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en haut : "Ad Vitam" (© Ivan Mathie – Kelija) et "Castle Rock" (© Patrick Harbron / Hulu), en bas : "Homecoming" (© Amazon Prime Video)

Séries : Ad Vitam, "une série qui tient sur des choses qui ne tiennent pas"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, une Dispute spéciale séries : "Homecoming" de Sam Esmail avec Julia Roberts, "Ad Vitam" de Thomas Cailley, mais aussi "Castle Rock" de JJ Abrams. Iris Brey évoque son coup de cœur pour la saison 2 de "The Deuce".

en haut : "Ad Vitam" (© Ivan Mathie – Kelija) et "Castle Rock" (© Patrick Harbron / Hulu), en bas : "Homecoming" (© Amazon Prime Video)
en haut : "Ad Vitam" (© Ivan Mathie – Kelija) et "Castle Rock" (© Patrick Harbron / Hulu), en bas : "Homecoming" (© Amazon Prime Video)

"Homecoming", sur Amazon

De : Sam Esmail

Synopsis : Heidi Bergman est une travailleuse sociale qui aidait des soldats à réintégrer la société pour le compte d'un établissement secret du gouvernement supervisé par un homme ambitieux et peu scrupuleux, jusqu'à ce qu'elle décide de tout arrêter. Quatre ans plus tard, alors qu'elle vit avec sa mère et qu'elle travaille comme serveuse dans un bar de sa ville natale, un enquêteur du Département de la Défense vient à sa rencontre et lui pose une batterie de questions sur les circonstances de son départ. Elle se rend alors compte qu'il y a une autre histoire derrière celle qu'elle se racontait à elle-même...

L'avis des critiques :

J’ai été complètement happée par cette série et ce dès le premier épisode. Il y a une idée que je trouve formidable, celle d’utiliser une esthétique du passé. Je trouve que c’est fait avec une grande efficacité. Il y a vraiment des choix dans la direction artistique. Le "splitscreen" notamment est utilisé de manière très pertinente. Mathilde Wagman

Sam Esmail produit une sorte d’hommage, sans aller très loin. Il ne manquerait pas grand chose pour que Homecoming soit une série passionnante avec une tension dans le récit. Mais à force de se regarder filmer, il rend chaque séquence un peu trop longue. S’il nous laissait un peu de latitude cela m’aurait plu davantage. Arnaud Laporte

Je n’étais pas très convaincue au départ. J’ai craint d’assister à des dialogues récurrents entre le personnage de Julia Roberts et son patient. Cet effet formel est en fait assez efficace, avec les temporalités qui finissent par se rejoindre jusqu’à un final spectaculaire. La lenteur donne du leste à une narration qui aurait pu être très primaire. Lucile Commeaux

A quoi cela sert-il de comprendre à la fois le passé et le présent ? Une fois qu’on a écouté le podcast, l’aspect formel paraît extrêmement nuisible à ce qui se raconte. L’absence de voix off dans le podcast fonctionne très bien. Finalement le travail de Sam Esmail ne m’a pas apporté grand chose. Iris Brey

"Ad Vitam", diffusion sur Arte les jeudis 8, 15 et 22 novembre, mais aussi disponible sur Arte Magazine

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De : Thomas Cailley et Sébastien Mounier

Synopsis : Alors qu’on pense avoir vaincu la mort, sont découverts les corps de sept suicidés, tous mineurs. Dérive sectaire, acte politique, cri d’alarme d’une jeunesse sans repères ? Darius, flic de 120 ans, mène l’enquête avec Christa, jeune fille révoltée et rebelle.

L'avis des critiques :

Les deux premiers épisodes m’avaient bousculée. J’adore Garance Marillier qui a une force animale. Je trouve que c’est la meilleure jeune comédienne française aujourd’hui. A la fin de cette première saison, je suis en fait vraiment déçue. Il y a beaucoup de questions qui ne sont jamais vraiment posées. Iris Brey

Même avec un épisode entier sur Neils Schneider en flashback, on ne comprend rien à ses motivations. On a des interrogations qui ne sont pas résolues, une série qui tient sur des choses qui ne tiennent pas. Certains éléments sont d’une absurdité telle qu’on se demande comment on peut produire et livrer des produits avec autant de faiblesse. Arnaud Laporte

Pour moi le personnage de Neils Schneider est le vrai problème. Ce n’est pas tant lié à l’acteur, mais plutôt à l’écriture. Il y a de nombreuses choses plus politiques qui mériteraient d’être creusées. Avec l’utilisation du flashback, on a un aveu total d’échec du scénario. C’est pour moi trop riche ou trop pauvre. Lucile Commeaux

Le premier épisode m’a paru être un énorme plantage, les dialogues sont lourdingues, l’univers très mal planté. Par la suite j’ai trouvé qu’il y avait des choses qui valaient le coup, notamment autour de cette thématique de la régénération. En revanche, tout l’univers du personnage de Neils Schneider me paraît très raté. Mathilde Wagman

"Castle Rock", sur Canal

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De : de JJ Abrams et Stephen King Création de : Sam Shaw, Dustin Thomason

Synopsis : Une étrange découverte au sein du pénitencier de Castle Rock, après la mort du directeur, amène l'avocat au pénal Henry Deaver à revenir dans sa ville natale dans le Maine, l'obligeant à faire face aux démons de son passé.

Série psychologique et horrifique mêlant les références mythologiques à l'ambiance si particulière de Castle Rock, lieu de connexion de beaucoup des romans de Stephen King.

L'avis des critiques :

On a plein d’histoires différentes qui circulent entre différents pôles et de nombreux autres petits fils narratifs. Je me suis quand même beaucoup ennuyée. J’avais envie de passer en mode exploration comme dans les jeux vidéo. L’histoire n’a aucun intérêt, c’est juste une démonstration de force pour vous retourner le cerveau. Lucile Commeaux

Je me suis aussi beaucoup ennuyée. Il y a dix fils narratifs dans cette série ce qui fait qu’on se perd très vite. Peut-être que les auteurs auraient pu aller du côté de l’humour, qui permet de souffler un peu. On ne cesse au contraire d’être déçus. Mathilde Wagman

Je n’ai regardé que les quatre premiers épisodes. Je n’ai plus envie de voir des épisodes aussi longs. J’ai un peu envie qu’on me donne la télécommande pour moi aussi mener seule l’enquête. Je suis très frustrée par de nombreuses choses. J’ai l’impression dans "Castle Rock" qu’on ne parle que d’un lieu. Iris Brey

>> LE COUP DE CŒUR D'IRIS BREY : "The Deuce", saison 2 sur OCS

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De : George Pelecanos et David Simon

Synopsis : L'essor de l’industrie pornographique du début des années 70 au milieu des années 80. Dans les magasins spécialisés, un autre cinéma se vend sous le manteau. Des films pornographiques un peu cheap, tournés à la chaîne, avec de minuscules moyens. Mais bientôt, tout cela va changer... Aux premières loges de cette révolution culturelle, deux frères jumeaux propriétaires de bars servant de couverture aux mafieux du coin, Vincent et Frankie Martino et Candy, prostituée en quête de liberté, visionnaire courageuse à l’écoute des évolutions de son époque.

C’est une série consacrée à la vulgarité dans la ville de Baltimore. La réflexion sur la manière de montrer le sexe va très loin. On a une mise en abime très claire de ce qu’il se passe aujourd’hui à Hollywood. On voit les scènes de sexe d’un point de vue féminin. Iris Brey

Vos commentaires :

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

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