LE DIRECT
en haut : "Coin-Coin et les z'inhumais" (© Roger Arpajou), en bas : "Kidding" (© Erica Parise / Showtime) et "Killing Eve" (© Nick Briggs / BBC AMERICA)

Séries : "C’est inédit une série française qui arrive à une quatrième saison de cette qualité"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans La Dispute, une spéciale "séries" avec : "Killing Eve" de Phoebe Waller-Bridge, "Kidding" de Michel Gondry diffusées sur Canal + et "Coin-Coin et les z'inhumains" de Bruno Dumont sur Arte. Le coup de cœur du jour reviendra au "Bureau des légendes" d'Eric Rochant.

en haut : "Coin-Coin et les z'inhumais" (© Roger Arpajou), en bas : "Kidding" (© Erica Parise / Showtime) et "Killing Eve" (© Nick Briggs / BBC AMERICA)
en haut : "Coin-Coin et les z'inhumais" (© Roger Arpajou), en bas : "Kidding" (© Erica Parise / Showtime) et "Killing Eve" (© Nick Briggs / BBC AMERICA)

"Killing Eve" de Phoebe Waller-Bridge sur Canal

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Synopsis : Deux femmes. Eve est un agent du MI5, les services secrets britanniques. Brillante, elle s’ennuie dans le triste travail de bureau auquel elle est confinée, à mille lieues des fantasmes d’agent secret qu’elle nourrissait en croyant devenir espionne. Villanelle est une tueuse. Brillante elle aussi, elle apprécie le train de vie luxueux que lui permet le drôle de métier qu’elle s’est choisi. Lorsque leurs chemins s'entrecroisent, rien ne sera plus jamais pareil, pour l'une comme pour l'autre...

L'avis des critiques :

C’est une série que j’ai énormément aimée pour une raison très simple : il y a du rythme, du suspens, c’est drôle. C’est évidemment une série féministe et je trouve très intéressant la façon dont elle se sert d’un schéma très classique, pour en faire une histoire de sororité entre ces femmes. Je suis d’accord qu’il y a une légère baisse de régime à partir de la rencontre, mais le jeu suffit à me captiver jusqu’à la fin. Pascaline Potdevin

Il y a  beaucoup de choses que je n’ai pas aimées, notamment la deuxième partie où la forme l’emporte sur le ton. Le ton subvertit tout à fait le roman d’espionnage, le suspens prend le dessus et la question de la vraisemblance se pose. On commence à s’interroger sur la temporalité quand la vraie chasse se met en place. Toutes les scènes d’action sont pour moi moins réussies que le reste, puisque l’action l’emporte sur le ton. L’actrice en revanche est fascinante. Lucile Commeaux 

C’est une de mes séries préférées cette année. On retrouve une fiction d’espionnage avec un esprit transformiste. Il y a une certaine jouissance du mensonge et même de la violence. C’est deux héroïnes qui n’ont vraiment rien à faire ensemble, mais qui vont échanger leurs rôles. Cette série est assez contemporaine parce qu’elle montre la violence féminine. Olivier Joyard

Il y a quelque chose de très anglais de par l’écriture et la nature du jeu. Il y a une qualité qui me réjouit et ne baisse pas du tout le long des huit épisodes. J’ai l’impression que c’est une série qui prend le temps avec chacun de ses personnages et une qualité de jeu tenant à la qualité d’écriture. L’unité est sur cette distribution et ce qui se passe entre les interprètes. Il y a la fois un rapport très simple, premier degré, malgré des traverses. La série fait un effet évident. Arnaud Laporte

"Kidding" de Michel Gondry sur Canal

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation officielle : Quatorze ans après leur film "Eternal Sunshine of the Spotless Mind", Michel Gondry et Jim Carrey se sont retrouvés pour les besoins de la série "Kidding". Le comédien canadien y incarne Jeff, l'interprète du sympathique Mr Pickles dans une émission pour enfants à succès. Malgré l'immense popularité dont il jouit auprès du public, ce dernier connaît pourtant d'importants problèmes familiaux, alors que sa séparation avec sa femme l'a éloigné de ses propres enfants.

L'avis des critiques :

Je suis un petit peu décontenancée face à cette série que j’ai très envie d’aimer, mais elle est très décousue. Ça parle de l’enfance, de la masculinité. On va de tous les cotés sans finalement trop savoir où on nous emmène. Jim Carrey en revanche me touche quand même. Pascaline Potdevin 

Cette série m’a un peu plombé. Ce sont les retrouvailles avec Jim Carrey. Il y a quelque chose de l’ordre de l’enfance perdue, mais c’est la démonstration la moins désirable d’une série qui a atteint l’âge adulte. C’est extrêmement bien produit, écrit, joué ce n’est pas le problème. Mais il y a quelque chose de l’ordre d’un cinéma d’auteur des années 2000. Jim Carrey est devenu la caricature d’un acteur sérieux qui surjoue tout ce qu’il est. Je ne vois que la mécanique, les tics. Olivier Joyard

Je n'ai pas de passion particulière pour Jim Carrey. J’ai senti que quelque chose se passait à partir du troisième épisode ce qui m’a intrigué. Je déteste qu’on fasse semblant de bricoler donc j’avais plutôt des a priori. Or, cela commence à m’intéresser. Arnaud Laporte

C’est assez cohérent d’avoir mis Gondry avec Carrey sur ce type de sujet. C’est à la fois plombant et ça communique assez peu d’émotion. Il y a des scènes que j’ai l’impression d’avoir vues 45 fois dans un cinéma indépendant. Il m’est très douloureux de voir Carrey vieillir et il y a quelque chose de très démonstratif à vouloir tenir un propos sur le deuil. Lucile Commeaux

"Coin-Coin et les z'inhumains" sur Arte et en coffret chez Arte editions

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Présentation officielle : Fort du succès de "P’tit Quinquin", Bruno Dumont a imaginé une saison 2 encore plus délirante. Après la découverte d’un magma extraterrestre, Quinquin, qui se fait désormais appeler Coincoin, et les gendarmes Roger Van der Weyden et Rudy Carpentier, se trouvent embarqués dans une folle aventure policière et existentielle.

Le p’tit Quinquin, devenu Coincoin, a grandi. Son amoureuse Ève l’a abandonné pour une fille, Corinne. Avec son copain L’Gros, il fait toujours les quatre cents coups dans la région où des migrants errent sur les routes. C’est alors qu’il découvre dans un pré la présence d’un curieux magma, qu’on dirait tombé du ciel. L’inénarrable commandant Van der Weyden, secondé par son fidèle Carpentier, mène l’enquête, tandis que de nouvelles manifestations "inhumaines" surviennent.

L'avis des critiques :

Dumont a fait son coming out comique dans la première saison. Il y’a quelque chose d’assez réjouissant là-dedans. Il est sérieux dans son amusement, ce qui donne quelque chose de fort. Il assène des choses notamment avec cette voiture roulant sur deux roues. Je pense qu’il parle beaucoup de lui. Après toutefois il y’a le fond de la série que je ne suis pas certain de comprendre. Je le trouve parfois un peu superficiel. Olivier Joyard

Les personnages ont grandi et une dimension psychanalytique commence à se mettre en place. Il y a quelque chose de plus grave que dans le « P’tit Quinquin », quelque chose de plus mystique qui se met en place. Ça m'a fait énormément fait penser à Twin Peaks, justement parce que ça joue avec des grilles de lecture. La série reste assez unique dans son absurdité. Le comique est aussi politique, travaille le contemporain. Lucile Commeaux

J’étais heureuse de retrouver les personnages, les acteurs, les plans sur le Boulonnais. Il me manquait les séquences incroyables si marquantes de la saison un. Oui cette série peut tenir dans une deuxième saison avec un discours en filigrane. Pascaline Potdevin 

>> LE COUP DE CŒUR D'OLIVIER JOYARD : "Le Bureau des légendes" d'Eric Rochant, saison 4 à partir du 22 octobre sur Canal

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Synopsis : Au sein de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure), un département appelé le Bureau des légendes (BDL) pilote à distance les agents les plus importants des services de renseignements français : les clandestins. En immersion dans des pays hostiles, leur mission consiste à repérer les personnes susceptibles d'être recrutées comme source de renseignements. Opérant dans l'ombre "sous légende", c'est-à-dire sous une identité fabriquée de toutes pièces, ils vivent durant de longues années dans une duplicité permanente.

De retour d'une mission clandestine de six années à Damas, notre héros - plus connu sous le nom de code Malotru - est promu au sein du BDL et reprend peu à peu pied dans sa vraie vie. Mais contrairement à toute procédure de sécurité, il semble ne pas abandonner sa légende et l'identité sous laquelle il vivait en Syrie...

C’est inédit une série française qui arrive à une quatrième saison de cette qualité. Eric Rochant amène un intrus joué par Mathieu Amalric qui empêche la fiction de tourner en rond. Olivier Joyard

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......