LE DIRECT

Musiques actuelles: Gnawa Diffusion et Pachanga Boys

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la Dispute se penchera sur l'actualité musicale avec les critiques suivants:

  • Frédérique Briard (Marianne)- David Comeillas (Vibration)- Olivier Lamm (The Drone)sur les albums suivants :- Shok El Hal , Gnawa Diffusion (L'autre distribution)
Shok El Hal
Shok El Hal

Plage 6: Complices

Frédérique Briard: C’est du grand Gnawa Diffusion. L’art de la mixité. Ils mélangent les rythmes traditionnels maghrébins et reggae, font coexister des les langues, le poétique et le politique dans ces textes qui ont du poids et de la force. Ils s’adressent à tout le monde. Leur force en live est extraordinaire.

David Comeillas: J’ai du respect pour leur démarche avec ce côté populaire au sens strict du terme. Il y a une revendication qui ressemble à la revendication de La Mano, ou de Zebda dans les années 1990. Je suis rassuré que des groupes comme celui-ci existe encore, avec une certaine énergie politique.

Olivier Lamm:

C’est une musique jamaïcaine sans Jamaïque. C’est une abomination avec un faux mélange. J’entends l’horreur de la musique occidentale qui écrase et abime tout.

Arnaud Laporte: C'est un peu naïf au niveau des paroles. J'attendais plus de problématisation et de complexité, mais une bonne surprise musicale que cette variété de sonorités, d'influences, pour un disque qui se propose comme un grand mix plus africain que seulement nord-africain.

  • We are really sorry , Pachanga Boys (Kompakt/Phunk)
We are really sorry
We are really sorry

Plage 10: Vampiros Hermanos

Frédérique Briard: J’ai cru que le DVD allait m’aider à comprendre cette musique mais non. C’est trop froid, sans émotions. Je n’adhère pas.

David Comeillas: J’ai aimé le groove mais je n’ai pas été sensible à l’humour . Il y a un vide, un peu « bidon » dans la conception de cet album. Mais il y a quand même de la substance, du beat et des intentions dans ce minimalisme très épuré. Il y a beaucoup de morceaux trop long. C'est ennuyeux pour un album assez cinémathique.

Olivier Lamm:

Je suis passionné par ce beat répétitif. Ils jouent sur tous les codes du kitsch. C’est une musique qui n’a pas de sur-moi.

On touche à quelque chose qui est au-delà de toutes les considérations de la Dance-music.

Arnaud Laporte: J'ai été emporté et dérouté par cet album. Malgré l'absence de variété, l'aspect hypnotique et répétitif m'a mis en état de transe. Je conseille de regarder le dvd en plus de l'album. Encore plus hypnotique, encore moins varié.

Les coups de cœurs:Frédérique Briard: - Brothers in Bamako , Habib Koité et Éric Bibb (DixieFrog)

Brothers in Bamako
Brothers in Bamako

C’est un album très simple, sans prétention qui fait se rencontrer le blues-man américain Eric Bibb et Habib Koité, son alter égo malien. Pleins de cordes de guitares se croisent, c’est un très bel album. C’est un vrai petit bijou. Ils partent en tournée à partir du mois de mars 2013 en France.

David Comeillas :- Big Inner , Matthew E. White (Differ-Ant)

Big Inner, Matthew E. White
Big Inner, Matthew E. White

Plage: Big Love.

C’est son premier album. Il a un vrai talent de chanteur folk, pop, même un peu soul. On entend parfois du J.J. Cale, parfois des influences Motown. Les arrangements de cordes sont vraiment sublimes.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d'Antoine Guillot : Sur un air de fin du monde . Et le coup de fil de Seham Boutata passé à la musicienne Aline De Lima à l'occasion du Festival Latinando, manifestation des cultures latines contemporaines à Marseille jusqu'au 15 décembre.

Pastille introductive: EMINEM.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......