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Photo : Regard sur les Rencontres de la Photographie d'Arles

55 min
À retrouver dans l'émission

A notre affiche, une émission totalement consacrée aux Rencontres de la Photographie. Focus sur 4 expositions arlésiennes "Mères, filles, sœurs" de Tom Wood, "Eldorado" de Christian Lutz, Femmes à l'oeuvre, femmes à l'épreuve d'Eve Arnold, Abigail Heyman et Susan Meiselas et "Home sweet home".

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2808 Crédits : AND

"Eldorado". Les casinos de Las Vegas et Macao à travers l'oeil de Christian Lutz

The Pearl River, 2019
The Pearl River, 2019 Crédits : Christian Lutz

Présentation : Après son immersion dans les sphères du pouvoir, Christian Lutz s’introduit dans l’univers des casinos : d’abord à Las Vegas pour la série Insert Coins, puis tout récemment à Macao pour The Pearl River. L’exposition Eldorado met en regard ces deux travaux. Durant ses prises de vue à Las Vegas, le photographe se rend rapidement compte que les décors scintillants de la Sin City s’effritent. La ville laisse apparaître ses failles et son inhumanité. Christian Lutz décide alors d’embarquer vers celle que l’on nomme désormais « la nouvelle Las Vegas ». Ici, la réalité est tout autre. Depuis près de quinze ans, Macao a supplanté Las Vegas en termes de richesse produite par les revenus prodigieux du secteur des jeux d’argent. Il était une fois l’Amérique, il est maintenant la Chine…

L'avis des critiques : 

"J'aime le travail qui est présenté, mais la scénographie m'a laissée perplexe. C'est une exposition extrêmement bien cadrée, la narration est soutenue et l’aspect esthétique d'apparence lisse est très présent mais revendiqué ; Tout cela s’inscrit dans l’identité visuelle actuelle." Corinne Rondeau

"Un travail édifiant ! A Las Vegas viennent s’échouer les pauvres, à Macao les riches s’ennuient derrière une forteresse. Christian Lutz redessine la carte géopolitique du monde où se trouve le pouvoir et la richesse aujourd’hui.C'est un peu : il était une fois l’Amérique et il est une fois la Chine." Yasmine Youssi » 

"Dans l’exposition Christian Lutz on voit un Macao sous tension qui concentre le pouvoir de la Chine." Arnaud Laporte

  • Exposition : Christian Lutz : Eldorado, jusqu'au 22 septembre à la Maison des peintres
  • Publications : Insert Coins, éditions André Frères et The Pearl River, éditions Patrick Frey, 2019.

Unretouched women. "Un regard inédit sur la vie des femmes"

Eve Arnold, L’actrice Joan Crawford, Los Angeles, 1959
Eve Arnold, L’actrice Joan Crawford, Los Angeles, 1959 Crédits : Avec l’aimable autorisation de Eve Arnold / Magnum Photos

Présentation : Au milieu des années 1970, alors que le féminisme connaît un élan sans précédent aux États-Unis, les trois photographes américaines Eve Arnold, Abigail Heyman et Susan Meiselas publient chacune un livre d’un genre nouveau (Growing up Female, The Unretouched Woman, Carnival Strippers). Associant témoignages et images, elles offrent un regard inédit sur la vie des femmes dans le monde du travail et l’existence quotidienne, jusque dans leur intimité. Ces trois photographes imposent leur signature et expérimentent grâce à la forme du livre. Toutes mettent les femmes à l’épreuve de l’image photographique, contournant les clichés pour dessiner des représentations alternatives. L’exposition dévoile l’élaboration singulière de leurs ouvrages à partir des maquettes et des planches-contacts.

L'avis des critiques : 

"Le monde du strip-tease est montré de manière brut et brutale". Arnaud Laporte

"La force de ces photos est de ne pas montrer des victimes, on nous montre l’argent qui se fait à partir de leurs corps et l’utilisation de ce corps, le quotidien entre l’attente et le fantasme du public." Yasmine Youssi

"C’est la digne apprêté de la réalité que ces trois photographes sont capables de capturer sans avoir à en faire des kilos sur la question de la femme, c’est brut." Corinne Rondeau

Home Sweet Home : 1970 - 2018 : la maison britannique, une histoire politique

Andy Sewell, Untitled, from the Something like a Nest series, 2014
Andy Sewell, Untitled, from the Something like a Nest series, 2014 Crédits : Andy Sewell

Présentation : L’attachement que les Britanniques témoignent à l’égard de leur chezsoi n’a cessé de s’affirmer depuis le début du XIXe siècle, jusqu’à devenir une composante importante de leur identité. Les mots comfort et comfortable sont des inventions de la langue anglaise, importées en français parce que rien n’exprimait mieux le lien entre le bien-être de l’âme et du corps et l’intérieur domestique. Quoi de mieux que le thème du chez-soi, le home si cher au coeur des Britanniques, pour mettre en valeur la richesse, la diversité et l’évolution de la photographie outre-Manche ? _Home Sweet Home_réunit trente artistes, toutes générations confondues, qui nous font entrer dans l’intimité et le quotidien de la Grande-Bretagne, des années 1970 à aujourd’hui. Un tour du propriétaire qui éclaire sous différents angles les réalités sociales, culturelles et politiques, passées et présentes, de la société britannique.

L'avis des critiques : 

"La qualité des photos est assez formidable. On traverse le temps, des années 1970 à 2010, une histoire politique et plastique de l’intérieur des maisons Britannique." Corinne Rondeau

"L’exposition est très copieuse, mais néanmoins passionnante. On y voit comment l’arrivée de Margaret Thatcher va laminer la classe ouvrière." Yasmine Youssi

Livre : "Mères, filles, soeurs" de Tom Wood

Burroughs Garden Girls, 1984-86.
Burroughs Garden Girls, 1984-86. Crédits : Tom Wood

Présentation : Avant de devenir à Liverpool le « photieman » qui photographie les gens dans les rues, les pubs, les clubs, les marchés, les docks, les parcs et les stades de foot, Tom Wood collectionnait des cartes postales anciennes représentant notamment des mères avec leurs filles ou des sœurs entre elles. Mères, filles, sœurs rapproche les photographies que Tom Wood a prises dans les rues de la ville entre la fin des années 1970 et celle des années 1990 ainsi qu’une partie de sa collection personnelle d’images anonymes.  Tantôt posés et tantôt saisis dans le mouvement spontané de la rue, en noir et blanc ou auréolés de sa palette de couleurs si particulières, les portraits de Tom Wood dégagent une force et une présence d’une formidable intensité. Ils magnifient ces femmes, et rendent hommage à leurs vies de mères, de sœurs, de filles, à cette complicité intime et cette humanité palpable qui les relient.

L'avis des critiques  : 

"Tom Wood se passionne pour les portraits de femmes. Il a une empathie très forte avec ses sujets, l’amour maternelle indicible se matérialise dans ses photos." Yasmine Youssi 

"J’ai été très ému par cette exposition sur la famille. on peut y percevoir une étrangeté du lien, cette chose indécidable, des photos frontales, graphique et picturale. Arnaud Laporte

"Tom Wood photographie la singularité d’une rencontre" Corinne Rondeau

♥ Les coups de coeur arlésiens ♥

"Du Nan Goldin avant l’heure, en noir et blanc, dans la période Tchèque oppressive"

  • Yasmine Youssi : "Helen Levitt" jusqu'au 22 septembre à l'espace Van Gogh, -          Les photographes est allemands, variété, les murs du pouvoir

"Helen Levitt photographie les rue du New-York pendant la guerre, elle fait le lien entre la photographie européenne humaniste de Cartier Bresson et Diane Arbus"

  • Arnaud Laporte : "Randa Mirza : El-Zohra n'es pas née en un jour" jusqu'au 25 août à la Commanderie Sainte Luce

"Une proposition extrêmement surprenante qui sort un peu de la photographie et nous amène dans du diorama"

Intervenants
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
  • Journaliste à Télérama

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