéma, Malik Djoudi offre un successeur au titre programmatique: Tempéraments. Caractère bien trempé au charisme inné, le natif de Poitiers publie douze nouvelles chansons, à la fois instantanées et ambitieuses, hypnotiques et entêtantes, référencées et affranchies.

Des titres trempés dans l’électronique actuelle, nourris de l’écriture unique de Malik Djoudi et de la singularité de sa voix androgyne. Un habile mélange qui a séduit Etienne Daho, en duo avec Malik Djoudi sur le titre “À tes côtés”.

L'avis des critiques : 

C’est un disque que j’aime énormément. Il est toujours entre deux extrêmes. Il est axé sur l’extériorité et, en même temps, il nous raconte des choses intimes. Je trouve que ce contraste, assez beau, recèle une grande pudeur. Cela l’inscrit dans la lignée de chanteurs tels qu’Etienne Daho, Alain Chamfort et surtout Christophe. Pascaline Potdevin

Ce disque me rappelle ceux sortis il y a un an ou deux, qui, déjà me rappelaient les années 1980. Je n’aime pas la production et je trouve l’écriture assez pauvre. Joseph Ghosn

Il a un rapport très sensuel aux sons qui me rappellent les albums de Depeche Mode au milieu des années 1990. Sa manière d’utiliser la rythmique dans ses phrases est très originale et sa façon de mélanger les niveaux de langue me fait penser à Gainsbourg. Peu de personnes en France font une chanson synthèse dans un genre aussi personnel. Olivier Lamm

Malik Djoudi a un grand sens mélodique. Il y a beaucoup de très bons morceaux mais je le trouve meilleur dans l’électro que dans la chanson pop. Je pense également qu’on peut un peu se lasser de la voix sur la durée de l’album. Je préfère rester sur la ligne mélodique sans trop m’accrocher aux paroles. Arnaud Laporte

>> LE COUP DE CŒUR DE JOSEPH GHOSN  : "Everywhere, an empty bliss" de The Caretaker (History always favours the winner)

"Everywhere, an empty bliss" -  The Caretaker" (© Bandcamp)
"Everywhere, an empty bliss" - The Caretaker" (© Bandcamp)

C’est un projet qui joue sur la mémoire à partir de samples de 78 tours. The Caretaker travaille la matière, les boucles, la répétition. C’est une très belle introduction à l’univers de James Leyland Kirby. 

Intervenants
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......