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en haut : "Il Miracolo" (© Montesi Antonello), au milieu : 'Sex Education" (© Sam Taylor / Netflix), en bas : "Engrenages" (© Caroline Dubois / Son et Lumière / Canal+) et "True Detective" (© HBO)

Séries : Engrenages, "rien ne va plus dans la saison 7"

55 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute spéciale séries se consacre ce soir à "Il Miracolo" de Niccolo Ammaniti sur arte.tv et en DVD. Il est également question de la troisième saison de "True Detective" et de "Sex Education" de Laurie Nunn. Arnaud Laporte indique pourquoi son cœur saigne suite à la saison 7 d'"Engrenages".

en haut : "Il Miracolo" (© Montesi Antonello), au milieu : 'Sex Education" (© Sam Taylor / Netflix), en bas : "Engrenages" (© Caroline Dubois / Son et Lumière / Canal+) et "True Detective" (© HBO)
en haut : "Il Miracolo" (© Montesi Antonello), au milieu : 'Sex Education" (© Sam Taylor / Netflix), en bas : "Engrenages" (© Caroline Dubois / Son et Lumière / Canal+) et "True Detective" (© HBO)

"Il Miracolo" de Niccolo Ammaniti, disponible sur arte.tv jusqu’au 23 février et en coffret DVD et blu-ray

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Synopsis : Lors d'une descente dans la cachette d'un chef de mafia, la police découvre une statuette de Madone en plastique pleurant des larmes de sang. Ce phénomène semble inexplicable, d'autant que l'objet énigmatique entraîne tous ceux qui l'approchent dans une extase mystique et bouleverse leur vie.

L'avis des critiques :

Il y a une forme de lourdeur dans l’articulation des thématiques, mais je suis plutôt très séduite par cette série. L’image purement plastique de cette statuette de la vierge avec les larmes de sang est saisissante. Cette image a beaucoup déterminé la façon dont j’ai vu la série. Tous ces personnages fonctionnent comme des types, mais leur relation au miracle est extrêmement subtile. Lucile Commeaux

J’ai été sidérée par le vide abyssale de cette série dont je n’ai pas compris l’ambition. Il y a un mystère autour de la découverte de cette statuette. On imagine qu’on va avoir affaire à une fable politique et qu'elle va provoquer un bouleversement. Or, la dimension politique est très vite évacuée. Ce qui met en mouvement l’intrigue n’a pas d’effet réel sur ce que vivent les personnages. Mathilde Wagman

Il y a un personnage que je sauve, le général Mota qui a récupéré cette statuette. Je pense qu’il a un peu plus de complexité que les autres personnages. C’est surtout la série d’un petit malin. Il y a une science de la couture, des récits de vie, on dirait du Shyamalan transalpin. J’ai trouvé cela extrêmement lourd et pénible, mais j’ai gardé espoir en ce personnage. Arnaud Laporte

Le miracle pour moi n’a pas opéré. C’est une série lourde, grandiloquente. J’ai l’impression de voir une série des années 2000 qui est assez bien ficelée, mais sans chair. Cela me laisse complètement de marbre. Le style à la Sorentino écrase complètement tout ça. Il y a quelque chose de très dérangeant dans ce retour à la vierge et à la putain. Iris Brey

"True Detective" de Nick Pizzolatto, saison 3 diffusée sur OCS (24h après la diffusion aux Etats-Unis)

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Synopsis : En 1980, la police de l'Arkansas est mobilisée dans la région des Ozarks suite à la disparition de deux enfants. En apparence banale, l'enquête se révèle longue et très complexe. Trois temporalités permettent d'éclairer ce même mystère. Dix ans plus tard, la découverte d'un nouvel élément redistribue les cartes et amène à la réouverture du dossier. En 2015, l'enquêteur principal, hanté par l’affaire, revient sur ce sujet très douloureux qui a marqué sa vie...

L'avis des critiques :

C’est assez incroyable que cette série puisse retomber sur ses pieds. On est dans les mêmes codes que dans la saison 1, les mêmes mécanismes. C’est extrêmement beau, puisque dans la troisième strate, ce flic perd la mémoire. C’est une idée que je trouve passionnante. C’est aussi le principe d’une série qui dure longtemps. Je trouve qu’il y a tout un discours assez émouvant. Iris Brey

J’ai été plutôt emballée par cette nouvelle saison qui me fait renouer avec l’amour de True Detective. On a une superposition de suspens, de mystères. La construction est assez efficacement menée et le duo très intéressant. Stephen Dorff incarne un personnage très antipathique et encore plus intéressant que Mahershala Ali. Globalement je trouve que cela fonctionne, même si la partie 2015 est un peu en dessous du reste. Mathilde Wagman

Il y a une mise en scène assez simple, au cordeau, avec un sens du montage assez remarquable. C’est vrai que c’est une série qui m’a fait penser à "The Staircase", qui montrait en temps réel différents rebondissements de l’affaire. Je n’ai pas de problème avec l’année 2015, il y a quelque chose au contraire de très excitant. J’ai une grande impatience de la suite, malgré quelques soucis scenaristiques. Arnaud Laporte

J’aime assez cette saison 3. Je crois pourtant que le problème est que la saison 2 m’a tellement déçue, que je vois beaucoup de choses qui ne vont pas. Dès qu’on retombe dans le contemporain cela me gêne un peu. Les scènes d’interrogatoire de police sont assez extraordinaires, mais je trouve qu’on perd l’épaisseur littéraire de la saison 1. Le trauma est très intéressant lorsqu’il est éclatant et que la série assume le côté mélo. Lucile Commeaux

"Sex Education" de Laurie Nunn, disponible sur Netflix

Synopsis : La rebelle Maeve entraîne Otis, un ado vierge mais doté d'une mère sexologue, dans la création d'une cellule de thérapie sexuelle clandestine au sein de leur lycée...

L'avis des critiques :

C’est une série qui m’a plutôt emballée. Je voudrais d’abord souligner l’originalité dans le traitement de cette thématique et de cet univers. Cela se passe en Angleterre dans un endroit totalement indéterminé. J'ai pris du plaisir à regarder cette série malgré le regret qu’il n’y ait pas plus d’aspérités. Il y a quelque chose d’un peu raté et qui ne va pas assez loin de ce point de vue. Mathilde Wagman

Ce qui m’intéresse le plus au final, ce sont les codes que l’on connaît de la série d’adolescent. Je trouve la question sexuelle extrêmement prudente voir prude. Elle fait mine d’apporter du neuf à la thématique du "teenage movie", mais recrée la norme de manière assez effrayante. Tout est rabattu sur une question de santé sexuelle normalisée. Lucile Commeaux

Je trouve que c’est une série extrêmement bien écrite, bien interprétée, fine. Cela montre que le genre n’est pas inné, mais se construit. Tout cela est abordé de manière très drôle, cela va assez loin même si cela peut paraître un peu "bubble gum". Cela montre combien la sexualité des mères peut être dévoratrice pour leurs enfants. C’est incisif. Iris Brey

>> LE COUP DE CŒUR QUI SAIGNE D'ARNAUD LAPORTE : "Engrenages" de Marine Francou, saison 7 diffusée sur Canal et Canal Séries

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Synopsis : La mécanique implacable de la Justice à travers les enquêtes croisées d'un procureur, une capitaine de police, un juge et une avocate.

Engrenages a bénéficié d’un très beau travail d’écriture pendant les six premières saisons. La production a judicieusement choisi les comédiens, avec beaucoup de talents devant la caméra et une qualité d’écriture. Or, rien ne va plus dans la saison 7. Cela tient à une faiblesse d’écriture et à une faiblesse des dialogues qui sont très souvent explicatifs. Arnaud Laporte

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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