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en haut : la pochette de l'album "Darlène" (© Hubert Lenoir) et la pochette de l'album "When Will the Flies in Deauville Drop" (© Le Villejuif Underground). en bas : Mavis Staples (© BlumenthalArts, libre de droits)

Musique : Hubert Lenoir, "ce mélange de Bowie et de Starmania ne fonctionne pas"

55 min
À retrouver dans l'émission

"When Will the Flies in Deauville Drop ?" signé Le Villejuif Underground, "Darlène" de Hubert Lenoir et le dernier album de Mavis Staples enregistré au cours de deux nuits de musique live, sont au programme de La Dispute. Olivier Lamm a un coup de cœur pour "I Trawl the Megahertz" de Prefab Sprout.

en haut : la pochette de l'album "Darlène" (© Hubert Lenoir) et la pochette de l'album "When Will the Flies in Deauville Drop" (© Le Villejuif Underground). en bas : Mavis Staples (© BlumenthalArts, libre de droits)
en haut : la pochette de l'album "Darlène" (© Hubert Lenoir) et la pochette de l'album "When Will the Flies in Deauville Drop" (© Le Villejuif Underground). en bas : Mavis Staples (© BlumenthalArts, libre de droits)

"When Will the Flies in Deauville Drop ?" du Villejuif Underground (Born Bad records)

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Présentation officielle : Un bassiste qu’on croirait sorti d’un film de surfeurs tourné aux abords de Tchernobyl. Un guitariste qui vous parle plus volontiers de Lunatic ou de musique thaïlandaise que des Stooges. Un clavier invité sur un malentendu à une répétition qui a été engagé parce qu’il s’est endormi sur son synthé. Un chanteur-poète australien sans-papiers resté en France pour une fille, qui s’est improvisé une chambre dans une cabane au fond d’un jardin. Celui de la petite maison grise aux volets rouges du Val-de-Marne, où le groupe vit, répète, organise des concerts et enregistre les disques les plus vitaux, vibrants et excitants entendus en France ces deux dernières années – et, disons-le très franchement, bien, bien au-delà. (...)

L'avis des critiques :

C’est un groupe qui s’est fondé une identité de manière extrêmement organique autour de la maison de Villejuif où ils habitaient ensemble. On est dans une veine de la musique que j’adore, qui est ce mélange de calculs très esthète, très dandy et de sauvagerie totale. C’est un groupe assez formidable, beaucoup moins branleur qu’il n’y parait. Olivier Lamm

Moi qui suis toujours un peu crispée par ces groupes français qui chantent en anglais, ici on a un chanteur australien qui écrit extrêmement bien. J’ai découvert cette mythologie autour du groupe que je trouve un peu ringarde. Mais ce côté malpoli et mauvais garçon, je l’aime bien dans leur musique. Clémentine Goldzal

J’aime beaucoup cet album à la formule assez simple et sauvage. Ce qui m’amuse et ce que j’aime dans ce disque c’est que c’est un disque voyageur. On a plein de noms de lieux qui surgissent avec quelque chose de presque cinématographique. Le seul reproche que je lui ferai, c’est qu’il y a un petit côté voyage immobile. Pascaline Potdevin

Il y a quelque chose qui attrape vraiment sur chacun des titres. Je partage toutefois un certain ennui sur la longueur. Ce qu’ils disent et que je crois volontiers, c’est qu’ils sont un groupe de scène et pas un groupe de disques. Arnaud Laporte

"Darlène" de Hubert Lenoir (Simone Records)

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Présentation officielle : Darlène est un grand projet multidisciplinaire initié par deux jeunes artistes québécois. Il se compose d’un roman écrit par Noémie D. Leclerc, 21 ans, et d’un album-concept réalisé par Hubert Lenoir, 23 ans. Meilleurs amis et amoureux, Noémie et Hubert écrivaient chacun de leur côté avant de comprendre qu’ils racontaient la même histoire. Comme des âmes sœurs, le livre et l’album peuvent exister séparément, mais sont voués à chercher la part manquante. Complémentaires et prédestinés à se retrouver.

L'avis des critiques :

J’ai eu un côté schizophrène par rapport à ce disque. Je ne savais pas si j’adorais totalement, ou si j’avais du rejet. C’est finalement l’histoire assez simple d’une jeunesse qui essaye de se libérer. Il a choisi une couleur un peu glamour-rock qui est très maligne, puisque peu d’artistes le font dans sa génération. Pascaline Potdevin

Je suis absolument pour la variété bien faite, j’adore les mélodies et je suis tout pour le glam-rock. Or, pour moi Hubert Lenoir est une sorte de symptôme hyper triste de la génération Y, un mec qui reste à la surface des choses. Utiliser ça pour déguiser une musique qui devrait être chantée par Jenifer, ça m’énerve. Clémentine Goldzal

Ce mélange de Bowie et de Starmania ne fonctionne pas du tout. On nous vend un objet exubérant, mais les mélodies ne marchent pas. En même temps, il a plein de vie. Il y a un truc que je trouve agréable dans ce disque, c’est une qualité de musicien. C’est de la variété chic qui a pour seul mérite de ne pas être née à Paris. Olivier Lamm

Le disque ne m’a pas encore rattrapé, mais il faut dire que je cours assez vite devant lui. Cela a été assez pénible pour moi d’écouter ce disque, je n’ai pas trouvé de porte d’entrée. J’ai pensé à Xavier Dolan, mais qui lui a du talent. Arnaud Laporte

"Live in London" de Mavis Staples (ANTI records)

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Présentation officielle : Mavis Staples a annoncé "Live in London", un nouvel album live, enregistré pendant deux nuits au sein de l'Union Chapel à Londres (qu'elle qualifie volontiers de "meilleur endroit au monde pour chanter"). Produit par Staples elle-même, "Live in London" dévoile toute la vitalité dont la chanteuse dispose encore après 70 années de scène. Si son répertoire continue de s'étendre, sa philosophie, elle, demeure inchangée depuis ses premiers jours dans le groupe familial avant-gardiste : The Staple Singers.

L'avis des critiques :

Mavis Staples est une chanteuse née à Chicago et qui a été formée à la chanson dans l’Eglise noire-américaine. Elle a chanté des hymnes pour les droits civiques en groupe avant de poursuivre une carrière solo. Elle est devenue la grande dame de la soul que tout le monde s’arrache. Clémentine Goldzal

Prince fait partie des gens l’ayant remise un peu en scène. On est en présence d’une gloire du funk, de la soul, du blues, qui vous donne l’impression que vous êtes né trop tard, comme un live des Rolling Stones à la télé. Mais le concert de funk est devenu le robinet d’eau tiède pour faire chanter toutes les générations. Il y a un côté fête de la musique. Olivier Lamm

Je ne suis pas cliente des lives de manière générale. J’y trouve rarement quelque chose de nouveau et d’intéressant à me mettre sous la dent. Les arrangements ont tendance à être monotones. Cela aurait pu être une grand-messe, avec une débauche de cuivres et de chœurs. Ici, les arrangements sont assez sobres, assez épurés. Pascaline Potdevin

>> LE COUP DE CŒUR D'OLIVIER LAMM : "I Trawl the Megahertz" de Prefab Sprout (Paddy McAloon), une réédition (Sony)

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Présentation officielle : Paru en catimini en 2003, I Trawl The Megahertz était le disque oublié de Paddy McAloon. Il faut dire que I Trawl The Megahertz est un disque quasi instrumental qui tient plus de Ravel ou de Debussy que de Swoon… Malade (Paddy venait d’être touché par un décollement des rétines qui le clouait au lit), McAloon passait son temps à écouter les gens parler car il ne pouvait pas faire autre chose. Ce disque, qui ne ressemble à aucun autre dans la discographie de Prefab Sprout est un délice pour l’auditeur qui sait prendre son temps.

C’est un grand génie de la pop britannique qui à ce moment-là, effectuait un saut dans le vide essentiellement instrumental. Le disque s’ouvre par une pièce absolument incroyable racontée par une voix féminine. On retrouve l’univers du groupe Prefab Sprout, un groupe extrêmement sophistiqué et lettré. C’est un très grand disque. Olivier Lamm

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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